Notre philosophie

Un escalier qui s’échappe vers un belvédère secret, une caravelle en guise d’enseigne pour un armateur du XVIIIe siècle, un « kiosque » au charme désuet, des « becos » (venelles)  débouchant sur des palais, la traversée du Tage pour déguster des crabes farcis, des histoires de marins, de poètes et de Roi maudit, ou de rhinocéros fabuleux, des artichauts de pierre et des façades martelées par un street-arteur pour faire jaillir d’étranges figures …… Lisbonne et ses affinités, c’est un merveilleux lacis de complicités, de rêveries glanées entre les pavés, de romantisme et de modernité, de gourmandises et de surprises.

Lisbonne, que l’on dit fille d’Ulysse, fut depuis sa naissance connue surtout comme un port bien abrité au fond de l’estuaire du Tage. Un emplacement privilégié qui va attirer par vagues successives Phéniciens, Grecs, Romains, et Maures. Ils ont façonné la ville, donnant à ce port atlantique, la mystérieuse douceur des cités méditerranéennes : labyrinthes de rues étroites,  patios bien cachés d’où surgissent des palmiers, des façades tantôt blanches, tantôt colorées, des placettes où jouent les enfants, du linge aux fenêtres et des voisines s’interpellent, penchées au-dessus de ruelles venues du moyen-âge.

La vocation maritime de Lisbonne, à son apogée du XVe au XVIIIe siècle et qui avait fait des Portugais les découvreurs et les marchands des maîtres du vaste monde, ne s’est jamais démentie. La ville s’était alors couverte de palais, d’églises et de couvents…. Et les fêtes qu’on y donnait firent de Lisbonne l’une des merveilles de l’Europe classique. Aujourd’hui encore, les épices, les essences précieuses, l’or et l’argent, la splendeur des azulejos témoignent de la grandeur passée de  Lis la Bonne, Lis la Belle.

Mais le grand tremblement de terre du 1er novembre 1755 portera un coup d’arrêt à l’exubérante princesse atlantique. Sa destruction quasi-totale, puis sa reconstruction changeront à nouveau sa physionomie.  Par bonheur,  les architectes du Marquis de Pombal  sauront conserver à la ville ses caractéristiques de sultane langoureuse. Car malgré la rigueur rectiligne de la Baixa, la ville basse,  Lisbonne continue de courir sur ses collines, de jouer aux cartes sur ses placettes, de chanter à tue-tête ou de faire griller des sardines dans la rue.  Et puis , soudain, on débouche sur des  points de vue époustouflants, baignés d’une lumière changeante sous l’effet des brises marines. Le Tage miroite, il se fait mer intérieur. Comment résister à l’invitation au voyage ?

Lisbonne c’est aussi une ville moderne, où l’art foisonne, où l’on privilégie le chant, la poésie, la littérature. Où la jeunesse aime passer des nuits entières à musarder d’un bar à l’autre. Où les restaurants  installent quelques tables sur la rue pour profiter de la fraicheur relative des nuits estivales. On prend le temps des conversations, le temps de déguster des  pâtisseries exotiques, de boire des « galão », ces « gallons » de café au lait, ou de savourer un plat de morue aux pois chiches généreusement arrosé d’une huile d’olive si délicatement parfumée.

L’une des chansons les plus populaires de Lisbonne dit ceci « Ça sent bon, ça sent Lisbonne ». Ses senteurs sont un périple. A la fois sage et coquine, Lisbonne déploie des trésors d’imagination pour vous capturer dans ses filets.

Lisbonne-affinités n’a d’autre prétention que de vous  raconter cette sirène du Tage, de découvrir cette découvreuse, de respirer son art de vivre, de s’émerveiller de ses prouesses, de trouver la bonne manière de flâner, en prenant le temps de découvrir tous ses trésors.