Cinéma, cinéma. Exotica, Erotica, Etc… ce  superbe documentaire a été choisi pour faire l’ouverture du Festival « Olhares do Mediterrâneo » (les Regards de la Méditerranée) le 29 septembre au cinéma São Jorge à Lisbonne.

L’histoire d’une ancienne prostituée Chilienne et d’un marin Grec. Entre les deux, des océans et des voyages. Ceux nombreux qu’a du faire la réalisatrice Evangelia Kranioti pendant 9 ans pour raconter ces histoires de ports et de mer, d’aventures et de déconfitures. Beau et grandiose, un film remarqué et récompensé de nombreux prix.

Festival Olhares do Mediterrâneo, au regard féminin, pour parler des films au féminin…Sans militantisme féministe  daté, mais plutôt pour donner la place à un langage particulier, celui des femmes au cinéma, actrices, dialoguistes, photographes, réalisatrices dans des pays où il est parfois  difficile d’être femme, tout simplement .

Avec pour trait commun, la Méditerranée.

Durant quatre jours de festival, du 29  septembre au 2 octobre 2016, 9 longs métrages et 24 courts métrages pour voyager dans la fiction et l’animation, l’expérimental et le documentaire…en France, au Liban, en Espagne, au Maroc, en Algérie, au Portugal….

A noter la section spéciale Travessias (traverses/traversées) consacrée à l’épineuse question des migrants et des réfugiés forcés. Huit films et 4 débats, avec la présence de l’ONG « SOS Méditerranée France », et une exposition de photographie.

programme, billets, réservation

http://www.olharesdomediterraneo.org/2016-3

http://www.cinemasaojorge.pt/

cartaz-cortado-copie

 

objets design

Le liège, c’est l’un des emblèmes du Portugal. Le chêne-liège dont il est tiré est l’arbre qui dessine l’Alentejo, cette grande région du sud du Portugal, et son paysage de plaines et de vallons, de prairies et de plantations.

Le Portugal est aussi le premier exportateur mondial de bouchons.

Mais on a trouvé beaucoup d’autres applications à cette matière souple, douce au toucher,  légère, résistante à l’eau comme au feu.

C’est donc tout naturellement que le liège a été choisi pour la composition d’objets de design de la gamme MATERIA. Conçue par l’industriel du liège, Corticeira Amorim S.A., qui s’est associé à la biennale Experimentadesign.

L’objectif fixé aux designers était de concevoir des objets  capables de transmettre l’empathie, de provoquer la surprise, et d’inciter au jeu et à la découverte.

Pari réussi : les supports de bouteilles, les saladiers, les boites et autres duo sel/poivre sont beaux, fonctionnels, efficaces et…légers.

Quelques-uns des meilleurs créateurs nationaux et étrangers sont associés à la création de ces objets originaux.

Le dernier objet de la gamme MATERIA est un équilibriste : un  porte-bouteille qui défie l’apesanteur, et dénommé Tipsy. Il est conçu par le japonais Teiji Takeuchi. Un objet qui s’ajoute à ceux plus particulièrement associés au vin, comme le bac à glace GELO ou le porte bouteille SIX. Comme un clin d’œil au bouchon….

Le plaisir de ce design très original est qu’il mobilise nos cinq sens et apporte un supplément de chaleur à des objets du quotidien.

 Où trouver la gamme MATERIA à Lisbonne

Cork & Co – Lisboa (Bairro Alto) R. das Salgadeiras 10, 1250-396 Lisboa http://www.corkandcompany.pt/

Portfolio – Aeroport de Lisbonne http://www.portfolio-store.pt/pt/marca.php

Torres & Brinkmann – Chiado (Lisboa)  Tv. Trindade 16C  https://www.torresbrinkmann.com/

Verso Branco – R. da Boavista – Lisboa  Rua da Boavista 132-134, Lisboa http://www.versobranco.pt/

Pour en savoir plus

http://www.amorim.com/lideranca-global/projectos-de-referencia/MATERIA-CORK-BY-AMORIM/235/

design liège

TIPSY. Gamme Materia.  Un présentoir à vin équlibriste. Design Teiji Takeuchi

photo Luis Silva Campos
liège design bac à glace

GELO. Gamme Materia, bac à glacons. Design Filipe Alarcão

photo Luís Silva Campos.

SIX porte bouteilles en liège. Design James Irvine

photo Luis Silva Campos
sel et poivre en liège

PAR. Le duo sel/poivre de la gamme Materia. Design Nendo.

photo Luis Silva Campos
objets design en liège

Une gamme de beaux objets en liège. Dans les boutiques de design.

Materia par Cortiça Amorim

Lumière sur Cascais, avec, du 8 au 11 septembre, le festival Lumina, dont le nom judicieux éclairera vos lanternes.

De lumière il s’agit, à des fins artistiques, pour montrer la ville sous un autre aspect.

Pour sa 5e édition Lumina nous promet de l’art, des couleurs, des événements et des surprises.

Beaucoup d’interactivités pour mieux « toucher » la lumière. Les performances ont été élaborées en collaboration avec les habitants.

Cascais propose 4 nuits durant un parcours urbain pour découvrir les propositions artisiques, depuis la gare centrale et jusqu’à la marina,  22 œuvres de 44 artistes nationaux et internationaux. A faire entre 20h et 24 h.

La réalisation et la production sont  confiées à OCUBO, dont on connait les vidéos mapping notamment sur la place du Terreiro do Paço à Lisbonne,  qui marquent les saisons ou les commémorations importantes dans la capitale.

En collaboration bien sûr avec la mairie de Cascais, et de nombreux partenaires. Notamment la CP,  la compagnie de chemins de fer qui propose un billet aller-retour à 2 €, depuis la gare de Cais do Sodré, à Lisbonne

Magique Lumina….

http://www.lumina.pt/

chargement de l’application LUMINA APP

Des lapins brillants dans les rues de Cascais

Lumière interactive

 

Des lapins mais aussi des renards

Une autre dimension pour le patrimoine

Lumina à Cascais  du 8 au 11 septembre 2016

 

 

Lisbonne dans la rue (Lisboa na Rua) est le festival urbain de l’arrière saison. Du 25 août au 1er octobre il s’agit de profiter des températures élevées de la journée et des soirées douces qui prolongent si agréablement l’été dans la capitale.

Le festival a la programamtion éclectique propose de se rendre sur les places et dans les jardins, ou dans la rue, devant les bâtiments emblématiques de Lisbonnee pour assister à des spectacles et à des concerts. Être dehors c’est la clef de ce délicieux festival qui jongle entre classique et moderne.

On retrouve cette année pour ce festival de Lisbonne,  les valeurs sûres comme par exemple les sessions de Big Band de jazz, très appréciées des spectateurs.

Le fado aussi avec « Sou do fado » ( j’appartiens au fado), trois  vendredis, trois rendez-vous, trois superbes voix : Gisela João, Camané et Carlos do Carmo. La garantie d’une belle interprétation comme initiation à ce genre musical aux multiples facettes.

Le cinéma (Cinecidade)en plein air, un must pour voir les étoiles sous les étoiles.

Et puis des bijoux qui parsèmeront les rues et jardins de Lisbonne :

-L’intégrale des symphonies de Beethoven , 4 jours suivants, sur le Terreiro do Paço, par l’orchestre Métropolitain de Lisbonne, les 28,29,30 septembre et 1er octobre. (21h30). Un évènement qui ne s’est pas produit depuis 1973, et jamais en plein air.

-Lisboa Soa, « Lisbonne résonne », dans le jardin Tapada das Necessidades (Quartier Ajuda). Là encore 4 jours pour entendre les Installations sonores de maîtres du genre, qui toutes sont associées aux lieux emblématiques de ce jardin  mal connu de Lisbonne. Des promenades sonores sont proposées également (du 1er au 4 septembre).

– Kioskorama , nouvelle musique française, au jardin da Estrela ; Chapéus na Rua, les arts de la rue ; Flâneur : des photographies de « l’âme de Lisbonne » ; les sonorités ibériques du Pedro Joia Trio … En tout 18 événements, mini festivals, rencontres, spectacles et divertissements…

Le bonheur est dans la rue et il est à Lisbonne

Pratique

Tous les spectacles sont libres et gratuits. Certains endroits, comme la place du São Carlos qui recevra les grands noms du fado, sont exigus, il convient de s’y rendre à l’avance.

Il est difficile de résumer tous les événements et leurs dates, mais le site de Lisboa na rua est bien fait et possède une version en anglais.

Le festival est une production EGEAC

http://www.lisboanarua.com

 

 

 

Le musée des « news » de Sintra est un bijou technologique. Surfant sur une contradiction : figer dans un musée quelque chose qui est toujours en mouvement, l’information

Mais ce musée se veut avant tout didactique et ludique : faire comprendre les medias, la circulation de l’information, les rouages de la communication et l’histoire.

Vaste entreprise ! C’est pourquoi le musée flambant neuf- inauguré au printemps 2016- utilise l’interactivité des technologies modernes, afin de rendre relativement aisée la compréhension des contenus.

Murs tactiles, vidéos, jeux, sons, lumières…..une sorte de boîte à gadgets technologiques, qui a le bon goût de ne pas en faire trop.

La visite se fait de bas en haut, et permet de découvrir la « colonne des écrans télés » épine dorsal de l’espace.

Parmi les salles amusantes, sans nul doute celle du face à face entre Mourinho– le célèbre entraineur de foot- et Machiavel, le non moins célèbre auteur  du « Prince ». Le NewsMuseum a retrouvé des phrases et formules prononcées par Mourinho et les a rapprochées de ce qu’avait écrit Machiavel. Pas moins de 14 concordances….de quoi s’interroger : Mourinho fait-il du machiavel sans le savoir ?

Belle réussite aussi de ce musée original : le Lounge. Ou si l’on préfère, le salon. Un écran à 360 degrés occupe la salle, et permet de visualiser des reconstitutions historiques, grâce aux documents sonores et visuels. L’histoire du pays au cours du siècle passé, celle du Bairro Alto dit quartier des media à Lisbonne, ou encore Fátima et le miracle de l’apparition, dont on commémorera le centenaire en 2017.

Si le national est très présent, le NewsMuseum sait aussi mettre en valeur de grands moments de l’histoire de la planète.

A noter également, la salle consacrée à la censure, la sœur siamoise de la liberté d’expression, son pendant négatif.

On aime

La dimension raisonnable de l’espace, le mélange sérieux-ludique, les thèmes abordés. Les ressources technologiques. L’excellente localisation du musée, au cœur de la vieille ville de Sintra. Une bonne manière d’occuper les enfants.

On aime moins

L’absence de documents explicatifs en Français. Le prix unitaire par adulte de 8 €.

 

Infos pratiques

Sintra à une trentaine de kilomètres de Lisbonne est desservie par le train : une balade de 10 minutes permet de se rendre au musée, situé en face du Palais Royal- visite recommandée !

Ouverture : d’avril à septembre, de 9h à 19h (18h autre saison)

Adresse : Rua Visconde de Monserrate, 26, 2710-591 Sintra

+351 210 126 600 / +351 962 190 866

http://www.newsmuseum.pt

L'écran doigital à 360% du NewsMuseum

Un voyage dans le temps, confortablement assis.

La colonne des écrans TV

Des dizaines d'écrans Tv du monde entier diffusent l'info en direct.

Un duel Mourinho- Machiavel: 14 matchs

Le bar du NewsMuseum est une salle de rédaction.

Un studio de TV est reconstitué dans le sous-sol

De quoi s'initier aux rouages du journalisme

L'histoire du Portugal en images et en sons

Les grands événements racontés grâce à la technologie

 

Le festival de théâtre d’Almada est un incontournable des bonheurs estivaux à Lisbonne et ses alentours.

De la dimension d’Avignon, par la programmation, les audaces et la qualité, le Festival d’Almada, 33 e du nom, occupe les plus belles salles de spectacle de la capitale du  4 au 18 juillet 2016.

Sans oublier la ville du festival par excellence, Almada,  où se trouve le théâtre Joaquim Benite, du nom du fondateur et créateur de ce théâtre, disparu trop tôt, mais aussi des salles plus petites ou alternatives.

Programmation d’excellence donc pour tous les amateurs de grand et beau théâtre, sous le signe d’une tension esthétique qui touche le théâtre contemporain : entre une perspective qui laisse toute la place à la dimension littéraire et l’acteur au centre et les courants de performances qui bousculent l’univers du théâtre.

Le festival est cette année dédié aux grands maîtres du genre.

A ne pas manquer, une coproduction Compagnie Teatro d’Almada/ Cie Espagnole  Nao d’Amores, consacré à Gil Vicente, une pièce écrite en 1527 !

Mais aussi le cycle «Novissimo teatro Ital iano » avec 5 productions.

 

Le 33 e festival de théâtre d’Almada, c’est 29 spectacles,  d’Allemagne, de France, d’argentine, de suisse, Espagne, Norvège, Etats-Unis, Belgique, Roumanie, Italie…et Portugal.

Et l’apothéose, c’est sans nul doute le spectacle « dejame que te Baile », le flamenco de Mercedes Ruiz, sans doute parce que le flamenco est l’une des plus belles mises en scène musicale des sentiments humains. Ce sera le 18 juillet 2016, à l’école D Antonia Costa, à Almada, 22 heures.

La programmation complète est disponible sur le site www.ctalmada.pt

 

A noter qu’une exposition est consacrée à Graça Morais, auteure de l’affiche du 33 e festival. Le théâtre du Garagem présente aussi plusieurs mises en scène à partir de textes de l’artiste.

On lui doit l’affiche fleurie de ce 33e Festival de Théâtre d’Almada

 

Pinochio, de Joel Pommerat

Au centre culturel de Belém CCB
Vendredi 15 Juillet 2016 à 21 h
samedi 16 Juillet à 18 h

fetsival théâtre almada

MAY B, de Mary Maguins

De la danse, un spectacle exceptionnel, à l'école D.António da Costa (Almada) le 6 juillet 2016

Graça- Suite teatral em três movimentos

Hommage à l'artiste Graça Morais, par le teatro da Garagem. Théâtre Taborda, Lisbonne

 

 

 

 

 

marcheuse sur la'venue de la liberté

La sardine est partout. Son retour sur le devant de la scène en juin marque le début des festivités à Lisbonne. Ou des hostilités, comme on veut. Car chaque année c’est la même chose, on part à la pêche à la meilleure sardine  et à la meilleure terrasse pour la déguster.

La sardine est associée au mois de juin, et ce n’est pas un hasard. C’est à cette époque de l’année qu’elle se rapproche des côtes pour frayer. Elle a besoin de toute son énergie, elle est donc dodue, charnue à souhait pour pouvoir accomplir son destin. Goûteuse donc, et très recherchée…

La sardine est grillée entière, salée, et dégustée sur une tranche de pain grillé. On la « pousse » avec un verre de vin, ou de bière pour les nouvelles générations, mais c’est moins bon.

Si vous croisez un portugais qui se pince l’oreille pour indiquer que la sardine est vraiment à point, alors n’hésitez plus, offrez vous ce mets délicieux et de plus en plus en plus rare.

Ne jamais oublier que la sardine a, à plusieurs reprises dans le passé, sauvé les portugais de la famine : si on lui voue un culte c’est justifié

La sardine est donc devenue l’emblème des fêtes des saints populaires, en ce joli mois du début de l’été.

Le 13 juin c’est Saint Antoine. Le 24 Saint Jean et le 29, Saint Pierre qui ferme le ban.

Antoine dit aussi de Padoue est le plus chéri. Lisbonne s’accorde un jour férié pour bien le fêter, et c’est le 12 au soir que les quartiers populaires défilent sur l’Avenue de la Liberté (Avenida da Liberdade) pour un exercice répété durant des mois : les marches.

Chaque quartier, véritable village dans la ville, interprète un thème musical, et le met en scène, dans des déguisements parfois très élaborés, hauts en couleurs, entre éclats et kitsch. Thèmes imposés et interprétations, costumes et chorégraphies font l’objet d’un concours très disputé tous les ans.

Les marches puisent leur tradition dans les fêtes médiévales du solstice d’été pendant lesquelles on s’amusait pour célébrer l’abondance, tout en faisant allégeance aux notables. Aujourd’hui encore, les marcheurs s’arrêtent devant le maire de Lisbonne et lui remettent des petits cadeaux.

Tombées en désuétude, c’est le dictateur Salazar qui a remis les marches au goût du jour au début du siècle dernier. Mais le temps a passé, la raison du retour en grâce des marches populaires oubliée, et aujourd’hui on s’amuse et rivalise de talents pour cette journée spéciale où le païen et le chrétien se retrouvent mêlés dans un joyeux feu d’artifice de débauches et de dévotions.

Sardines donc, qui tous les ans font l’objet d’un concours de design pour illustrer les fêtes. L’une des sardines retenues rend aussi hommage aux oeillets, qui symbolise pour les portugais la liberté, depuis la révolution démocratique du 25 avril 1974.

 

sardine design

concours de design annuel pour les fêtes de Lisbonne en juin

Mais revenons à Saint Antoine. Outre ses facultés à nous aider à retrouver ce que l’on perd, c’est aussi un marieur. C’est donc un saint bien sympathique. A tel point qu’il a supplanté Saint Vincent, le véritable saint patron de Lisbonne. Mais Vincent dont on ne sait rien ou presque n’inspire guère les Lisboètes, alors que saint Antoine qui bénit les mariages a une autre allure.

On a remis aussi au goût du jour le 13 juin, les mariés de la Saint Antoine. Des couples de conditions modestes célèbrent collectivement leurs noces aux frais de la municipalité. Ces mariés ont droit au grand tralala qu’ils n’auraient jamais pu se permettre : bénédiction à la cathédrale, vin d’honneur à la mairie…et même le droit de défiler sur l’Avenue de la Liberté en ouverture des marches.

Le 13 juin, la fête anniversaire du Saint, une procession a lieu dans les rues proches de la Cathédrale où la tradition place l’origine de la famille d’Antoine le bien aimé.

La mairie de lisbonne organise tout le mois de juin de nombreuses animations : concerts,spectacles, littérature, évênements en tout genre. le 10 juin , jour de la fête nationale portugaise, un spectacle gratuit est suivi d’un feu d’artifice tiré devant le Terreiro do Paço (Baixa).

Un vaste programme pour tous les goûts, disponible sur le site

egeac.pt

marches sur avenue d ela liberté lisbonne en juin

Des robes de princesse pour le défilé des marches

On rivalise d'originalité et d'audace pour les costumes des marches. Le jury en tiendra compte pour récompenser le meilleur quartier de Lisbonne de l'année.
le concours prend en compte les costumes des marches

Une robe de rêve

Les marcheuses en rêvent toute l'année: le défilé sur l'avenue de la Liberté est l'occasion de porter de jolies atours.
marches lisbonne
 
les saints populaires se fêtent dans la rue

La vila Berta, l'un des nombreux "arraial" de Lisbonne

Arraial, ou place, pour se retrouver autour des sardines grillées, au son des flonflons et sous les lampions. Une joyeuse ambiance à chaque Saint populaire.
marcheurs à vila berta lisbonne

La fierté des marcheurs.

Les marcheurs exhibent leurs atours dans les quartiers d ela capitale: une fierté que de répéter des mois durant même si dans la vraie vie on est boucher, professeur ou chômeur.

marcheuse radieuse

Un sourire, c'est juin.

La beauté d'un sourire d'une fière marcheuse.
sardines décoratives en juin à Lisbonne

Même les sardines s'envolent

Juin est le mois de la bombance, celuid es sardines si dodues, si goûteuses. Riches en omega et en protéines elles ont souvent sorties Lisbonne et le Portugal de disettes douloureuses.
marches de Lisbonne

Un dernier froufrou.

Alkantara, de l’arabe Al- qantara, le pont.

Alkantara est un quartier de Lisbonne, dont le nom veut dire pont, passage entre les deux rives du Tage. C’est en effet à l’ouest de la capitale que le fleuve rétrécit son cours, avant de s’élargir à nouveau à l’embouchure.

Alkantara, c’est aussi le nom du Festival des Arts de la Performance, une biennale à la réputation fort bien établie, et qui permet de découvrir les tendances artistiques, et les préoccupations du monde.

Prendre le pouls de la société, sentir ses frémissements, transmettre des courants, questionner notre présent notre futur…c’est l’objectif d’Alkantara Festival

Beaucoup moins caustique qu’on pourrait le croire, la performance est une manière de faire passer idées et désirs par le bais de l’immédiat, du contact presque physique avec le spectateur.

pont 25 avril

le pont du 25 avril à Lisbonne, et le quartier Alkantara

Intense et différent, brillant et inventif, Alkantara Festival présente ce qui se fait de mieux dans le genre, avec ce souci de faire se rejoindre cultures et mondes différents.

Comme le dit son directeur, le belge Thomas Walgrave  « Les artistes sont là parce qu’ils sont bons et veulent dire quelque chose ».

Jusqu’au 11 juin 2016, dans les meilleures salles de spectacles de Lisbonne. Avec en prime, une sorte de Alkantara Festival bis, avec concerts, dj sets, expos et conférences.

Le programme ? c’est ici

Alkantara festival 2016

 

 

Les masques  dans la péninsule Ibérique, sont normalement utilisés au moment de la nouvelle année ou bien en février, pour carnaval. Le Portugal comme l’Espagne maintiennent très vives ces traditions ancestrales étonnantes.

Les masques et les déguisements vont se montrer à Lisbonne du 5 au 8 mai au cours du XI Festival des Masques Ibériques

Ces magnifiques masques et parures sont rarement vus hors de leur contexte, les solstices d’hiver, l’arrivée du printemps…la fin des vaches maigres, le retour des belles journées ou encore le passage à l’âge adulte. Les rituels sont aussi souvent associés à l’inconnu ou au danger : faire peur pour éloigner la menace. Le festival est donc une occasion unique de découvrir la beauté et le contexte tragi-comique des scènes champêtres.

Trente groupes- 500 participants- venus d’Espagne et du nord du Portugal vont parcourir la Baixa, la ville basse. Au son des tambours ou des cornemuses. Le défilé démarre à 16h3o sur la place de la mairie (Praça do Municipio), et termine place du Rossio, dans une débauche de couleurs. Le temps d’admirer de pures merveilles de la tradition populaire, souvent fabriquées avec les moyens disponibles à portée de mains: des restes de tissus, des ficelles, des feuilles, du bois…

Les inquiétants Caretos  de Podence sont parmi les plus énigmatiques : qui se cache derrière ces masques simples et pourtant si impressionnants ? Nous sommes en territoire païen, et rien ni personne n’a pu jusqu’à aujourd’hui empêcher les provocations de ces curieux personnages nés de l’imagination populaire.

Le Festival dure trois jours. le grand défilé, haut en couleurs et en sons, il propose toutes sortes d’activités et d’animations : des concours de photographies, un marché de l’artisanat et de la gastronomie, et de la musique. Place à la musique Folk, avec en ouverture vendredi soir , les Trasga de Miranda do Douro (21h30). Concerts également samedi 7 mai et dimanche 8 mai.

festival masques ibériques

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

oeillets 25 avril

Des œillets rouges dans  Lisbonne et le Portugal, au moment du 25 avril, c’est une tradition. Ce jour là on commémore la révolution de 1974, qui a fini para faire basculer le Portugal dans la démocratie.

Si vos pas vous mènent  près de l’avenue de la Liberté (Avenida da Liberdade), n’hésitez pas à suivre le défilé. Il est populaire, encore très prisé, et c’est l’occasion de se faire applaudir. En effet, les badauds, les personnes âgées et ceux qui préfèrent voir passer le défilé, l’œillet à la boutonnière, tapent dans les mains pour montrer leur soutien.

C’est aussi l’occasion de suivre pacifiquement un char : pour rappeler que ce sont les militaires qui ont mené le coup d’état du 25 avril 1974, le défilé est précédé d’un engin prêté pour l’occasion.

Il est recouvert d’œillets rouges, pour bien montrer dans quel camp il se range et les militaires avec lui.

L’Avenue de la Liberté (Avenida da Liberdade) presque 3 km de long change d’atmosphère le 25 avril. La large avenue souvent comparée aux Champs-Elysées parisiens, prend un air tout à la fois festif et revendicatif.

Les chants « révolutionnaires », dans la réalité les magnifiques poèmes de Zeca Afonso, auteur de Grandôla, la chanson qui a donné le coup d’envoi de la révolution de 1974, sont repris en boucle.

Les vendeurs d’œillets circulent pour satisfaire la demande. C’est un peu le brin de muguet du premier Mai en France. Il y a quelques années, des vendeurs indiens étaient entrés dans la danse. Ils avaient fait rire les portugais : leurs œillets étaient de toutes les couleurs. Difficile à vendre ! L’année suivante, les fleurs étaient totues redevenues rouges.

Mais d’où vient la tradition ? Beaucoup d’histoires ont circulé sur l’origine exacte de la distribution des œillets le 25 avril 1974. Plusieurs femmes ont revendiqué ce rôle si important quand on pense au symbole que cette fleur est devenue. Aujourd’hui tout le monde est d’accord pour accorder à  Céleste Caeiro le mérite de l’initiative.

Elle tenait à l’époque le vestiaire d’un restaurant qui fêtait son premier anniversaire. Le patron avait prévu d’offrir des fleurs aux dames et de servir un porto aux messieurs.

Céleste fut alors chargée d’aller distribuer les fleurs. En chemin elle croisât  les militaires et la révolution en marche…Et à un soldat qui lui demandait une cigarette qu’elle n’avait pas, elle offrit un œillet qu’il mit alors au bout de son fusil.

Depuis la révolution porte le nom de cette fleur. Et on offre ou on s’offre les œillets rouges en signe de fidélité à la démocratie.

Dans Lisbonne, on peut découvrir des lieux liés à cette histoire récente.

  • Place du Carmo, ou se trouve la caserne militaire où le chef du gouvernement de l’époque Marcello Caetano fut renversé (Chiado).
  • Le musée de la résistance, située dans la prison de l’Aljube (quartier de la Sé) où furent emprisonnés et torturés les opposants au régime dictatorial.
  • Le monument au 25 avril. Une sculpture étrange et controversée, que l’on doit à l’artiste contemporain João Cutileiro. Elle se trouve en haut du Parc Eduard VII (quartier Marquês Pombal)
  • Une simple plaque indique aujourd’hui l’emplacement de l’ancien siège de la PIDE la police politique de Salazar. On peut y lire le nom des 4 personnes tuées par cette police le 25 avril 1974. Rua Antóonio Maria Cardoso, no 18-26 (Chiado)
caserne du carmo à lisbonne anniversaire révolution des oeillets.

Les œillets de la caserne du Carmo

En souvenir du 25 avril 1974, on met des œillets à la porte de la caserne du Carmo

A lisbonne les vendeurs de fraises et leurs œillets du 25 avril

Lorsque le temps est frais on vend des chatâignes. Mais les œillets ne font pas défaut.
dame avec œillets

œillets et tambours

Un défilé joyeux et revendicatif, au son des tambours.
œillets dans un bar á Lisbonne

La tradition du défilé des œillets et du réconfort qui suit.

Les 2,5 km de l'Avenue de la Liberté demandent de l'énergie. La pause s'impose.