oeillets 25 avril

Des œillets rouges dans  Lisbonne et le Portugal, au moment du 25 avril, c’est une tradition. Ce jour là on commémore la révolution de 1974, qui a fini para faire basculer le Portugal dans la démocratie.

Si vos pas vous mènent  près de l’avenue de la Liberté (Avenida da Liberdade), n’hésitez pas à suivre le défilé. Il est populaire, encore très prisé, et c’est l’occasion de se faire applaudir. En effet, les badauds, les personnes âgées et ceux qui préfèrent voir passer le défilé, l’œillet à la boutonnière, tapent dans les mains pour montrer leur soutien.

C’est aussi l’occasion de suivre pacifiquement un char : pour rappeler que ce sont les militaires qui ont mené le coup d’état du 25 avril 1974, le défilé est précédé d’un engin prêté pour l’occasion.

Il est recouvert d’œillets rouges, pour bien montrer dans quel camp il se range et les militaires avec lui.

L’Avenue de la Liberté (Avenida da Liberdade) presque 3 km de long change d’atmosphère le 25 avril. La large avenue souvent comparée aux Champs-Elysées parisiens, prend un air tout à la fois festif et revendicatif.

Les chants « révolutionnaires », dans la réalité les magnifiques poèmes de Zeca Afonso, auteur de Grandôla, la chanson qui a donné le coup d’envoi de la révolution de 1974, sont repris en boucle.

Les vendeurs d’œillets circulent pour satisfaire la demande. C’est un peu le brin de muguet du premier Mai en France. Il y a quelques années, des vendeurs indiens étaient entrés dans la danse. Ils avaient fait rire les portugais : leurs œillets étaient de toutes les couleurs. Difficile à vendre ! L’année suivante, les fleurs étaient totues redevenues rouges.

Mais d’où vient la tradition ? Beaucoup d’histoires ont circulé sur l’origine exacte de la distribution des œillets le 25 avril 1974. Plusieurs femmes ont revendiqué ce rôle si important quand on pense au symbole que cette fleur est devenue. Aujourd’hui tout le monde est d’accord pour accorder à  Céleste Caeiro le mérite de l’initiative.

Elle tenait à l’époque le vestiaire d’un restaurant qui fêtait son premier anniversaire. Le patron avait prévu d’offrir des fleurs aux dames et de servir un porto aux messieurs.

Céleste fut alors chargée d’aller distribuer les fleurs. En chemin elle croisât  les militaires et la révolution en marche…Et à un soldat qui lui demandait une cigarette qu’elle n’avait pas, elle offrit un œillet qu’il mit alors au bout de son fusil.

Depuis la révolution porte le nom de cette fleur. Et on offre ou on s’offre les œillets rouges en signe de fidélité à la démocratie.

Dans Lisbonne, on peut découvrir des lieux liés à cette histoire récente.

  • Place du Carmo, ou se trouve la caserne militaire où le chef du gouvernement de l’époque Marcello Caetano fut renversé (Chiado).
  • Le musée de la résistance, située dans la prison de l’Aljube (quartier de la Sé) où furent emprisonnés et torturés les opposants au régime dictatorial.
  • Le monument au 25 avril. Une sculpture étrange et controversée, que l’on doit à l’artiste contemporain João Cutileiro. Elle se trouve en haut du Parc Eduard VII (quartier Marquês Pombal)
  • Une simple plaque indique aujourd’hui l’emplacement de l’ancien siège de la PIDE la police politique de Salazar. On peut y lire le nom des 4 personnes tuées par cette police le 25 avril 1974. Rua Antóonio Maria Cardoso, no 18-26 (Chiado)
caserne du carmo à lisbonne anniversaire révolution des oeillets.

Les œillets de la caserne du Carmo

En souvenir du 25 avril 1974, on met des œillets à la porte de la caserne du Carmo

A lisbonne les vendeurs de fraises et leurs œillets du 25 avril

Lorsque le temps est frais on vend des chatâignes. Mais les œillets ne font pas défaut.
dame avec œillets

œillets et tambours

Un défilé joyeux et revendicatif, au son des tambours.
œillets dans un bar á Lisbonne

La tradition du défilé des œillets et du réconfort qui suit.

Les 2,5 km de l'Avenue de la Liberté demandent de l'énergie. La pause s'impose.
récupérateur à verre street art

Le recyclage du verre  et l’art de la rue font bon ménage. La preuve par le Vidrão, le récupérateur de verre, installé dans les rues de Lisbonne. Tout rond et assez opulent, le récupérateur à verre est d’habitude d’un vert plastique banal. Et malgré son surnom de « igloo » , il n’est pas parmi les plus beaux meubles urbains connus.

Alors l’idée ingénieuse de transformer  ces sympathiques rondouillards en oeuvre d’art leur a donné une seconde vie, tout en développant le sens du recyclage. Sous l’impulsion de la GAU- Galerie d’Art Urbain de la mairie de Lisbonne, une plateforme destinée à mettre en valeur l’art de la rue (créée en 2008)

Un concours répété avec régularité permet aux artistes de proposer leurs visions du « vidrão », le récupérateur á verre. Retenue, la bonne idée est concrétisée, et les igloos à verre customisés.

Ils jalonnent les rues de Lisbonne et la proche banlieue, et on peut s’amuser à les collectionner en les photographiant.

Très appréciés des habitants, les recycleurs à verre  version street art sont respectés. Mais ils finissent par s’abîmer, après tout ils sont des objets usuels. Régulièrement, ils font l’objet de nouveaux habillages, et reprennent vie.  Sur les 400 récupérateurs à verre de la capitale, la quasi-totalité sont désormais peints.

Thématique ou non, la décoration est un must : tendre, amoureux,  poétique, provoquant ou allégorique chacun y va de son thème. En 2013, à l’occasion de la Saint Valentin, la GAU avait imposé pour la première fois un thème : les passionnés de Lisbonne. Ils ont bien résistés au temps.

La GAU organise des événements basés sur le street art et accompagne l’évolution des tendances de l’art de la rue, tout en préservant les oeuvres de qualité.

 

On aime

La bonne idée de la customisation des récupérateurs à verre. La mise sur orbite de l’art de la rue dans la capitale.

On aime moins

La  suspension de l’édition biannuelle du magazine de la GAU, exclusivement consacré à l’art de la rue, l’art dans la rue : murs dédiés, événements, invités, initiatives diverses.

https://www.facebook.com/galeriadearteurbana

recyclage customisé

Le récupérateur à verre devenu azulejo

L'azulejo traditionnel a servi de motif pour la transformation de ce "vidrão", un récupérateur à verre. Celui-ci se trouve près du métro Campo grande et est en très bon état. Pure poésie.
récupérateur á verre

Passion petite salade: déclaration d'amour à Lisbonne.

Alfacinha, surnom des habitants de Lisbonne: un récupérateur à verre déclare sa flamme à la belle capitale.

Un recyclage amoureux de lisbonne.

"J'aime Lisbonne". Que peut-on dire de plus?

Lisboa, menina e moça: une chanson hymne à la beauté de la capitale

 

 

un poumon vert à Lisbonne

Le jardin du Costume (Traje) porte également  le nom un peu énigmatique de Parc de Monteiro-Mor. Il s’agissait du garde-chasse royal, qui y avait sa résidence au début du XVIIIe siècle. Un peu plus tard, la propriété passera aux mains du Marquis de Angeja, successeur du Marquis de Pombal, le reconstructeur de Lisbonne après le tremblement de terre de 1755.

Mais plus que d’histoire, c’est de botanique qu’il est question. Car ce jardin du Traje ou du Monteiro-Mor comme on voudra, est dès le départ, un véritable joyau de l’acclimatation des espèces « exotiques ».

Et c’est le botaniste Domenico Vandelli, un italien, qui sera l’âme du parc. Il s’agit donc bien d’un jardin à l’Italienne, très en vogue au XVIIIe siècle, avec ses escaliers, ses niches, et ses « lacs ».

Un peu plus tard , ce sont des jardiniers Suisses, Rosenfelder, le bien nommé, puis Jacob Weiss qui sont chargés du jardin. Eux sont sous l’influence du jardin des Plantes… Et Weiss saura  merveilleusement  acclimater l’araucaria, qui vient du Chili.

Ah ! L’araucaria ! C’est un conifère…..et il est assez courant à Lisbonne où sa grande taille dresse de jolies flèches dans les jardins privés- hortas- les  patios ou les parcs. Celui du jardin du Traje est le premier de son espèce- (A.heterophylla). On doit le nom de cet arbre au port majestueux à une tribu de la côte chilienne, les Araucanes, décimés par les premiers « découvreurs » européens, qui les craignaient.

Leur nom survit au travers de l’espèce. Ce n’est bien sûr pas la seule qui peuple le joli jardin du Monteiro-Mor.

Le parc s’étale sur 11 hectares…le jardin proprement dit, un bois, et des terres cultivées composent le domaine traditionnel portugais.

Un poumon vert délicieux, à Lumiar, en petite banlieue de Lisbonne, accessible en métro (Station Lumiar. Ligne Jaune)

L’occasion de visiter le musée du Costume (Traje) et le musée du Théâtre  et de la Danse qui jouxtent le parc.

parc Monteiro-mor et musée du Traje

Le double 9 sert de salle de petit déjeuner à l'Hôte et se transforme en bar à cocktails le soir.ouvert jusqu'à 2h30

musée traje

Le Musée du Traje. Une très belle collection de costumes. Se visite séparément du jardin, mais un billet global permet de passer du temps dans le parc et le musée. C’est gratuit le premeir dimanche du mois.

le são Luiz théâre très bien rénové.

Le Théâtre São Luiz, au Chiado, a une programmation très actuelle. Du jazz, de la pop, des festivals de danse, de récital et de flamenco…une diversité qui va très bien à ce bel édifice, complètement rénové en 2000.

On le doit à ce que les Portugais appelle les « voyages de retour », appliqués aux descendants de Portugais installés au Brésil lorsque la cour y parti en exil, et qui sont revenus dans leur pays d’origine. Ils cherchaient à investir des fortunes colossales amassées outre atlantique. Ce fut le cas de Guilherme de Silveira, acteur et impresario, créateur du Théâtre.

Construit à la fin du XIX siècle, le théâtre est dit « à la française » : les plans en ont été confiés à l’architecte Ernest- Louis Reynaud. Il portât le nom de la reine Dona Amelia, avant de s’appeler Republica.

La visite guidée des coulisses du théâtre permet d’apprendre que le magnifique lustre de la salle de spectacle restaurée en l’état….date de 2002 ! la salle à l’origine était éclairée à la bougie et au gaz.

Ces détails et bien d’autres sont révélés au cours de la visite : la salle, la scène, les poulies et les cordages, et même la nappe d’eau dans les fondations, pour permettre une bonne acoustique lorsque tout était en bois.

Une chevauchée dans les sept étages du théâtre, pour permettre de comprendre le système des décors, avec poulies et poids, aujourd’hui entièrement mécanisé ou presque. Passage par le jardin d’hiver, aux allures de café théâtre, et par la salle du théâtre Mario Veigas. Des coulisses modernes qui  n’enlèvent  rien au charme au « petit » théâtre, très central dans le quartier chic et branché du Chiado.

Ne manquez pas d’admirer la façade est du théâtre São Luiz, avec son escalier de dentelle de fer forgé.

Visites des coulisses du Théâtre São Luiz, 1 fois par mois. Il faut réserver et venir retirer son billet 48h à l’avance.

Renseignements

Rua António Maria Cardoso, 38

1200-027 Lisboa

Telefone 213 257 650

info@teatrosaoluiz.pt

http://www.teatrosaoluiz.pt

 

décor du théâtre São Luiz

Le hall du jardin d'hiver au 1er étage du Théâtre São Luiz

La lumière naturelle contribue au charme du théâtre du XiXe siècle. Fresques murales et fenêtres travaillées contribuent à une ambaince raffinée.
lustre salle de spectacle

Un lustre qui n'existait pas à l'origine du São Luiz

Le lustre est une création contemporaine, rajoutée au cours de la rénovation du théâtre São Luiz, dans les années 2000
coulisses sãoluiz

Les coulisses du théâtre

La visite guidée du théâtre permet d'accéder aux coulisses, et de découvrir les systèmes de poids et de contrepoids pour faire monter et descendre les décors. vertigineux!
escalier de fer théâtre são luiz

Un escalier en fer forgé court sur la façade est du Théâtre São Luiz.

Sorte de décor dans le décor, la façade est du théâtre présente une étonnante coursive en fer forgé.
fer forgé pour l'escalier du São Luiz

Un escalier de secours en dentelle de fer.

Des reflets dans les miroirs, le théâre dans le théâtre une architecture moderne...au XIXe siècle.
Çe génie et le talent couronné. Arc rua Augusta

L’arc de triomphe de la Rua Augusta (Baixa) est couronné. Et ce couronnement est français. On le doit au sculpteur Anatole Calmels, et cette sculpture se trouve au faîte de l’arc de triomphe de la rue Augusta. L’artiste français a intitulé son ensemble  « La gloire couronnant le génie et le talent ».

Ces dons sont ici magnifiés en hommage aux reconstructeurs de Lisbonne, après le terrible tremblement de terre du 1er Novembre 1755. En effet cet arc de triomphe sous lequel on passe lorsqu’on emprunte la rue Augusta (Baixa) pour se rendre sur la place Terreiro do Paço, ou place du Commerce, a été imaginé en 1759.

Lisbonne commençait à peine à se relever du séisme, suivi d’un tsunami et d’un terrible incendie. Il faut imaginer qu’après le drame tout ce qui se trouvait autour de l’Arc de triomphe avait été détruit. La Lisbonne magnifique qui existait jusqu’au début du XVIIIe siècle a disparu à tout jamais. Les ruines du Couvent des Carmes (Chiado) que l’on aperçoit depuis la terrasse de l’Arc de triomphe sont restées debout volontairement, pour que les hommes n’oublient jamais la colère de Dame nature.

Il faudra attendre plus d’un siècle pour que l’arc soit  achevé, et le couronnement en pierre déposé sur le toit de l’Arc de triomphe.

Symbole de la reconstruction, symbole du courage et de la ténacité…l’arc a été restauré et aménagé en 2013. On peut désormais monter jusqu’au pied de l’ensemble sculptural, et admirer une vue particulièrement originale de Lisbonne, à 360 degrés.

Depuis l’Arc de triomphe Le regard porte sur la colline du château, sur la place du commerce, le Tage et la rive sud, puis sur les collines du Chiado et du Bairro Alto.

Surprenant, le tapis de mosaïque des rues de la Baixa, dont on prend la mesure de la beauté.

Les détails abondent, le soleil miroite sur le Tage, ou tout aussi beau, le passage des nuages se reflétant dans le miroir d’eau qui s’étale à l’est de la place.

Pour visiter, on entre du côté de la Rue Augusta, à gauche lorsqu’on regarde le Tage. Un ascenseur facilite l’accès, mais il faut quand même grimper quelques marches : un tout petit effort pour une belle récompense.

 

Ouvert tous les jours, de 10h-à 20h (19h l’hiver, et 21h l’été).

Entrée: 2,50 €

Rua Augusta, Nº 2 1100-053 Lisboa

Tel:  +(351) 210 998 599

email: info@atlx.pt

http://www.askmelisboa.pt

 

le apvement si aprticulier du cnetre historique de Lisbonne

Les rues pavées de la Baixa depuis l'Arc de triomphe.

Les arabesques du pavement des rues de la Baixa. Une perspective depuis l'Arc de triomphe qui se visite.
depuis l'Arc Augusta, la colline du château são jorge

La vue porte jusqu'au château São Jorge.

La vue est à 360 degrés sur Lisbonne depuis l'Arc de triomphe. Les toits semblent partir à l'assaut de la forteresse du château São Jorge.
La palce du commerce ou terreiro do Paço à Lisbonne

La place du commerce  s'ouvre sur le Tage.

Depuis l'Arc de la Rua Augusta, on peut admirer l'immense place du Terreiro do Paço, ou place du commerce, qui s'ouvre sur le Tage. En son milieu la statue équestre du roi Dom José.
Détail architecture d el'Arc Augusta

Un regard sur la ville.

La visite de l'Arc de triomphe permet de découvrir Lisbonne sous un jour nouveau. Une vue à 360 degrés qui ne doit pas faire oublier les détails architecturaux, comme cet oeil sur le bleu du ciel.
villa romaine de são Cucufate

Les ruines romaines de São Cucufate en Alentejo doivent leur nom à un martyr de l’an 304 (en français il s’agit de Saint Cucufa ou Cougat : venu de Carthage il s’était réfugié en Espagne où il fut décapité). Bien oublié aujourd’hui, c’est son culte au moyen-âge qui a sans doute permis  le bon état de conservation des ruines luso-romaines du site. En effet, arcades, murs de soutainement, pavement, dédales et couloirs du monastère érigé au nom du Saint martyr s’arqueboutent sur les ruines de l’immense villa Romaine qui avait été érigée en ce lieu.

Les ruines laissent encore apparaître l’histoire mouvementée de São Cucufate. Construite au 1er siècle de notre ère, la première villa, c’est-à-dire le domaine agricole, a été démolie et reconstruite un siècle plus tard, avant de donner place à un palais rural de belles proportions au IVe siècle.

Après les temps troublés des guerres entre Chrétiens et Maures pour le contrôle de la péninsule Ibérique, la villa sera confiée à partir du XIIIe siècle aux moines d’abord Augustins puis Bénédictins. Ces puissantes  confrèries,  qui ont donné leur nom au village voisin, Vila de Frades ne partiront qu’au  XVIIIe siècle. Ce sera l’oubli pour São Cucufate … jusqu’aux découvertes archéologiques à partir de 1992.

Un plan en U, des arcs voutés  en façade, un premier étage résidentiel protégé par des arcades, une piscine, des thermes inachevés et des jardins en espaliers : la villa n’était que luxe et volupté. L’eau y était amenée par des séries de canaux dont on n’a pas encore découvert toutes les ramifications et l’extension. La ferme produisait surtout de l’huile d’olive et du vin.

Dans la région de Vila de Frades, on a d’ailleurs  conservé la tradition du vin en amphore (talha) exactement comme le faisait les ancêtres romains. Et des passionnés tentent de relancer la coutume pour ne pas laisser périr un patrimoine qui a survécu jusqu’à nos jours.

A São Cucufate, un plan est remis à l’entrée de la visite pour s’y retrouver dans l’enchevêtrement des constructions aux différentes époques. Mais la bonne conservation, l’originalité de l’édifice, le temple à une divinité inconnue qui accueille les visiteurs, les arcades encore debout ainsi que les celliers intégrés à l’église, où les contrepoids encore en place du pressoir confèrent toute sa magie au lieu. Cucufate est considérée comme l’une des plus grandes et majestueuses villas romaines du Portugal.

On aime

La bonne tenue du site, entretenu et surveillé. L’existence d’un parking attenant au bâtiment d’appui, et la fourniture d’explications.

On aime moins

L’absence de zones d’ombre pour se protéger du soleil durant la visite l’été, les températures peuvent grimper jusqu’à 40 degrés. Une signalétique d’accès encore balbutiante, mais heureusement la villa romaine se trouve à proximité du village de Vila de Frades.

Estrada de Vila Alva 7960 Vila de Frades

tél (351) 284441113
s.cucufate@cultura-alentejo.pt

fermé le lundi et le mardi matin

Le double 9 sert de salle de petit déjeuner à l'Hôte et se transforme en bar à cocktails le soir.ouvert jusqu'à 2h30

hébergement hôtel rural alentejo

Quinta das ratoeiras, hôtel rural

L'hôtel rural de la Quinta das Ratoeiras jouxte le site de São Cucufate à Vila de Frades. Six chambres calmes et confortables au milieu des vignes. Climatisation, télévision, wifi. Petit déjeuner campagnard copieux. Visites du domaine sur demande. L'accès aux chambres se fait par digicode, mais Pedro et Patricia, les propriétaires sont souvent sur le domaine pour garantir un accueil très chaleureux.

http://quintadasratoeiras.pt/

talhas, amphores géantes en terre

Les "talhas" à la parade : les amphores à vin des romains.

La Quinta das Ratoeiras remet à la mode le vin des romains. Il est fabriqué directement dans les amphores, une méthode traditionnelle qui a perduré  jusqu'à nos jours. Les propriétaires Pedro et Patricia sont parmi les premiers à relancer l'activité pour sauver le précieux patrimoine.
vin fait avec la méthode de la talha

Les romains faisaient comme ça !

Un peu de patience et beaucoup d'huile de coude pour réaliser un vin original qui dispose désormais de son AOC. À déguster pour que la tradition perdure et que les talhas, les amphores, ne disparaissent pas de la région.
village de Vila de Frades

Le joli village de Vila de Frades

Il n'y a plus de moine dans la région, mais des caves où l'on vinifie encore le vin à l'ancienne. Tous les ans en décembre, Vitifrades, la fête du vin de talha, permet de déguster un petit vin sans prétention mais chargé d'histoire.
Al-usbuna devenue catholique

 

La plus ancienne muraille dont les vestiges sont encore visibles porte le nom de muraille vieille, ou bien de muraille maure (cerca moura). Lisbonne est un gros bourg, connu sous le nom de Olishbuna (calligraphié parfois Ulishbona), convoité par les peuplades nordiques, lorsque la civilisation arabo-berbère conduite par  Tariq ibn Ziyad s’empare d’une partie de l’Espagne, Al-Andalus. C’est un des fils de Tariq, Abdelaziz, qui s’empare de Lisbonne et en fait une cité Maure, c’est à dire arabo-berbère, et le restera plusieurs siècles. Sous l’impulsion des maures, peu à peu, Lisbonne s’agrandit,. On dit même qu’elle va avoir jusqu’à 100 000  habitants, une dimension exceptionnelle au bas moyen-âge. Les habitants adoptent mœurs, langues et religion des conquérants : la Al-Usbuna des Arabes vient de naitre et elle s’entoure d’une muraille pour protéger la population.

Cette muraille est encore visible dans Lisbonne, et partir à la recherche de ses vestiges est un bonheur. En suivant son tracé- il faut parfois beaucoup d’imagination– c’est remonter le temps, comprendre pourquoi la ville nous parait si méditerranéenne, de patios en escaliers, de fontaines en placettes, de passages en ruelles. Du château, lui aussi construit par les Maures sur l’emplacement probable d’une ancienne forteresse romaine, la muraille descend vers Alfama, jusqu’au Tage, et remonte ensuite derrière la Cathédrale pour aboutir à nouveau au château São Jorge.

La municipalité qui fait un réel effort pour valoriser le patrimoine historique de Al-Usbuna a créé un itinéraire spécial consacré à la Cerca velha. Le parcours est jalonné de totems, sur lesquels figurent le dessin de la muraille, et les explications en portugais et en anglais. Placés à des endroits judicieux, les totems permettent de lever les yeux, et de voir autrement des pans de murs qui seraient sans cela uniquement  de simples pans de murs.

Le trajet circulaire d’1,5km environ, qui suit la muraille, la perd et la retrouve, est jalonné de 16 totems, entre la Rua do Chão da Feira et la Rua do Milagre de Santo Antonio. Il ne faut pas en principe plus d’une heure pour boucler la boucle, mais on peut y consacrer facilement trois heures, en prenant le temps de musarder. L’un des temps forts du parcours se trouve à la Casa dos Bicos, actuelle fondation Saramago, qui comprend un morceau de la muraille romaine, un des rares endroits ou elle est conservée. Le tracé médiéval du parcours de la vielle muraille, la muraille des maures, a été conservé  jusqu’au début du XIVe siècle et la construction de la muraille Fernandine, pour ceindre une cité devenue beaucoup trop petite.

On aime

Le parcours passionnant qui permet de lever les yeux et de regarder la ville autrement. Les totems explicatifs. La durée raisonnable du circuit en boucle.

On aime moins

Les gravures trop légères sur des totems noirs rendant la lecture difficile. Les noms donnés aux totems ne correspondent pas toujours aux dénominations connues des habitants : mais se perdre un peu fait partie du plaisir.

 

muraille entre deux maisons

Place Portas do Sol

Entre deux immeubles, des vestiges de la 1ere muraille de Lisbonne

les totems fournissent les explications pour décovrir la vieille muraille

Un Totem dans Alfama

Pour mieux comprendre la construction arabe de la muraille, il faut suivre les 16 totems du parcours de 1,5 km. Rien n'interdit de se perdre.
jeux d'ombre et lumière dans Alfama où court des vestiges de l'ancienne muraille Maure.

L'ancienne Medina

Le parcours de la Cerca velha traverse l'ancienne Medina.
Totem explicatif

Totem et circuit conseillé

Sur les totems des indications claires permettent de suivre le tracé de la muraille, et de ne pas manquer les points d'intérêt.
Saint vincent le saint patron de Lisbonne

La statue de St Vincent place Portas do Sol

 St Vincent, patron de Lisbonne, monte la garde sur la place de Portas do Sol.
Caravelle sur les murs, l'enseigne de commerçants qui autrefois allaient chercher loin les marchandises.

Une caravelle de pierre

Ces enseignes servaient à indiquer la maison d'un commerçant affrétant des caravelles pour ramener épices, bois précieux et même esclaves des confins du monde
passage maure et médiéval

Passage

Le vieux quartier d'Alfama conserve sa physionomie arabe et médiévale

 

le tram 28 passe à Sapadores

Le tram de Lisbonne…impossible de le manquer.

Il suffit d’ailleurs de voir les attroupements aux départs et aux arrivées du tram 28, côté ouest (terminus Prazeres, quartier Campo de Ourique) et côté centre (terminus Martim Moniz, quartier Mouraria).

« Electrico » pour les Lisboètes, appelé parfois « jaune », le tramway  est devenu une attraction touristique, notamment le  28. Les habitants boudent ce tram de plus en plus car trop bondé. A l’unité, un seul voyage á bord des trams « jaunes » coûtent 2,85 €.

C’est vrai, la ligne du tram 28 est jolie. Elle passe dans les rues étroites d’Alfama, coupe le belvédère de Santa Luzia , et offre de belles perspectives sur le Tage, la Baixa (quartier du bas), le Bairro Alto (quartier du haut).

Du côté ouest, le terminus Prazeres du tram 28 est un cimetière, qui renvoie au romantisme du Père Lachaise à Paris.

A l’opposé, l’autre terminus du tram 28, se trouve sur la place Martim Moniz, en bordure du quartier populaire et multiculturel de la Mouraria (littéralement « Là où habitent les Maures »). Le Martim Moniz en question est un héros de légende : on lui doit la reconquête du château São Jorge– donc de Lisbonne- aux mains des Maures. Le noble chevalier se serait aperçu que l’une des portes d’accés au château était restée entrebaillée : il s’est posté dans l’embrasure pour permettre aux soldats d’entrer dans la place. Il en est mort, et est entré dans la légende. Le château a bel et bien été repris aux Maures en 1147.

Revenons dans le tram, et ce fameux electrico 28, où les voyageurs admiratifs en oublient la plus élémentaire prudence : c’est un terrain d’opérations idéal pour les voleurs à la tire. Alors, on ne le dira jamais assez : prudence.

Des trams touristiques pour fuir la cohue.

Pour éviter de se faire marcher sur les pieds, se faire bousculer ou pire déposséder de son portefeuille, il y a les tramways touristiques, dont  5 voitures datent des années 30 et ont fait l’objet d’une minutieuse restauration pour leur garder leur aspect d’origine.

Le tram vert– ligne 2-   fait le circuit des collines (Castelo, Alfama, Graça) et emprunte une partie du circuit de trois lignes du « jaune » (28, 12 et 15).  Mais le billet à bord de ce tram historico-touristique est dissuasif pour les voleurs : 10 €. Il s’agit d’un titre de transports libre accès permettant les arrêts et les montées durant 24 heures après la première validation du ticket.

Le tram rouge, dit « des collines »,  part et arrive de la Place du Commerce (Terreiro do Paço, Baixa). Le trajet se fait en 1h30 environ, mais là encore on peut monter et descendre à sa guise. Ce tram qui parait tout droit venu du début du siècle dernier, emprunte un circuit touristique qui permet de découvrir les principaux monuments du centre historique. Les voitures du rouge sont parmi les plus anciennes en circulation. Le prix est un rien élevé : 19€ le titre 24 heures pour un adulte.

Le tram un autre art du voyage

La plupart des trams en circulation sont des années 1930-1950..pour la partie voiture : si les portes sont commandées électriquement, les fenêtres « à guillotines » sont un must. Dans le tram comme dans tous les transports publics portugais on monte à l’avant et on descend à l’arrière. Une tradition que les lisboètes respectent bien que dans le 28, c’est de plus en plus l’anarchie.

Sous les sièges en cuir rouge de l’avant– et réservés aux personnes âgées et aux handicapés- se trouvent des sacs de sable, que le conducteur répand sur les rails , les carris, pour empêcher le tram de glisser ou de patiner. Carris, c’est le nom de l’entreprise concessionnaire.

Enfin si vous avez la chance de monter à bord d’un tram conduit par Rafael Santos n’hésitez pas à lui poser des questions. Rafael Santos est l’auteur d’un blog– devenu livre- sur la vie à bord du tram. Le journal du voyageur est un must et son auteur, outre ses talents de conducteur, est un passionné. Son livre n’est pas encore disponible en français, mais cela ne saurait tarder.

Quelques conseils pour voyager serein : acheter vos tickets de tram dans les espaces « mob » ou dans le métro, le voyage coûte beaucoup moins cher et vous faites gagner un temps précieux en entrant dans le tram. Si vous voulez acheter le ticket au chauffeur, préparez votre monnaie à l’avance, ne montrez pas où vous rangez votre portefeuille. Évitez de rester devant dans le tram, les attroupements y sont souvent provoqués volontairement par des groupes de 5 ou 6 voleurs. Enfin, évitez de tenir votre i-pad ou i-phone dernière génération par les fenêtres ouvertes, le vol à l’arraché depuis l’extérieur se répand. Enfin, au terminus, tout le monde descend:le trajet n’est pas une boucle.

 

On aime

Les trams, tous les trams…..si indissociables de Lisbonne, de l’idée de la lenteur qui va bien à cette fausse méditerranéenne, et la sensation que tout est figé dans le temps. On aime les derniers voyages du tram le soir, places assises et circulation plus fluide, avec les accélérations que s’autorisent les chauffeurs et la joie de se faire brinqueballer dans les rues étroites.

On aime moins

Le manque de respect des touristes qui ne prennent plus le temps de faire la queue en attendant le tram. Et bien sûr, la présence presque continue aux heures de pointe des voleurs à la tire. Attention particulièrement sur le tronçon entre Chiado et Château (ligne 28) et sur le tram 15 qui va vers Belém.

 

tram 28 centre lisbonne

Le tram 28 devant la Basilique d'Estrela

L'ectrico ou tram 28 circule dans le centre historique et permet de découvrir les monuments, comme la Basilique d'Estrela.
passager dans le tram

Un passager dans le tram 28

Le tram est encore largement utilisé par les lisboètes. Mais ils évitent le 28 prisé des touristes.
Tram ancien dans vieux quartier.

Le tram rouge, un circuit privilégié.

Le tram rouge permet de visiter Lisbonne de manière plus confortable.
dans le tram la sortie se fait par l'arrière.

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Un blog puis un livre, le journal du voyageur

Le livre "Journal d'un voyageur", à l'origine un blog tenu par le conducteur Rafael Santos.

Les récits de voyage d'un conducteur de tram passionné, intarissable sur les electricos.

L'electrico 555 conduit par Safael Santos. Photo Mario Meyer.

Le tram jaune a fière allure. N'hésitez pas à saluer Rafael Santos, ce chauffeur passionné: il sait tout sur les trams.

La crèche se dit  Presépio en portugais , du latin praesium.  A l’origine les deux mots veulent dire mangeoire, et par extension lieu de naissance de l’enfant Jésus dans la tradition Chrétienne. La crèche est très présente dans le noël portugais, et il n’est pas rare qu’un commerçant préfère reconstituer la nativité dans sa vitrine que d’y placer sapin et père noël.

Mais on sait moins que le presépio fut élevé au rang d’art par les rois, les nobles et les religieux du XVIe au XIXe siècle. Très différent des crèches Italiennes, par leur verticalité et par l’usage quasi exclusif de la terre cuite (argile parfois), ils possèdent des particularités extrêmement intéressantes du point de vue artistique.

A tel point que le musée des beaux-arts de Lisbonne (MNAA-Musée des Arts Anciens) a décidé de consacrer une exposition permanente à sa collection précieuse de crèches, sauvées de la destruction après l’extinction des ordres religieux, à la fin du XVIIIe siècle, début du XIXe.

Les 25 sculptures ou ensemble sculptural exposés dans le palais du musée rue Das Janelas Verdes (quartier Santos), permettent de reconstruire l’évolution des crèches au cours des siècles.

Les crèches des palais, des maisons nobles ou des couvents étaient dissimulées à la vue des curieux  et enfermées dans des armoires ou des coffres, pendant 11 mois de l’année. A l’avent– le mois qui précède la naissance de Jésus- elles étaient ouvertes et provoquaient l’admiration, par la profusion des couleurs, la dimension parfois monumentales– certains presépios contenaient 500 pièces- et le réalisme des sculptures.  Cette manière de placer ces crèches dans ce que l’on appelait des « maquinetas » (systèmes, appareils), a permis la conservation  de ce patrimoine jusqu’à nos jours, et contribué probablement au mystère de la nativité.

Le musée expose des fragments d’un presépio datant du XVIe siècle, le plus ancien trouvé à ce jour.

La crèche portugaise a cette autre particularité d’être en terre, il s’agit d’un travail de sculpture peinte, d’une grande maitrise de l’art figuratif. Les sculpteurs savaient mettre en perspective, jouant sur la monumentalité des « maquinetas », et sur la taille des personnages pour renforcer la profondeur de champ. Ils mettaient un soin particulier á réaliser les détails des vêtements, des outils, des coiffures.

                                  L’exposition permanente du Musée des Beaux-arts permet aussi de comprendre que l’adoration des rois mages n’a pas toujours existée. Dans la plupart des presépios, ils chevauchent en direction de la crèche, en procession élégante, venant d’une contrée mal identifiée, sur leurs magnifiques montures.  Ils mettront un siècle- peut être plus- à arriver sur le devant de la scène. Peut être qu’alors les rois ont voulu symboliquement se valoriser en se représentant en riches adorateurs.

On ignore en effet quand un artiste s’est enhardi à placer les rois mages, Gaspard, Balthasar et Melchior autour de la mangeoire céleste. Les rois mages vont finir par s’imposer dans notre imaginaire, aujourd’hui toujours représentés aux pieds du fils du charpentier.

Le musée possède aussi un magnifique exemplaire d’une crèche rococo, au décor naturaliste, parsemé de fleurs, de fruits et de coquillages, et où les jeux de miroirs permettent de raconter la naissance et l’adolescence de Jésus en préservant et le mystère et la pudeur (on ne peut voir la scène de la circoncision qu’au travers d’un jeu de miroirs). Une sorte de maison de poupées délicate et mystique.

Un merveilleux Balthasar, unique personnage noir de toute la scène de la nativité, jette un regard goguenard sur ces scènes aussi familières qu’étranges.

Dans Lisbonne, on peut voir un presépio de grande dimension dans son armoire d’origine (la « maquineta »), au Musée des azulejos (XVIIIe siècle). A la Basilique d’Estrela (quartier Estrela), on peut voir  le préféré des Lisboètes : le presépio de Maitre Machado de Castro. Le sens admirable du théâtre que possédait ce sculpteur, son talent de coloriste, donnent une autre dimension aux personnages populaires représentés (XVIIIe). Le baroque explose de splendeur, et ces scènes de terre cuite et peinte possèdent toujours leur pouvoir d’enchantement.

 

MUSEU NACIONAL DE ARTE ANTIGA
Rua das Janelas Verdes
1249-017 Lisboa
Portugal
Tel.: +351 213 912 800
Fax: +351 213 973 703
geral@mnaa.dgpc.pt

http://www.museudearteantiga.pt/

 

La place du Terreiro do Paço le 31 décembre.


Concerts et feu d'artifice pour la fin de l'année

Le sapin et la lune

Le sapin change de couleurs et de lieux tous les ans à Lisbonne

les rues illuminées de Lisbonne en fin d'année.

Une décoration subtile et légère.

Étoile et arche de la Rue Augusta

Un passage obligé vers le Terreiro do Paço par la rue Augusta

 

 

 

 

village underground quartier du Calvaire

 

                               Village Underground Lisbonne peut de loin faire facilement penser à une casse automobile, ou à un accident provoqué par des géants. Dans la réalité, Village Underground Lisbonne est un lieu de travail partagé et un espace culturel. Situé dans le quartier est de Lisbonne, à prooximité du Tage, sous le pont du 25 avril, le Village Underground que tout le monde appelle « VU » à le look londonien avec ses bus à impériale, ses conteneurs enchevêtrés et ses couleurs vives. Rien que de plus normal puisque Mariana, à l’origine du projet, a ramené l’idée de la capitale Anglaise ou elle a vécu quelques temps.

La jeune femme a bataillé ferme pour obtenir l’emplacement, juste derrière le musée de la Carris (les bus et tram lisboètes), récupérer des vieux bus et des conteneurs et tout mettre en fonctionnement. Depuis l’espace a pris forme, et le Village est désormais un incontournable de la vie culturelle de Lisbonne. Ateliers de créateurs de mode, bureau d’écrivains ou d’avocats, troupe de théâtre, designers y louent des espaces pour montrer leurs créations ou peaufiner leur trouvaille.  Les petites collections de vêtements par exemple y trouvent un espace à leur mesure. Les conteneurs peuvent être partagés en bureaux pour quatre personnes.

La cafeteria de l’endroit s’est installée dans un vieux bus. On y sert des en-cas, des salades, des gâteaux. Le « Vu » sert aussi un brunch copieux, qui s’est taillé une bonne réputation. Il n’est servi que le samedi, mais permet l’incursion dans le quartier du calvaire.  Le Village organise des événements au long de l’année : et entre deux animations place à la fête avec les DJ qui comptent. C’est aussi un lieu agréable pour profiter des belles soirées, en été comme en hiver.

Le Village Underground est voisin de Lx Factory, un autre lieu branché de Lisbonne.

On aime

L’emplacement, la bonne ambiance. L’originalité. Le brunch du samedi est copieux, pour 12,50€.  La location de bureaux « différents ».

On aime moins

L’éloignement du centre ville.

 

Village Underground et ses bus colorés

Un bus à étage très coloré qui sert de bureau au Village Underground Lisbonne.

En attente de rénovation

Un vieux bus sur le point d'être aménagé au Village Underground

Bureau au Village Underground Lisbonne

Un bureau original dans un conteneur restauré

Le voisinage de Lx Factory

Depuis le Village Underground on peut se rendre à LX Factory en 5 minutes