Modalisboa collection hiver 2016

La mode a sa semaine à Lisbonne, comme dans les grandes capitales. Deux fois par an, pour l’hiver et pour l’été, on découvre les créations portugaises.

Mars 2016 est la 46e édition, et marque les 25 ans de la semaine de la Mode.

Comme pour tous les défilés de mode de la planète, seules les invitations donnent le droit d’assister  aux passerelles- passarela, en portugais pour ne pas confondre avec desfile, défilé…militaire !

Les deux semaines de Mode à Lisbonne sont très importantes pour l’activité et l’industrie créative de la capitale portugaise.

Les jeunes créateurs ont eu comme il se doit les honneurs du premier défilé, intitulé « Sangue Novo ».  Le styliste David Catalán s’est fait remarqué avec ses créations inspirées de la culture skinhead londonienne. Colorés et modernes, ses vêtements- tout à fait portables- représenteront le Portugal au Festival Fashion Clash aux Pays-Bas en Juillet prochain.

le look moderne de david catalán

Un modèle de David Catalán

Pendant trois jours débutants et consacrés, jeunes créateurs et confirmés vont montrer ce qui à leurs yeux est le meilleur du monde de la mode.

Pour tous les malchanceux qui ne disposeront pas du fameux sésame pour assister à un défilé, il est cependant possible de côtoyer  cet univers, en allant voir l’exposition  Gineceu Androceu, 20 photographies de personnalités portugaises qui ont acceptés de changer de genre en confiant le changement à11 stylistes. Les photographies sont de Telmo Pereira. L’idée n’est pas franchement neuve, mais la production est réussie. Les photographies seront vendues et 30 % de leur valeur reversés à l’association « Abraço » (lutte contre le sida).

Autre maniére de connaître la créativité portugaise, c’est de se rendre sur la place de la Mairie- praça do Municipio- á quelquesmétres du patio da Galé, ou est installé la vitrine du design : « Wonder Room ».

A noter l’association entre la styliste Alexandra Moura et les « mantas », les couvertures traditionnelles de laine de l’intérieur du Portugal. La créatrice de mode met au goût du jour la  couverture des bergers, interprétée de différentes manières selon les régions du pays.

Les couvertures sont tissées à la main à Maçainhas, Guarda.

Bijoux, chaussures, vêtements, gastronomie, accessoires complètent la vitrine de la Mode à Lisbonne.

du 11 au 13 mars 2013

Paços do Concelho  et  Pç. do Município, Lisboa

T. 21 323 6200 > 11-13 mars

Escola de Artes e ofícios de Maçainhas

271 211 750 / 966 783 803

site de modalisboa

site styliste alexandra moura

 

 

 

 

couvertures de laine nouveau design

Des couvertures de laine revisitées par Alexandra Moura

 La styliste Alexandra moura a créer des acessoires, écharpes et sacs, en réinterprétant les couvertures de ebrger traditionnelles. de sprix acessibles et un visuel original.
un show room ouvert à tous.
Le design portugais sur la place de la Mairie
Bijoux, acessoires, gastronomie, chaussures ..le talent des designers portugais peut être admiré sur la place de la amirie (Praça do Municipio)

Les coulisses de l'événement

 Sur invitation on peut assiter aux défilés de Modalisboa. Pour patienter, on admire  les colonnes et les arcades du Patio da Galé

Ananas en cuivre
La marque Absolut Elyx parraine Modalisboa

 

affiche de la fête de la francophonie

La fête de la francophonie est un évènement mondial qui se déroule en mars dans le monde entier.

Lisbonne n’échappe pas à la règle, avec une bien belle programmation, qui culminera le weekend du 19-20 mars au Jardim da Estrela (Estrela). Une fête avec des activités pour tous : ateliers, lectures, musique, expositions.

La musique sera confiée à l’artiste Bulgare Mira Zagorova, pour un récital de chant, ainsi qu’aux musiciens Bogdan Mihãilescu (guitare) et Anca Laroseviv (clavecin).

Le saxophoniste Abel zambujo et le chœur du Lycée Français compléteront l’ambiance.

On pourra goûter le thé marocain, et participez à des tombolas…

C’est aussi une programmation « éclatée », du nord au sud du Portugal, 16 villes se sont associées à l’évènement Difficile de tout passer enr evue, mais à ne pas manquer par exemple si vos pas vous mènent  à Coimbra, la nuit des Francovores, les 11 et 12 mars : une nuit blanche de cinéma, de gastronomie et de musique. Ça débutera le11 à 16h30 pour terminer par un petit-déjeuner à 8h du matin le 12.

Voir le film suisse « bouboule », écoutez le philosophe humoriste français Yves Cusset ou rencontrer l’écrivain canadien-haitien Danny Laferrière…même le jeu des 1000 euros de France inter viendra enregistrer deux programmes l’un à Porto, l’autre à Lisbonne.

Le programme complet se trouve sur le site de la Fête de la Francophonie.

Andorre, Belgique, Bulgarie, Canada, Egypte, France, Luxembourg, Maroc, Qatar, Roumanie, Suisse et Tunisie participent…sans compter un nombre important d’associations culturelles et linguistiques, d’entreprises et de bureaux diplomatiques.

http://www.fetedelafrancophonie.com

 

Çe génie et le talent couronné. Arc rua Augusta

L’arc de triomphe de la Rua Augusta (Baixa) est couronné. Et ce couronnement est français. On le doit au sculpteur Anatole Calmels, et cette sculpture se trouve au faîte de l’arc de triomphe de la rue Augusta. L’artiste français a intitulé son ensemble  « La gloire couronnant le génie et le talent ».

Ces dons sont ici magnifiés en hommage aux reconstructeurs de Lisbonne, après le terrible tremblement de terre du 1er Novembre 1755. En effet cet arc de triomphe sous lequel on passe lorsqu’on emprunte la rue Augusta (Baixa) pour se rendre sur la place Terreiro do Paço, ou place du Commerce, a été imaginé en 1759.

Lisbonne commençait à peine à se relever du séisme, suivi d’un tsunami et d’un terrible incendie. Il faut imaginer qu’après le drame tout ce qui se trouvait autour de l’Arc de triomphe avait été détruit. La Lisbonne magnifique qui existait jusqu’au début du XVIIIe siècle a disparu à tout jamais. Les ruines du Couvent des Carmes (Chiado) que l’on aperçoit depuis la terrasse de l’Arc de triomphe sont restées debout volontairement, pour que les hommes n’oublient jamais la colère de Dame nature.

Il faudra attendre plus d’un siècle pour que l’arc soit  achevé, et le couronnement en pierre déposé sur le toit de l’Arc de triomphe.

Symbole de la reconstruction, symbole du courage et de la ténacité…l’arc a été restauré et aménagé en 2013. On peut désormais monter jusqu’au pied de l’ensemble sculptural, et admirer une vue particulièrement originale de Lisbonne, à 360 degrés.

Depuis l’Arc de triomphe Le regard porte sur la colline du château, sur la place du commerce, le Tage et la rive sud, puis sur les collines du Chiado et du Bairro Alto.

Surprenant, le tapis de mosaïque des rues de la Baixa, dont on prend la mesure de la beauté.

Les détails abondent, le soleil miroite sur le Tage, ou tout aussi beau, le passage des nuages se reflétant dans le miroir d’eau qui s’étale à l’est de la place.

Pour visiter, on entre du côté de la Rue Augusta, à gauche lorsqu’on regarde le Tage. Un ascenseur facilite l’accès, mais il faut quand même grimper quelques marches : un tout petit effort pour une belle récompense.

 

Ouvert tous les jours, de 10h-à 20h (19h l’hiver, et 21h l’été).

Entrée: 2,50 €

Rua Augusta, Nº 2 1100-053 Lisboa

Tel:  +(351) 210 998 599

email: info@atlx.pt

http://www.askmelisboa.pt

 

le apvement si aprticulier du cnetre historique de Lisbonne

Les rues pavées de la Baixa depuis l'Arc de triomphe.

Les arabesques du pavement des rues de la Baixa. Une perspective depuis l'Arc de triomphe qui se visite.
depuis l'Arc Augusta, la colline du château são jorge

La vue porte jusqu'au château São Jorge.

La vue est à 360 degrés sur Lisbonne depuis l'Arc de triomphe. Les toits semblent partir à l'assaut de la forteresse du château São Jorge.
La palce du commerce ou terreiro do Paço à Lisbonne

La place du commerce  s'ouvre sur le Tage.

Depuis l'Arc de la Rua Augusta, on peut admirer l'immense place du Terreiro do Paço, ou place du commerce, qui s'ouvre sur le Tage. En son milieu la statue équestre du roi Dom José.
Détail architecture d el'Arc Augusta

Un regard sur la ville.

La visite de l'Arc de triomphe permet de découvrir Lisbonne sous un jour nouveau. Une vue à 360 degrés qui ne doit pas faire oublier les détails architecturaux, comme cet oeil sur le bleu du ciel.
villa romaine de são Cucufate

Les ruines romaines de São Cucufate en Alentejo doivent leur nom à un martyr de l’an 304 (en français il s’agit de Saint Cucufa ou Cougat : venu de Carthage il s’était réfugié en Espagne où il fut décapité). Bien oublié aujourd’hui, c’est son culte au moyen-âge qui a sans doute permis  le bon état de conservation des ruines luso-romaines du site. En effet, arcades, murs de soutainement, pavement, dédales et couloirs du monastère érigé au nom du Saint martyr s’arqueboutent sur les ruines de l’immense villa Romaine qui avait été érigée en ce lieu.

Les ruines laissent encore apparaître l’histoire mouvementée de São Cucufate. Construite au 1er siècle de notre ère, la première villa, c’est-à-dire le domaine agricole, a été démolie et reconstruite un siècle plus tard, avant de donner place à un palais rural de belles proportions au IVe siècle.

Après les temps troublés des guerres entre Chrétiens et Maures pour le contrôle de la péninsule Ibérique, la villa sera confiée à partir du XIIIe siècle aux moines d’abord Augustins puis Bénédictins. Ces puissantes  confrèries,  qui ont donné leur nom au village voisin, Vila de Frades ne partiront qu’au  XVIIIe siècle. Ce sera l’oubli pour São Cucufate … jusqu’aux découvertes archéologiques à partir de 1992.

Un plan en U, des arcs voutés  en façade, un premier étage résidentiel protégé par des arcades, une piscine, des thermes inachevés et des jardins en espaliers : la villa n’était que luxe et volupté. L’eau y était amenée par des séries de canaux dont on n’a pas encore découvert toutes les ramifications et l’extension. La ferme produisait surtout de l’huile d’olive et du vin.

Dans la région de Vila de Frades, on a d’ailleurs  conservé la tradition du vin en amphore (talha) exactement comme le faisait les ancêtres romains. Et des passionnés tentent de relancer la coutume pour ne pas laisser périr un patrimoine qui a survécu jusqu’à nos jours.

A São Cucufate, un plan est remis à l’entrée de la visite pour s’y retrouver dans l’enchevêtrement des constructions aux différentes époques. Mais la bonne conservation, l’originalité de l’édifice, le temple à une divinité inconnue qui accueille les visiteurs, les arcades encore debout ainsi que les celliers intégrés à l’église, où les contrepoids encore en place du pressoir confèrent toute sa magie au lieu. Cucufate est considérée comme l’une des plus grandes et majestueuses villas romaines du Portugal.

On aime

La bonne tenue du site, entretenu et surveillé. L’existence d’un parking attenant au bâtiment d’appui, et la fourniture d’explications.

On aime moins

L’absence de zones d’ombre pour se protéger du soleil durant la visite l’été, les températures peuvent grimper jusqu’à 40 degrés. Une signalétique d’accès encore balbutiante, mais heureusement la villa romaine se trouve à proximité du village de Vila de Frades.

Estrada de Vila Alva 7960 Vila de Frades

tél (351) 284441113
s.cucufate@cultura-alentejo.pt

fermé le lundi et le mardi matin

Le double 9 sert de salle de petit déjeuner à l'Hôte et se transforme en bar à cocktails le soir.ouvert jusqu'à 2h30

hébergement hôtel rural alentejo

Quinta das ratoeiras, hôtel rural

L'hôtel rural de la Quinta das Ratoeiras jouxte le site de São Cucufate à Vila de Frades. Six chambres calmes et confortables au milieu des vignes. Climatisation, télévision, wifi. Petit déjeuner campagnard copieux. Visites du domaine sur demande. L'accès aux chambres se fait par digicode, mais Pedro et Patricia, les propriétaires sont souvent sur le domaine pour garantir un accueil très chaleureux.

http://quintadasratoeiras.pt/

talhas, amphores géantes en terre

Les "talhas" à la parade : les amphores à vin des romains.

La Quinta das Ratoeiras remet à la mode le vin des romains. Il est fabriqué directement dans les amphores, une méthode traditionnelle qui a perduré  jusqu'à nos jours. Les propriétaires Pedro et Patricia sont parmi les premiers à relancer l'activité pour sauver le précieux patrimoine.
vin fait avec la méthode de la talha

Les romains faisaient comme ça !

Un peu de patience et beaucoup d'huile de coude pour réaliser un vin original qui dispose désormais de son AOC. À déguster pour que la tradition perdure et que les talhas, les amphores, ne disparaissent pas de la région.
village de Vila de Frades

Le joli village de Vila de Frades

Il n'y a plus de moine dans la région, mais des caves où l'on vinifie encore le vin à l'ancienne. Tous les ans en décembre, Vitifrades, la fête du vin de talha, permet de déguster un petit vin sans prétention mais chargé d'histoire.
la luminosité de Lisbonne

Luz, la lumière,….la lumière  de Lisbonne est un mystère. Un mystère qui séduit et attire, intrigue et questionne sans que l’on puisse toujours expliquer ses sensations. On aime en parler, on s’extasie et commente : « tu sais c’était ce moment si particulier où Lisbonne ressemble à un bijou en argent que l’on vient de passer au Mirror ! ». Hochement de tête entendu et sourire immédiat : c’est l’effet « Luz de Lisboa », lumière de Lisbonne, et l’exposition qui porte ce nom tente de nous révéler les secrets de cette clarté capitale.

Luz de Lisboa est installée dans la tour ouest du bâtiment du Terreiro do Paço (Baixa). Il faut longer les arcades et s’approcher du Tage. Au premier étage de l’édifice, l’exposition se veut didactique et explicative : un enchainement d’expérimentations et de démonstrations scientifiques veulent nous faire comprendre ce qu’est la lumière. De faisceau lumineux aux jeux de couleurs et aux cartes météorologiques. Sans grande difficulté on approche tous les phénomènes qui, réunis, permettent à Lisbonne d’être parfois si brillante.

Des vents légers d’Atlantique ou la Nortada (vent du nord) pour chasser les nuages, le soleil généreux-  2786 h d’ensoleillement par an, presque le double de Paris- les matériaux utilisés dans la ville qui tout comme le Tage servent de réflecteurs….

La disposition des collines, qui forment une main mise en coquillage, tournée vers le miroir d’eau, l’estuaire du fleuve…

Puis l’exposition propose photographies, peintures, extraits de films et de poèmes d’artistes qui tous ont tenté de retransmettre ce qui les a fasciné. Jeux d’ombre, cascades de toits vifs où reflets inattendus.

A la fin la sensation est étrange : on a l’impression d’avoir tout compris et de posséder les éléments rationnels expliquant le fameux enchantement. Mais en sortant de l’expo, que ce soit en regardant du côté du château São Jorge ou du côté du Tage : une seule certitude, la magie est intacte. Et l’histoire d’amour avec Lisbonne peut reprendre là où on l’a laissée.

 

Torreão Poente (Tour Ouest) Terreiro do Paço

Entrée : 3€

Prolongée jusqu’au 27 mars 2016.
expo.aluzdelisboa@gmail.com
Tel: 914 273 871

museudelisboa@cm-lisboa.pt
Tel geral: 21 751 32 00

http://www.museudelisboa.pt

Al-usbuna devenue catholique

 

La plus ancienne muraille dont les vestiges sont encore visibles porte le nom de muraille vieille, ou bien de muraille maure (cerca moura). Lisbonne est un gros bourg, connu sous le nom de Olishbuna (calligraphié parfois Ulishbona), convoité par les peuplades nordiques, lorsque la civilisation arabo-berbère conduite par  Tariq ibn Ziyad s’empare d’une partie de l’Espagne, Al-Andalus. C’est un des fils de Tariq, Abdelaziz, qui s’empare de Lisbonne et en fait une cité Maure, c’est à dire arabo-berbère, et le restera plusieurs siècles. Sous l’impulsion des maures, peu à peu, Lisbonne s’agrandit,. On dit même qu’elle va avoir jusqu’à 100 000  habitants, une dimension exceptionnelle au bas moyen-âge. Les habitants adoptent mœurs, langues et religion des conquérants : la Al-Usbuna des Arabes vient de naitre et elle s’entoure d’une muraille pour protéger la population.

Cette muraille est encore visible dans Lisbonne, et partir à la recherche de ses vestiges est un bonheur. En suivant son tracé- il faut parfois beaucoup d’imagination– c’est remonter le temps, comprendre pourquoi la ville nous parait si méditerranéenne, de patios en escaliers, de fontaines en placettes, de passages en ruelles. Du château, lui aussi construit par les Maures sur l’emplacement probable d’une ancienne forteresse romaine, la muraille descend vers Alfama, jusqu’au Tage, et remonte ensuite derrière la Cathédrale pour aboutir à nouveau au château São Jorge.

La municipalité qui fait un réel effort pour valoriser le patrimoine historique de Al-Usbuna a créé un itinéraire spécial consacré à la Cerca velha. Le parcours est jalonné de totems, sur lesquels figurent le dessin de la muraille, et les explications en portugais et en anglais. Placés à des endroits judicieux, les totems permettent de lever les yeux, et de voir autrement des pans de murs qui seraient sans cela uniquement  de simples pans de murs.

Le trajet circulaire d’1,5km environ, qui suit la muraille, la perd et la retrouve, est jalonné de 16 totems, entre la Rua do Chão da Feira et la Rua do Milagre de Santo Antonio. Il ne faut pas en principe plus d’une heure pour boucler la boucle, mais on peut y consacrer facilement trois heures, en prenant le temps de musarder. L’un des temps forts du parcours se trouve à la Casa dos Bicos, actuelle fondation Saramago, qui comprend un morceau de la muraille romaine, un des rares endroits ou elle est conservée. Le tracé médiéval du parcours de la vielle muraille, la muraille des maures, a été conservé  jusqu’au début du XIVe siècle et la construction de la muraille Fernandine, pour ceindre une cité devenue beaucoup trop petite.

On aime

Le parcours passionnant qui permet de lever les yeux et de regarder la ville autrement. Les totems explicatifs. La durée raisonnable du circuit en boucle.

On aime moins

Les gravures trop légères sur des totems noirs rendant la lecture difficile. Les noms donnés aux totems ne correspondent pas toujours aux dénominations connues des habitants : mais se perdre un peu fait partie du plaisir.

 

muraille entre deux maisons

Place Portas do Sol

Entre deux immeubles, des vestiges de la 1ere muraille de Lisbonne

les totems fournissent les explications pour décovrir la vieille muraille

Un Totem dans Alfama

Pour mieux comprendre la construction arabe de la muraille, il faut suivre les 16 totems du parcours de 1,5 km. Rien n'interdit de se perdre.
jeux d'ombre et lumière dans Alfama où court des vestiges de l'ancienne muraille Maure.

L'ancienne Medina

Le parcours de la Cerca velha traverse l'ancienne Medina.
Totem explicatif

Totem et circuit conseillé

Sur les totems des indications claires permettent de suivre le tracé de la muraille, et de ne pas manquer les points d'intérêt.
Saint vincent le saint patron de Lisbonne

La statue de St Vincent place Portas do Sol

 St Vincent, patron de Lisbonne, monte la garde sur la place de Portas do Sol.
Caravelle sur les murs, l'enseigne de commerçants qui autrefois allaient chercher loin les marchandises.

Une caravelle de pierre

Ces enseignes servaient à indiquer la maison d'un commerçant affrétant des caravelles pour ramener épices, bois précieux et même esclaves des confins du monde
passage maure et médiéval

Passage

Le vieux quartier d'Alfama conserve sa physionomie arabe et médiévale

 

Le feu d’artifice de Lisbonne pour le réveillon de la Saint Sylvestre sera tiré sur le Tage,  devant le Terreiro do Paço, ou Place du Commerce (Baixa) à minuit. Il dure vingt minutes environ. Il sera précédé à 22 heures d’un concert du groupe portugais Trovante. La musique reviendra avec Richie Campbell juste après le feu d’artifice.

Un conseil : n’arrivez pas trop tard. La place a beau être l’une des plus grandes places d’Europe, le feu d’artifice est très prisé. Beaucoup de monde donc… prévoyez aussi du temps pour stationner votre véhicule, les petites rues adjacentes au Terreiro do Paço sont vite prises d’assaut

Un peu de patience et de bonne humeur pour entrer du bon pied en 2016 après lemagnifique feu d’artifice.

Sachez aussi que les portugais mangent un grain de raisin sec, dénommé « sultana », pour chaque coup de minuit. Le feu d’artifice n’empêchera pas les lisboètes de plonger la main dans leur réserve de grains pour sacrifier à la tradition : c’est un porte bonheur.

Les Docas -plus à l’ouest- Cais do Sodré, Bairro Alto et avenue 24 de Julho seront les lieux de prédilection pour continuer la fête. Sans oublier le Parc des nations, la Lisbonne contemporaine, à l’est.

Du 1er au 3 janvier,  l’entrée en 2016 se prolongera sur le Terreiro do Paço avec ce programme, mais cette fois sans feu d’artifice.

Le 1 janvier, À  17h30, musique classique avec l’orchestre  Sinfonietta de Lisboa, suivi à 18h15 d’un spectacle avec deux grands noms du fado actuel, Carminho et António Zambujo. Deux talentueux interprètes du fado remis au goût du jour.

Le 2 janvier, à 22 heures retour de l’animation nocturne avec le groupe D.A.M.A., suivi á minuit par un set de Dj’s :  Dj’s RFM (DJ Rich + DJ Mendes).

Les fêtes termineront le 3 janvier avec à 11 heures, l’orchestre Geração, un orchestre de jeunes, suivi par l’excellente Fanfare symphonique de la police, The Movies Music Festival.

Une programmation de la Municipalité de Lisbonne.    

                                        Bonne Année.  Bom ano 2016

http://www.cm-lisboa.pt/

 

La place du Terreiro do Paço le 31 décembre.


Concerts et feu d'artifice pour la fin de l'année

Le sapin et la lune

Le sapin change de couleurs et de lieux tous les ans à Lisbonne

les rues illuminées de Lisbonne en fin d'année.

Une décoration subtile et légère.

Étoile et arche de la Rue Augusta

Un passage obligé vers le Terreiro do Paço par la rue Augusta

 

 

 

La crèche se dit  Presépio en portugais , du latin praesium.  A l’origine les deux mots veulent dire mangeoire, et par extension lieu de naissance de l’enfant Jésus dans la tradition Chrétienne. La crèche est très présente dans le noël portugais, et il n’est pas rare qu’un commerçant préfère reconstituer la nativité dans sa vitrine que d’y placer sapin et père noël.

Mais on sait moins que le presépio fut élevé au rang d’art par les rois, les nobles et les religieux du XVIe au XIXe siècle. Très différent des crèches Italiennes, par leur verticalité et par l’usage quasi exclusif de la terre cuite (argile parfois), ils possèdent des particularités extrêmement intéressantes du point de vue artistique.

A tel point que le musée des beaux-arts de Lisbonne (MNAA-Musée des Arts Anciens) a décidé de consacrer une exposition permanente à sa collection précieuse de crèches, sauvées de la destruction après l’extinction des ordres religieux, à la fin du XVIIIe siècle, début du XIXe.

Les 25 sculptures ou ensemble sculptural exposés dans le palais du musée rue Das Janelas Verdes (quartier Santos), permettent de reconstruire l’évolution des crèches au cours des siècles.

Les crèches des palais, des maisons nobles ou des couvents étaient dissimulées à la vue des curieux  et enfermées dans des armoires ou des coffres, pendant 11 mois de l’année. A l’avent– le mois qui précède la naissance de Jésus- elles étaient ouvertes et provoquaient l’admiration, par la profusion des couleurs, la dimension parfois monumentales– certains presépios contenaient 500 pièces- et le réalisme des sculptures.  Cette manière de placer ces crèches dans ce que l’on appelait des « maquinetas » (systèmes, appareils), a permis la conservation  de ce patrimoine jusqu’à nos jours, et contribué probablement au mystère de la nativité.

Le musée expose des fragments d’un presépio datant du XVIe siècle, le plus ancien trouvé à ce jour.

La crèche portugaise a cette autre particularité d’être en terre, il s’agit d’un travail de sculpture peinte, d’une grande maitrise de l’art figuratif. Les sculpteurs savaient mettre en perspective, jouant sur la monumentalité des « maquinetas », et sur la taille des personnages pour renforcer la profondeur de champ. Ils mettaient un soin particulier á réaliser les détails des vêtements, des outils, des coiffures.

                                  L’exposition permanente du Musée des Beaux-arts permet aussi de comprendre que l’adoration des rois mages n’a pas toujours existée. Dans la plupart des presépios, ils chevauchent en direction de la crèche, en procession élégante, venant d’une contrée mal identifiée, sur leurs magnifiques montures.  Ils mettront un siècle- peut être plus- à arriver sur le devant de la scène. Peut être qu’alors les rois ont voulu symboliquement se valoriser en se représentant en riches adorateurs.

On ignore en effet quand un artiste s’est enhardi à placer les rois mages, Gaspard, Balthasar et Melchior autour de la mangeoire céleste. Les rois mages vont finir par s’imposer dans notre imaginaire, aujourd’hui toujours représentés aux pieds du fils du charpentier.

Le musée possède aussi un magnifique exemplaire d’une crèche rococo, au décor naturaliste, parsemé de fleurs, de fruits et de coquillages, et où les jeux de miroirs permettent de raconter la naissance et l’adolescence de Jésus en préservant et le mystère et la pudeur (on ne peut voir la scène de la circoncision qu’au travers d’un jeu de miroirs). Une sorte de maison de poupées délicate et mystique.

Un merveilleux Balthasar, unique personnage noir de toute la scène de la nativité, jette un regard goguenard sur ces scènes aussi familières qu’étranges.

Dans Lisbonne, on peut voir un presépio de grande dimension dans son armoire d’origine (la « maquineta »), au Musée des azulejos (XVIIIe siècle). A la Basilique d’Estrela (quartier Estrela), on peut voir  le préféré des Lisboètes : le presépio de Maitre Machado de Castro. Le sens admirable du théâtre que possédait ce sculpteur, son talent de coloriste, donnent une autre dimension aux personnages populaires représentés (XVIIIe). Le baroque explose de splendeur, et ces scènes de terre cuite et peinte possèdent toujours leur pouvoir d’enchantement.

 

MUSEU NACIONAL DE ARTE ANTIGA
Rua das Janelas Verdes
1249-017 Lisboa
Portugal
Tel.: +351 213 912 800
Fax: +351 213 973 703
geral@mnaa.dgpc.pt

http://www.museudearteantiga.pt/

 

La place du Terreiro do Paço le 31 décembre.


Concerts et feu d'artifice pour la fin de l'année

Le sapin et la lune

Le sapin change de couleurs et de lieux tous les ans à Lisbonne

les rues illuminées de Lisbonne en fin d'année.

Une décoration subtile et légère.

Étoile et arche de la Rue Augusta

Un passage obligé vers le Terreiro do Paço par la rue Augusta

 

 

 

 

Noël occupe une place particulière dans le cœur des Portugais. La « consoada », le réveillon, est un moment privilégié, qui a encore aujourd’hui gardé un esprit de famille. Il faut dire que le repas de noël est pantagruélique. Il faut notamment s’intéresser aux desserts : c’est une profusion de douceurs, et dans toutes les bonnes maisons qui se respectent, on dresse une table spécifiquement pour les présenter. On retrouve cette tradition dans les magasins, qui montent un étal spécial pour vendre leurs gâteaux.

Le gâteau des rois, Bolo Rei, tel que servi au Portugal est fait selon une recette du bord de la Loire, importée au début du XIXe siècle. Plusieurs pâtissiers revendiquent son importation depuis… Paris. Quoiqu’il en soit, ce gâteau est à la fois semblable et très différent de celui des Français. Et puis pour faire bonne figure, les Portugais ont inventé un Bolo Rainha, un gâteau des reines, où dominent les fruits secs typiques de la saison.

Les « mendiants » (les fruits secs) d’ailleurs sont toujours très en vogue : noix, amandes, figues, figues fourrées, noisettes, pignons de pin…. Sans oublier les raisins secs, qui portent le joli nom de « sultanas », les sultanes. Il vous en faut douze au moins, à avaler un par un aux douze coups de minuit, au réveillon du nouvel an.

Pour que notre tour gourmand soit complet, sachez que le plat d’excellence des réveillons de fin d’année-principalement à noël-est la morue. On la mange d’ailleurs dans son plus simple appareil, bouillie, servie avec des œufs durs, du chou portugais, et des pommes de terre. Cela peut paraitre un peu frugal, mais ainsi va la tradition. Et n’hésitez pas à en parler à un Lisboète : il se pincera aussitôt l’oreille pour indiquer combien ce mets est le fin du fin.

Question animations, la Mairie de Lisbonne propose toute une série d’événements pour les fêtes.

Juste avant noël, on peut voir la projection sur les arcades de l’immense place du Terreiro do Paço (Baixa, Bord du Tage), un spectacle de vidéo mapping.  Il était cette année consacré aux légendes de noël. La patinoire– entrée 5 €- restera ouverte  jusqu’au 31 janvier.  Un marché  de noël avec des animations pour les enfants s’est installé sur la place de la mairie, à 100 mètres (ouvert jusqu’au 24 décembre).

La nuit du 31 décembre, que l’on appelle « passagem », passage, un concert à partir de 22 heures sur le Terreiro do Paço,  suivi d’un feu d’artifice, tiré du Tage à minuit. Les connaisseurs cherchent un point élevé dans Lisbonne, pour pouvoir voir l’ensemble des feux d’artifice tirés en même temps, notamment celui de Cacilhas/Almada, sur la rive sud du Tage, en face du Terreiro do Paço.

Les fêtes se prolongeront le 1er,  le 2 et le 3 janvier avec des concerts en fin d’après-midi.

JOYEUSES FÊTES

La magie de No]el orchestrée par la municipalité de Lisbonne

Une rue du quartier Chiado et les illuminations de noël.

L'étoile dans la Baixa de Lisbonne

Un sapin dans un quartier de Lisbonne

Le tram rouge circule sur la place Terreiro do Paço au moment des fêtes de noël.

village underground quartier du Calvaire

 

                               Village Underground Lisbonne peut de loin faire facilement penser à une casse automobile, ou à un accident provoqué par des géants. Dans la réalité, Village Underground Lisbonne est un lieu de travail partagé et un espace culturel. Situé dans le quartier est de Lisbonne, à prooximité du Tage, sous le pont du 25 avril, le Village Underground que tout le monde appelle « VU » à le look londonien avec ses bus à impériale, ses conteneurs enchevêtrés et ses couleurs vives. Rien que de plus normal puisque Mariana, à l’origine du projet, a ramené l’idée de la capitale Anglaise ou elle a vécu quelques temps.

La jeune femme a bataillé ferme pour obtenir l’emplacement, juste derrière le musée de la Carris (les bus et tram lisboètes), récupérer des vieux bus et des conteneurs et tout mettre en fonctionnement. Depuis l’espace a pris forme, et le Village est désormais un incontournable de la vie culturelle de Lisbonne. Ateliers de créateurs de mode, bureau d’écrivains ou d’avocats, troupe de théâtre, designers y louent des espaces pour montrer leurs créations ou peaufiner leur trouvaille.  Les petites collections de vêtements par exemple y trouvent un espace à leur mesure. Les conteneurs peuvent être partagés en bureaux pour quatre personnes.

La cafeteria de l’endroit s’est installée dans un vieux bus. On y sert des en-cas, des salades, des gâteaux. Le « Vu » sert aussi un brunch copieux, qui s’est taillé une bonne réputation. Il n’est servi que le samedi, mais permet l’incursion dans le quartier du calvaire.  Le Village organise des événements au long de l’année : et entre deux animations place à la fête avec les DJ qui comptent. C’est aussi un lieu agréable pour profiter des belles soirées, en été comme en hiver.

Le Village Underground est voisin de Lx Factory, un autre lieu branché de Lisbonne.

On aime

L’emplacement, la bonne ambiance. L’originalité. Le brunch du samedi est copieux, pour 12,50€.  La location de bureaux « différents ».

On aime moins

L’éloignement du centre ville.

 

Village Underground et ses bus colorés

Un bus à étage très coloré qui sert de bureau au Village Underground Lisbonne.

En attente de rénovation

Un vieux bus sur le point d'être aménagé au Village Underground

Bureau au Village Underground Lisbonne

Un bureau original dans un conteneur restauré

Le voisinage de Lx Factory

Depuis le Village Underground on peut se rendre à LX Factory en 5 minutes