village underground quartier du Calvaire

 

                               Village Underground Lisbonne peut de loin faire facilement penser à une casse automobile, ou à un accident provoqué par des géants. Dans la réalité, Village Underground Lisbonne est un lieu de travail partagé et un espace culturel. Situé dans le quartier est de Lisbonne, à prooximité du Tage, sous le pont du 25 avril, le Village Underground que tout le monde appelle « VU » à le look londonien avec ses bus à impériale, ses conteneurs enchevêtrés et ses couleurs vives. Rien que de plus normal puisque Mariana, à l’origine du projet, a ramené l’idée de la capitale Anglaise ou elle a vécu quelques temps.

La jeune femme a bataillé ferme pour obtenir l’emplacement, juste derrière le musée de la Carris (les bus et tram lisboètes), récupérer des vieux bus et des conteneurs et tout mettre en fonctionnement. Depuis l’espace a pris forme, et le Village est désormais un incontournable de la vie culturelle de Lisbonne. Ateliers de créateurs de mode, bureau d’écrivains ou d’avocats, troupe de théâtre, designers y louent des espaces pour montrer leurs créations ou peaufiner leur trouvaille.  Les petites collections de vêtements par exemple y trouvent un espace à leur mesure. Les conteneurs peuvent être partagés en bureaux pour quatre personnes.

La cafeteria de l’endroit s’est installée dans un vieux bus. On y sert des en-cas, des salades, des gâteaux. Le « Vu » sert aussi un brunch copieux, qui s’est taillé une bonne réputation. Il n’est servi que le samedi, mais permet l’incursion dans le quartier du calvaire.  Le Village organise des événements au long de l’année : et entre deux animations place à la fête avec les DJ qui comptent. C’est aussi un lieu agréable pour profiter des belles soirées, en été comme en hiver.

Le Village Underground est voisin de Lx Factory, un autre lieu branché de Lisbonne.

On aime

L’emplacement, la bonne ambiance. L’originalité. Le brunch du samedi est copieux, pour 12,50€.  La location de bureaux « différents ».

On aime moins

L’éloignement du centre ville.

 

Village Underground et ses bus colorés

Un bus à étage très coloré qui sert de bureau au Village Underground Lisbonne.

En attente de rénovation

Un vieux bus sur le point d'être aménagé au Village Underground

Bureau au Village Underground Lisbonne

Un bureau original dans un conteneur restauré

Le voisinage de Lx Factory

Depuis le Village Underground on peut se rendre à LX Factory en 5 minutes

 

 

Magusto, c’est une tradition qui perdure.

On ne sait pas très bien quelle est l’origine du nom, mais manger des châtaignes grillées au moment de la Saint Martin se pratique toujours au Portugal. Dans certaines régions, ont dit que la tradition est d’origine païenne :on plaçait des châtaignes dans un récipient pour nourrir les morts, et on ne pouvait y toucher. De nos jours, on fait passer les châtaignes grillées avec le jeropiga (on ajoute de l’eau-de-vie au mout de raison pour stopper la fermentation) ou l’agua-pé, qui est un mélange de jus de raisin, d’eau et d’eau-de-vie.

D’autres préfèrent le vin nouveau. Tout comme en France, le mois de novembre et les suivants permettent de faire des orgies du fruit du châtaigner. Avec l’Italie le Portugal est l’un des principaux producteurs d’Europe (12 % de la production mondiale dominée par la chine). Il faut aller dans le nord du pays, dans les régions du Minho, de Trás-Os-Montes et des Beiras pour trouver les plantations de châtaigniers. Le pays exporte beaucoup…principalement vers la France pour confectionner une confiserie très appréciée mais qu’on ne trouve pas au Portugal : les marrons glacés.
En revanche, à la saison et pour au moins six mois on trouve des grilleurs de châtaignes sur les places et dans les rues de Lisbonne et des autres grandes villes. La encore une tradition :les marchandes il n’y a pas si longtemps encore criaient pour attirer les chalands « quentes e boas, quentes, quentes » (chaudes et bonnes, chaudes, chaudes), avec un rien de malice pour renforcer le délice. Comptez 2,50€ la douzaine dans la rue…et entre 2,50 et 4 euros le kilo de fruits frais en épicerie.

La devanture d'une épicerie automnale

Typique du Magusto les chataignes, le sherbes aromatiques et le jeropiga

A tous les coins de rue, le vendeur de marrons grillés

L’exposition “Retornar- Traços da memória ” (Retourner- Traces de la mémoire) revient sur un pan de l’histoire récente et mal connue du Portugal. A l’occasion des 40 ans de l’indépendance des anciennes colonies Africaines du Portugal. Cette exposition prend place dans deux endroits différents. D’abord dans des conteneurs identiques à ceux qui transportaient les effets des Portugais rentrés précipitamment au Portugal. Ils sont situés tout près du Monument des Découvertes à Belém.

Ensuite, après 500 mètres de marche en direction de la Tour De Belém, sur la droite en longeant le Centre culturel de Belém, dans l’un des bâtiments colorés l’exposition elle-même comprenant des photographies de portraits, des archives et des objets ramenés d’Angola, du Mozambique ou de São Tomé et Principe. En portugais et en anglais.

Des spectacles, des performances et des débats sont au programme de ce « Retourner. Les traces de la Mémoire » organisé par les services culturels de la mairie de Lisbonne

Jusqu’au 29 février 2015 à la Galeria Av. da India.
En semaine fermée entre 13h et 14h. Samedi et dimanche l’après-midi à 14h.
Gratuit.
www.egeac.pt

Les archives

Quelques objets ramenés à la hâte

Simplicité