Route des châteaux II. Almeida, Trancoso, Marialva

Marialva

Route des châteaux. Leurs noms sont à eux seuls promesses d’aventures : Trancoso, Almeida, Marialva…des places fortes pour garder la frontière avec l’Espagne.

Aujourd’hui des bourgs ou des petites villes charmantes et accueillantes, où les gardiens de granit continuent à faire rêver. Seconde et dernière partie de notre périple sur les terres du Côa. Une boucle refermée sur un paysage de vieilles montagnes usées, parsemé de merveilles architecturales, jalonné d’histoires et où les légendes courent sur les landes. Un paysage faussement austère, qui garde ses mystères.

Un de ces mystères  se dévoile sans tarder : l’hospitalité des habitants, heureux d’accueillir les visiteurs qui s’intéressent et prennent leur temps.

Un voyage pour l’âme et l’esprit, et comme partout au Portugal, pour l’estomac aussi !

Lisbonne-affinités à voyagé à l’invitation de  Territórios do Côa- Association de développement régional.

 

Almeida

Almeida a un air familier notamment pour les  français : c’est une forteresse qui ressemble à s’y méprendre à celles édifiées par Vauban. En réalité, c’est un précurseur du ministre de Louis XIV, Antoine Deville, qui est le créateur du système de défense en étoile d’Almeida.

Almeida a cette particularité d’être une place forte en rase campagne, sur un plateau.

C’est de cette situation géographique que la petite ville tient son nom. En effet, les Arabes  qui s’y installèrent entre les VIIIe e Xe siècles avaient surnommé l’endroit « Al-Mêda », la table, ou si l’on veut la terre plate, le plateau. Nous sommes tout de même à 600 mètres d’altitude.

Avec la reconquête chrétienne, Almeida fut convoitée par la région espagnole de Léon, avant de devenir portugaise.

Almeida connaitra un destin mouvementé… sa transformation en forteresse à la Vauban, les attaques pendant les guerres napoléoniennes, la domination espagnole pendant sept ans ….. Un destin militaire !

Son système de défense est particulièrement bien conservé, avec ses fortins, ses échauguettes et ses fausses entrées. Ne manquez pas de voir le musée militaire

Musée militaire

Si c’est bien évidemment l’endroit idéal pour voir des armes et des armures, le musée permet surtout de découvrir de l’intérieur la forteresse d’Antoine de Ville. Et de mieux comprendre l’ingénieux système de défense. Un très beau terrain d’aventures pour les enfants.

A visiter du 1e mai au 30 septembre 18

Rua da Muralha • 6350–123 Almeida

 

Almeida c’est avant tout une jolie bourgade à l’abri de sa forteresse hexagonale, avec ses rues tirées au cordeau, ses tunnels, ses portes fortifiées, ses accès en chicane et ses décrochements pour tromper l’ennemi, et aujourd’hui faire le bonheur des promeneurs. De belles demeures du 16e siècle témoignent de la présence judaïque. Almeida possède encore un haras, et la reconstitution des guerres napoléoniennes au mois d’août y est très prisée.

A proximité, les Thermes d’Almeida, à Fonte Santa. Elles sont situées à 3,5 km, dans la vallée du Côa. Un moment de détente garanti.

Almeida place forte style Vauban

Almeida vue du ciel

Almeida forteresse style Vauban

Porte d'entrée de la forteresse en étoile d'Almeida

Un ingénieux système de défense dû au français Antoine De Ville
Almeida Place forte style Vauban

Al-Mêda, le plateau, Almeida

forteresse d'Almeida

Détail d'une façade bourgeoise dans Almeida

Chevaux Almeida

Une promenade en calèche dans Almeida, pour prendre le temps de l'histoire.

Almeida forteresse vauban

Les roses d'Almeida, le charme d'une jolie bourgade tranquille

Almeida forteresse portugaise

Une ginja à déguster

Une halte dans la région

O Revelim

O revelim, ou ravelin (défense en demi-lune aux angles de la forteresse) est située au centre d’Almeida. Ce « turismo de habitação » (gîte urbain) dispose de 5 chambres bien équipées, simples mais confortables, avec salle-de bains, et chauffées. D’aménagement récent, la maison offre un mélange de rustique et de moderne. On peut s’y procurer des produits locaux de bonne qualité. Un petit déjeuner copieux permet de se faire une idée du bien mangé local. Le couple de propriétaire soigne son accueil, et résume la vie à la frontière : il est portugais, elle est espagnole.

Une bonne adresse de lisbonne-affinités

www.facebook.com/orevelim

www.orevelim.pt

Almeida

Almeida, O revelim gîte au centre de la forteresse

Restaurant Casa d’Irene

Le restaurant Casa d’Irene est un restaurant familial typique. Il faut se rendre à Malpartida, à environ 6 km d’Almeida, pour dénicher ce petit restaurant sans prétention. Spécialités régionales confectionnées par Irène, à prix doux. La carte présente des prix plus élevés.

Largo do Olmo, Malpartida Almeida

Tél 271 574 254

Casa d'Irene près d'Almeida

Casa da d’Irene, à Rabaçal, près d’Almeida

 

Almeida place forte style Vauban

Almeida vue du ciel

Almeida forteresse style Vauban

Porte d'entrée de la forteresse en étoile d'Almeida

Un ingénieux système de défense dû au français Antoine De Ville
Almeida Place forte style Vauban

Al-Mêda, le plateau, Almeida

forteresse d'Almeida

Détail d'une façade bourgeoise dans Almeida

Chevaux Almeida

Une promenade en calèche dans Almeida, pour prendre le temps de l'histoire.

Almeida forteresse vauban

Les roses d'Almeida, le charme d'une jolie bourgade tranquille

Almeida forteresse portugaise

Une ginja à déguster

Trancoso

Trancoso fut autrefois d’une grande importance. La ville et son château constituaient une défense avancée pour  la reconquête chrétienne du sud. Les Maures et les Chrétiens se livrèrent d’importantes batailles sur ce promontoire perché à près de 900 mètres d’altitude.

C’est aussi en ce lieu que fut consacré le mariage entre le roi D. Dinis et Isabel de Aragão.  C’est d’ailleurs le roi Dinis qui élargira le bourg, en le faisant ceindre d’une deuxième muraille.

La renommée de Trancoso se doit à son droit de foire très important dans la région à l’époque médiévale- et encore aujourd’hui. Mais aussi à son quartier juif, qui durant plusieurs siècles contribua à la richesse de la ville et de sa région, sur cette route essentielle à l’époque médiévale.

Trancoso n’échappe pas aux légendes et aux histoires. Comme celle de Bandarra, de son vrai nom Gonçalo Anes, savetier-prophète,  le Nostradamus portugais – selon fernando pessoa- qui vécut au début du XVIe siècle. Ses « Trovas », visions prophétiques, sont à l’origine du sébastianisme, du nom du jeune roi mort à la bataille de  Alcaçer Quibir au Maroc, entre Tanger et fez, le 4 août 1578. Le sébastianisme est une croyance selon laquelle le jeune roi disparu au cours de la bataille reviendrait un jour pour redonner toute sa puissance au Portugal.  Bandarra dit-on aurait prévu tout cela. A ce jour, le jeune roi Sébastien Ier de Portugal n’a pas réapparu.

Un musée est consacré au prophète-savetier, la Casa do Bandarra, située en face de la Synagogue moderne, construite sur l’emplacement de la synagogue médiévale. Intéressant pour connaitre un personnage mythique du Portugal. Mais les vidéos et les informations sont uniquement disponibles en portugais.

Travessa do poço do Monte.

https://www.cm-trancoso.pt/turismo/

Trancoso fait partie du réseau  des villages historiques, Aldeias Historicas

http://www.aldeiashistoricasdeportugal.com/

Voyage médiéval muraille de Trancoso

Porte d’entrée dans la muraille de Trancoso

Une halte dans la région

Casa do Redondo, Rabaçal.

Ces visites de châteaux mystérieux sur une route bien agréable  vous donnent envie de jouer au prince et à la princesse ? la Casa do Redondo est l’endroit idéal pour ça. C’est un « Solar » du XVIIIe siècle construit par les ancêtres de la famille propriétaire, les Sampaio e Mello. Le domaine a été transformé en gîte rural qui a conservé l’architecture d’origine. Lit à baldaquin, meubles massifs et tentures n’empêchent pas le confort moderne.  Une piscine, un centre équestre et de multiples activités rendent le séjour « royal » sur la route des châteaux.  Les prix sont étonnamment doux.

Un must : le pique-nique, sur demande, organisé près d’un étang sur le domaine de 27 ha.

L’accueil est superlatif et la famille Sampaio e Mello ne ménage pas ses efforts pour rendre le séjour agréable.

Le village de Rabaçal se mérite,  un peu perdu sur le plateau de Mêda, mais les paysages sont magnifiques et sa situation permet de visiter les châteaux forts environnants, comme celui de Marialva.

décor champêtre à Marialva
Décor champêtre à Marialva

Marialva

La route des châteaux du Côa est marquée du sceau du mystère et de l’étrange. De tous ces gardiens de pierre, géants entourés de villages minuscules, plantés là à jamais pour défendre le territoire contre un ennemi qui ne viendra jamais…. Marialva fait bouillonner l’imagination. Ce fut dit-on l’une des principales cités des Turdulos, Aravor, au Vie siècle avant JC. Elle fut ensuite occupée par les Romains, puis une première fois par les chrétiens, avant d’être prise par les Arabes– qui lui donnèrent le nom de Melva- et enfin redeveue chrétienne en 1603.

Un promontoire essentiel sur la ligne de défense, et une vue qui porte loin. Marialva présente cette particularité de conserver un village à l’intérieur de ses murs (époque médiévale). Ce village n’est plus habité, mais les églises servent toujours, et l’aspect village fantôme renforce encore l’impression étrange  de cette magnifique forteresse.  Il faut musarder entre ses remparts, se promener dans les ruelles, scruter l’horizon. Jouir de tant de paix ! une trés belle halte sur la route des châteaux.

Marialva fait partie des Aldeias turisticas et est une étape passionnante sur la route des chãteaux. Il faut se rendre à l’office du tourisme , qui occupe une maison de style juif : marialva était dotée au moyen-âge et plus tard d’une importante « judaria », quartier des juifs.

www aldeias

http://www.redejudiariasportugal.com

Marialva château médiéval

Le village médiéval existe encore à Marialva

Marialva vue

Marialva regarde au loin, et guette l'ennemi

Marialva château médiéval

Un curieux pilori monte la garde à Marialva

Le décor champêtre pour oublier un passé tumultueux.

Marialva

L'histoire...gravée dans la pierre de Marialva

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