Enfants, amusez-vous à Lisbonne!

C’est l’unique mot d’ordre de l’album  “ Lisbonne amusante ” publié par les éditions « Caminho das palavras ».

Cet album s’adresse aux enfants entre 5 et 12 ans ,  qui viennent visiter la capitale portugaise avec leurs parents.

Lutter contre l’ennui qui gagnent les plus jeunes quand leurs parents les emmenent déambuler dans les ruelles ou visiter les musées et les palais, activités qui peuvent facilement lassés les enfants.

Un enfant est un enfant…et pour les amuser tout en les aidant à s’informer sur l’histoire et la culture de Lisbonne, et en apprendre plus sur les histoires, petites et grandes qui font son charme, l’album « Lisbonne amusante » propose coloriages, dessins et rapports d’observations pour les gamins. une visite peut ainsi être prolongée par un peu de recherche, de la réflexion ou un dessin.  il sera facile de récompense rle plus rapide ou le plus pertinent!

Terminer la construction du Pont 25 avril, découvrir quel est le symbole de la ville, deviner quels sont les ingrédients qui composent le délicieux « pastel de Belém »….il y a totues sortes de  devinettes  dans « Lisbonne amusante »

L’album fait appel à l’imagination des enfants. Les énigmes comportent plusieurs niveaux de complexité: dessiner mais aussi calculer par exemple, pour plaire aux différents âges.

On peut aussi s’amuser à coller étiquettes et billets des lieux de visites .

Les 64 pages et la couverture cartonnée couleur bleu océan font de l’album un ouvrage facile à transporter et à manipuler. Les enfants auront plus l’impression de transporter avec eux un album à colorier qu’un livre savant.

L’ouvrage existe en trois langues : français, anglais et portugais. Ila été conçu et réalisé par Andreia Ribeiro et Alberto Faria, publicitaires et créatifs d’excellente réputation.

Il est vendu au prix de 9,90 €

http://www.caminhodaspalavras.com/

Lisbonne Amusante copie

 

goélette 4 mâts Santa Maria Manuela

C’est un fameux voilier… le  Santa Maria Manuela est l’un des anciens morutiers portugais. La magnifique goélette à 4 mâts est née en 1937. Aujourd’hui elle est reconvertie en voilier de loisirs et de recherches,.

Au début du XXe siècle, la pêche à la morue est relancée au Portugal par l’État nouveau d’Antonio Oliveira Salazar, qui veut satisfaire les besoins en protéine de la population.

C’est la « Faina maior », la grande pêche, réalisée par  quatre voiliers, sister-ships, c’est-à-dire des voiliers identiques. Ils formaient  alors « la flotte blanche », nommée ainsi  en raison des voilures blanches triangulaires caractéristiques de ces voiliers. Machines de guerre économique, ces goélettes étaient longues et profondes : l’objectif était de remplir à ras-bord les soutes de cabillaud– la morue quand elle est poisson frais.

Outre le Santa Maria Manuela, le Creoula navigue toujours : il appartient à la marine portugaise et sert à l’entrainement des marins. Une autre Sister-ship, l’Argus, est amarrée à Gafanha de Nazaré dans l’attente d’un repreneur pour sa rénovation. Une goélette plus ancienne, la Gazela Primeiro, a été vendue en 1971 à l’organisation américaine « The Philadelphia Ship Preservation Guild ».

La Santa Maria Manuela a  été rachetée il y a quelques années par le groupe Jeronimo Martins, rénovée soigneusement  à l’identique, et adaptée pour permettre des croisières thématiques.

Le voilier SMM offre des conditions très acceptables- la rénovation des cabines et l’adjonction de salles de bains privatives ont apporté une notion de confort que les anciens morutiers n’auraient même pas pu imaginer.

Surtout les croisières proposées respectent une philosophie bien particulière : les voyages se font à la voile, sauf pour les manœuvres en port (la dimension et le poids du voilier l’apparente à un tanker !), et c’est l’occasion de prêter main forte à l’équipage. Apprendre à barrer au gouvernail, à hisser les voiles, à faire des nœuds marins et bien d’autres choses encore. Aucune obligation, mais les coups de main sont très appréciés.

Le Santa Maria Manuela propose des voyages à thèmes : plongée sous marine au Cap-Vert, découverte de Funchal la capitale de l’île de Madère, ou encore, la pêche à la morue, exactement comme elle se pratiquait il y a un siècle.

Le SMM possède encore ses dorisses (dóri en portugais), petite embarcation en bois, larguée autrefois dans les eaux gelées de Terre Neuve et du Groënland. Les pêcheurs y restaient seuls durant des heures pour harponner le cabillaud. Parfois la brume et les icebergs les empêchaient de retrouver le voilier : de nombreux pêcheurs ont ainsi disparu à jamais.

Les conditions de pêche étaient extrêmement difficiles. Aujourd’hui bien sûr ,rien de tout ça : l’expérience est fort bien contrôlée, et sans danger. Le départ se fait à Tromso, Norvège, en Arctique (note : la croisière pêche à la morue est complète en 2018).

Quand il ne renoue pas avec son passé de légende, le voilier SMM participe à la Tall Ship Races (14 au 17 Juillet ; entre l’Angleterre et le Danemark ; 21 à 26 juillet entre Esbjerg et Stavanger (Danemark- Norvège) et du 29 juillet au 3 août entre Stavanger et Harlingen (Norvège- Hollande), étapes ouvertes aux croisièristes. Une expérience exceptionnelle.

Et lorsqu’il ne navigue pas en croisière ou qu’il ne participe pas à des compétitions ou à des évènements culturels, le beau quatre mâts prend part à des missions de recherche. 

Toutes les options sont détaillées sur le site du SMM

https://www.santamariamanuela.pt/pt

Avec 120 € par jour/ par personne, les prix sont très compétitifs. Il s’agit d’un prix indicatif, adapté conformément aux nombreuses options proposées.  (n’incluant pas les voyages transferts et hôtels de départ et arrivée).

Quant à la Sainte qui donne son nom au magnifique voilier, il s’agissait en fait de l’épouse du premier armateur du voilier, Vasco Albuquerque d’Orey. Elle s’appelait  Maria Manuela de Sampaio d’Orey. Elle donna 11 enfants au richissime homme d’affaires, un statut de vraie sainte !
Bienvenue à bord!

Le SMM

Un fameux 4 mâts: le Santa Maria Manuela

le Santa Maria Manuela voilier de croisière

Le Santa Maria Manuela est fier de toujours battre pavillon Portugais.

Le voilier morutier a été sauvé du démantèlement
voilier de croisière

Pont et coursives d'un voilier construit en 1937.

le santa Maria manuela est authentique et propose des croisières "à la carte"
voilier morutier

La sécurité à bord va bien au-delà des cendriers.

Confort du Santa Maria Manuela

La salle à manger et les espaces d'habitation ont été récemment refaits

Confort du Santa Maria Manuela

Les couchettes du Santa Maria Manuela

La simplicité n'enlève rien au confort et aux commodités pour des croisières authentiques
Le SMM équipé

Les voiles de la goélette 4 mâts ne dispensent pas de la technique moderne.

Navigation en toute sécurité à bord du Santa Maria Manuela.
le SMM un voilier ancien morutier

La cloche d'origine du voilier morutier.

Lors des campagnes de pêche à la morue, la cloche donnait le signal du retour à bord des dorisses.
Goélette de croisières santa Maria Manuela

Un équipage compétent et sympathique

À bord du  Santa Maria Manuela l'hospitalité est à l'honneur.
croisière à bord du Santa Maria Manuela

Les dorisses, embarcations en bois pour la pêche à la morue.

Des croisières permettent d'expérimenter la pêche traditionnelle du cabillaud à bord des élégants dorisses.
Cerdeira une ferme ancienne modernisée

La montagne d’Estrela dans le massif central portugais, se couvre de neige en hiver…et sa petite station de ski fait le bonheur des amateurs du sport. Bien sûr, rien de comparable avec les grandes stations accessibles depuis le Portugal, les Pyrénéennes au nord (France/Espagne) ou la Serra Nevada au sud (Espagne). Mais la Serra de Estrela, plus haut sommet du Portugal continental – dans la réalité c’est le Pico, sur l’île de Pico aux Açores,  qui détient le record- propose un décor superbe. S’y promener, hiver comme été,  est la garantie de prendre un bon bol d’air, et de faire des balades revigorantes.

Il faut suivre la route sinueuse qui grimpe jusqu’à Manteigas, et traverse l’ancienne vallée glaciaire, pour ressentir toute la puissance de la Serra d’ Estrela

La Serra d’ Estrela et ses vallées offrent de multiples possibilités de se divertir, que l’on soit amoureux de paysages ou désireux de se reposer au grand air.

Versant ouest, se trouve Seia, petite ville connue pour son festival de cinéma consacré à l’environnement : CineEco qui se déroule en 2018 du 13 au 20 0ctobre.

Lisbonne-affinités y recommande un logement en tourisme rural (catégorie patentée) :  la Quinta da Cerdeira.

La Quinta- ou domaine- est composée d’un corps de bâtiment en pierre reconstruit à l’identique de la ferme ancienne qui s’y trouvait auparavant. Un architecte a permis d’agrandir l’habitation qui dispose désormais de six chambres doubles, toutes équipées de salle de bains privées. Des chambres confortables, au décor épuré, sans extravagance tape-à l’œil.

Les pièces communes autour de la cheminée sont très agréables, et le bâtiment est équipé d’internet.

La Quinta da Cerdeira propose à la commande des repas servis sur la grande table du séjour, pour six personnes minimum. Un menu copieux,  composé de recettes traditionnelles confectionnées avec les produits régionaux. Une bonne option bien pratique pour profiter pleinement du cadre enchanteur, alors que le hameau de Maceira où se trouve le domaine est à 6 km du centre de Seia.

Au  petit déjeuner inclus dans le prix de la nuitée, Elio le propriétaire, vous servira entre autre du fromage élaboré sur le domaine. La bergerie est située tout près et prendre part à la fabrication du fromage est l’un des projets élaborés par Elio pour animer la ferme.

Les bus de Rede Expresso desservent la petite ville de Seia. Les taxis peuvent vous emmenner à la Quinta, ou bien, lee propriétaire peut venir vous chercher (sur commande). Elio qui connait très bien la région organise aussi des tours à la carte et des visites dans la région. La simplicité, la gentillesse et l’hospitalité sont des valeurs privilégiées à la Cerdeira.

Prix de la nuit pour deux personnes petit déjeuner inclus : 75 €

Deux nuits : 125 €. Le repas: 25 € par personne tout compris.

Contact :

Tél: 351 238 390 017
portable: +351 919 439 745  quintadacerdeira@gmail.com

http://www.quintadacerdeira.pt/

tourisme rural Seia

Une des six chambres de la Quinta da Cerdeira.

Simple et de bon goût, le confort y est total.
chambre double

Des lits moelleux et un environnement reposant

simple et complète, la salle de bains aux tons joyeux.

Les chambres de la Quinta da Cerdeira sont bien équipées

le dîner est servi dans la salle commune

Des repas pantagruéliques sont servis à la demande et pour six personnes


L'occasion de goûter aux spécialités locales, sans avoir à ressortir: un vrai plus de ce logement touristique
dessert gourmand. Quinta da Cerdeira

Crème brûlée...parfaitement réussie: un must

au pied de la Serra d'Estrelaa

Une ferme bien aménagée où il fait bon se détendre au milieu des prairies et des forêts.

tourisme rural ferme de la Cerdeira

La petite maison dans la vallée.

à goûter absolument le fromage de la Serra.

Les brebis qui paissent sur le domaine donnent un lait délicieux pour un fromage au caractère bien trempé.

Bâteau Moliceiro sur la Ria d'aveiro

Pour la 3e étape du Voyage au centre du Portugal, retour vers l’Océan- jamais bien loin il est vrai au Portugal. C’est à Aveiro et Ilhavo que se cachent de belles surprises.  Lagunes, architecture, céramique de réputation internationale, des haltes réconfortantes et reconstituantes : un centre nord qui vaut le détour.

Avec la complicité de Simply B, une agence de voyage qui propose un parcours dans la région centre à la carte, et qui ne manque pas de surprises.

http://www.simplyb.pt/

https://www.facebook.com/simplyb.pt/

 

Costa Nova

Costa Nova, ce sont des rayures et des couleurs. Celles qui recouvrent les maisons de pêcheurs, qui parfois leurs appartiennent encore. En façade sur la Ria (lagune) d’Aveiro, le village de Costa Nova près d’Ilhavo/Aveiro est né avec l’ouverture de la barre de la lagune en 1808. Une ouverture maritime qui a permis aux pêcheurs de s’installer sur la ria de Aveiro, et de rejoindre rapidement l’océan. Les maisons, les palheiros, étaient à l’origine des entrepôts et des hangars pour ranger le matériel et stocker le sel, l’une des richesses de la lagune, domestiquée en partie par des salines. Aujourd’hui, ces hangars sont des maisons coquètes, qui constituent un ensemble architectural très intéressant et coloré.

Costa Nova devenue station balnéaire, possède encore un marché aux poissons bien fourni : la mer est si proche. On peut y acquérir en saison l’une des spécialités locales : les anguilles.

http://www.cm-ilhavo.pt/

lagune d'Aveiro

Le paysage de la Ria d'Aveiro

maison typique de Costa Nova près d'Aveiro

Les Palheiros, les anciennes maisons de pêcheurs sont la fierté de Costa Nova

Rayées bleues, jaunes, vertes ou rouges les pimpantes maisons de pêcheurs de Costa Nova sont d'anciens hangars.

Costa Nova au Portugal

Un détail charmant sur la façade d'une maison de pêcheur de Costa Nova.

Marché aux poissons de Costa Nova

Un étal au marché de poissons de Costa Nova, très réputé.

Anguilles

En saison des anguilles de la lagune d'Aveiro au marché aux poissons de Costa Nova

Costa Nova station balnéaire prisée

Détail.Palheiro (maison de pêcheur) de Costa Nova sur la Ria d'Aveiro.

Ilhavo

Avant de quitter la côte , un détour s’impose par Gafanha da  Vagueira, pour une halte gastronomique et réconfortante, au « Mare ». Son nom dit tout : les produits sont pêchés là juste devant, enfin non loin.

Ne pas goûter à la caldeirada du Mare serait une hérésie. La caldeirada est une sorte de bouillabaisse, du moins ce plat suit le même principe : des morceaux de poissons, pas forcement les plus nobles, mais qui parce qu’ils sont marinés puis cuits comme un pot au feu vont donner toute la subtilité au plat. Vin blanc, tomates, poivrons, oignons, ail et huile d’olive subliment le tout.

Au restaurant Mare, les portions sont généreuses, les plats du jour bien pensés, et la viande n’y est pas un ennemi.

caldeirada ou bouillabaisse

restaurant Mare à Ilhavo

https://www.facebook.com/mareginbar/

Après cette délicieuse halte, et requinqués après une balade sur la plage, direction Ilhavo.

Depuis Costa Nova il faut compter  vingt minutes de voiture, un court trajet pour enjamber la Ria de Aveiro, puis le Rio Boco. Ilhavo est connu, entre autres, pour son lien avec la céramique et la porcelaine. La maison  Vista Alegre , l’un des groupes les plus importants de la céramique décorative en Europe, y est née.

Aujourd’hui on peut visiter le musée de Vista Alegre, qui jouxte la fabrique toujours en activité.

Les bâtiments du domaine de Vista Alegre ont été construits au début du XIXe siècle. Les propriétaires avaient acheté la chapelle qui date, elle, du  XVIIe siècle.

Les anciens fours, les ateliers de peinture, les objets de décoration, les collections art déco ou contemporaines permettent de comprendre l’importance de l’usine. Un quartier, le hameau de Vista Alegre, destiné aux ouvriers peut également être visité.

L’ensemble a été restauré entre 2014 et 2016 et adapté aux conditions modernes de visite. A noter la très jolie boutique qui permet d’acquérir l’une ou l’autre pièce maitresse des collections Vista Alegre.

Le complexe Vista Alegre est complété par un Hôtel cinq étoiles

Son raffinement est une prolongation des délicates porcelaines de la célèbre marque. Mais sa modernité est suffisamment discrète pour ne pas heurter l’architecture de l’ancienne fabrique. Le hall du Vista Alegre Hôtel permet d’ailleurs de voir d’anciennes murailles et une vieille fontaine qui ornaient l’endroit, grâce à des parois en verre.

L’hôtel Vista Alegre est truffé de pièces de vaisselle ou de décoration, blanches, en sculptures audacieuses, ou en élément de signalétique. Des clins d’œil originaux qui rappellent sans cesse le lien avec le label de porcelaine.

C’est un 5 * qui ne démérite pas de son classement (groupe Montebelo) : accueil plus que cordial, chambres spacieuses, disposant, fait rare donc notable, d’une longue table pour pouvoir poser toutes ses affaires, et notamment les ordinateurs (bonne quantité de prises électriques qui n’obligent pas à des contorsions d’acrobate !). Un mobilier en bois aux lignes épurées.

Piscines (extérieure et intérieure), spa, salle de gym…. Un très bon niveau d’hôtellerie.

L’Hôtel jouxte le complexe muséologique.

https://vistaalegre.com/pt/t/vaa_HotelVistaAlegre_Hotel-1

Vista Alegre porcelaine

Le musée Vista Alegre de Ilhavo.

L' usine de porcelaine du groupe produit toujours
Musée de la porcelaine du groupe Vista Alegre

L'élégance des porcelaines Vista Alegre

Ilhavo et son musée d ela porcelaine- Vista Alegre

Du cristal pour un raffinement exquis.

Vista Alegre

Des oeuvres d'art exposées dans le musée Vista Alegre d'Ilhavo

décoration moderne pour les salons de l'hôtel Vista Alegre

L'hôtel Vista Alegre qui jouxte le musée de la marque offre le confort raffiné d'un 5 étoiles.

La porcelaine et la céramique sont omniprésentes pour un décor original
hôtel vista alegre à Ilhavo

Chambres spacieuses, au décor discret, mobilier en bois et tons chaleureux.

La porcelaine Vista Alegre est partout à l'hôtel

Même les nº des chambres sont en porcelaine.

Vista Alegre hôtel 5 étoiles

Hall du Vista Alegre hôtel

On joue à plein la carte  de la porcelaine. Les hôtes évitent de courir en tous sens.
Chapelle Notre dame de Penha da França à Ilhavo

Dans la chapelle du XVIIe siècle qui jouxte le musée Vista Alegre,  de magnifiques azulejos

La signature de l'auteur des azulejos se cache dans le décor. Saurez-vous la trouver?
Vista Alegre hôtel

Un magnifique escalier relie l'hôtel Vista Alegre au musée de la porcelaine.

Aveiro

On lui attribue le surnom de Venise du Portugal : à part les canaux, la comparaison s’arrête là, et d’ailleurs ces canaux n’ont pas grand-chose à voir avec les voies liquides de la Serenissima.

Construite sur la lagune, la Ria, la ville d’Aveiro ne manque pas de charme, avec ses maisons art déco, et surtout ses fiers moliceros.

Ces bâteaux typiques servaient à l’origine au transport des algues que les mariniers, les moliceiros, allaient chercher sur la lagune. D’autres barques servaient elles au transport du sel, l’une des grandes activités économiques de la région.

Se promener à bord d’un moliceiro nonchalant est une expérience reposante.

Aveiro où il fait bon déambuler réserve bien d’autres surprises. Parmi celles-ci, l’Université. Le campus est composé de bâtiments construits par quelques-uns des architectes Portugais  les plus notables , à la réputation internationale.

Bibliothèque, campus, département de céramique,  parc technologique… des dizaines d’édifices remarquables et fonctionnels, qui constituent un concentré du génie architectural de l’école portugaise.

Une sorte de musée à l’air libre, mais dans lequel on travaille et on étudie.

Le campus construit comme une petite ville a le mérite supplémentaire d’être bordé par les salines. A une courte distance du centre d’Aveiro, ont peut également utiliser le système Buga – bicyclettes gratuites- pour s’y rendre.

N’oubliez pas de vous munir d’ovos molos, des œufs mous, une autre spécialité gourmande d’Aveiro.

pour une sortie sur les canaux , Cal do Oiro

http://caledooiro.com/

pour en savoir plus sur la région d’Ilhavo et d’Aveiro

http://www.centerofportugal.com/pt/posto-de-turismo-de-aveiro/

bateau moliceiro

Un Moliceiro, embarcation typique de la Ria d'Aveiro

Moliceiro embarcation typique d'Aveiro

Quand Aveiro a des airs vénitiens.

La lagune d'Aveiro le soir venu

Thèmes impertinents et religieux se croisent à la poupe des beaux moliceiros, embarcations typiques d'Aveiro

Moliceiro

Détail de moliceiro

moliceiro et son conducteur

Les bâteliers aguerris de la Ria d'Aveiro promènent les touristes

peinture naive sur moliceiro

Détail de Moliceiro. Boîte à trésors?

Amandes offertes à Pâques

Amandes en quantité, dans les rayons des boutiques et des supermarchés.  De quoi surprendre ceux qui sont habitués au chocolat de Pâques- poissons, cloches ou lapins-  ou aux œufs remplis de liqueur.

On trouve sur les étals des boutiques et des supermarchés au Portugal, des dizaines et des dizaines d’emballages contenant les amandes : au sucre,  au chocolat, à la praline, blanches, colorées.

Une orgie d’amandes dans la plus pure tradition de Pâques qui n’a pas pris une ride.

L’amande est, tout comme l’œuf,  le symbole de la fertilité, de l’abondance, celle que promet le printemps qui arrive, porteur de renouveau, et de belles moissons futures.

C’est un gage de bonheur. Les Romains offraient des amandes roulées dans le miel à leurs invités. A l’époque médiévale, elles avaient aussi une grande valeur.

Grâce aux Portugais, la canne à sucre a été implantée au Brésil (et aux Antilles). Le sucre  devient alors abondant en Europe, et les amandes en profitent, les couches de sucre qui les recouvrent adoucissant l’aspect un peu rugueux de l’amande, et sa pointe d’amertume.

Amandes au sucre

Les Amandes au sucre de Moncorvo.

Au Portugal, une ancienne tradition vient d’être reconnue comme IGP, origine géographique protégée, par la commission de Bruxelles. Les amandes au sucre sont fabriquées artisanalement à  Torre de Moncorvo, dans la région de Bragance. Les amandes après avoir été pelées sont torréfiées, puis recouvertes de couches successives de sucre. Les amandes ainsi préparées sont hérissées de petits picots : les filaments de sucre restent accrochés par les dés à coudre dont les ouvrières- les recouvreuses- munissent leurs doigts pour se protéger. Le fruit déguisé a alors l’aspect d’un oursin blanc (il existe des variétés marron et noires, au chocolat).

Un travail long et fastidieux, devenu rare, et  qui vaut bien une bonne protection. Et qui vaut aussi un voyage en gourmandise.

Les dragées françaises, procédé inventé à Verdun au XIIIe siècle, sont connues et appréciées également des Portugais. Mais alors qu’en France on associe les dragées aux mariages et baptêmes (fertilité), au Portugal, même si cette pratique existe aussi, c’est surtout à Pâques  que se concentre la consommation.

Bien que très appréciée l’amande portugaise ne représente que 0,17 % du marché mondial, dominé par les USA : 80 % de la production.  Le Portugal doit donc importer les amandes.

La légende de la princesse nostalgique

Lorsque l’Algarve était connu sous le nom de Al-Garb régnait à Xelb  (Silves) un jeune roi maure. Il s’éprit d’une princesse blonde du nord. Ils furent heureux, mais bientôt Gilda dépérit. « Elle se languit des neiges de son Nord natal » expliqua alors un conseiller du roi. Pour guérir sa belle, le jeune roi fit alors planter des amandiers sur son royaume afin que les pétales blancs viennent en tombant au printemps rappelle la neige de son épouse.  Ainsi, ils vécurent heureux et longtemps, attendant chaque année le retour du printemps et les flocons des fleurs  d’amandiers.

Joli non ?

Amandes au sucre

Spécialité portugaise à Pâques.

paysage de la Serra do Açor. Piodão Portugal

Pour la deuxième étape du voyage au centre du Portugal, on quitte l’élément liquide, l’océan Atlantique,  pour se rapprocher de l’élément minéral.  Direction le cœur du centre, une vaste région, de Coimbra l’universitaire, aux villages de schiste du massif central, et jusqu’à Estrela, serra magnifique. Lisbonne-affinités a suivi les conseils de Simply B, une agence de voyage qui  développe un tourisme responsable au centre du pays.

http://www.simplyb.pt/

http://Facebook: https://www.facebook.com/simplyb.pt/

Coimbra

Tout commence à Coimbra, ville universitaire- berceau intellectuel du Portugal- mais aussi ville romantique. C’est en effet ici que l’on raconte la légende d’Ines de Castro, la reine morte, la reine amoureuse qui n’était pas reine. À la  « Quinta das Lagrimas » on a choisi ce thème romantique pour décorer l’hôtel 5*, et aménagé un vaste parc lui aussi très romantique. A ne pas manquer les tableaux, sculptures, enluminures et manuscrits rassemblés dans cet hôtel de charme : Ines de Castro est bien présente, et il règne comme un parfum de mystère.

www.quintadaslagrimas.pt

Rua Antonio Augusto Gonçalves. tel 239 802 380

Coimbra est construite en hauteur, et l’université domine le Mondego. Au centre ville, facile d’accès par les rues piétonnes et commerçantes, une halte gourmande : « No Tacho ». Le « tacho », c’est la gamelle, le plat. Et ici un minuscule restaurant – quelques tables- sous la houlette du chef Victor Oliveira. Nous y avons dégusté un cochon de lait braisé, une spécialiste des environs de Coimbra (Melhadas). La carte du « no tacho » va bien au-delà, et les spécialités et « petiscos » ( petits plats ; encas) sont délicieux.

https://www.facebook.com/notacho/

rua da moeda nº20. tel 911 925 961/ 239 197 830

Il faut prendre le temps de visiter Coimbra, s’imprégner de l’ambiance particulière qui règne dans cette ville universitaire, vibrante et remuante. Jeune quoi !

Piodão l'un de splus beaux villages portugais

Piodão, village crèche du Portugal

Piodão

Frappé du sceau de « plus joli village de Portugal », Piodão est un incontournable dans la région centrale du Portugal. Malgré son étiquette qui le consacre et le rend très attrayant- et donc parfois un peu envahi de visiteurs- le village a beaucoup de charme. Situé en cul-de-sac, adossé  à la Serra do Açor, Piodão a les allures d’une miniature, avec ses maisons de schiste serrées autour d’une étonnante église blanche. Son  portail est entouré de deux clochers coniques, résultats d’une intervention architecturale des XVIIIe et XIXe siècle.

A proximité de l’église un mini musée ethnographique qui permet de comprendre la vie rude des pasteurs autrefois nombreux dans la région en raison de l’abondance d’eau garantissant de verts pâturages.

http://www.cm-arganil.pt/visitar/espacos-turisticos/nucleo-museologico-do-piodao/

Le dédale des ruelles traverse l’architecture montagnarde typique Une soixantaine de personnes vivent à l’année dans le village qui est recensé comme village historique

http://www.aldeiashistoricasdeportugal.com/

Sur la minuscule place du village de Piodão, se trouve le Fontinha, restaurant d’apparence simple, tenu par le maire du village. On peut y déguster des spécialités locales qui semblent venir tout droit de l’époque médiévale, comme le bucho de coja, du nom d’un ancien couvent de la région d’Arganil où s’insère Piodão. Le bucho est la panse d’animaux-principalement de porc ou d’agneau dans la région d’Arganil- farçit de  viande, de riz et de légumes épicés. Autre spécialité, le chanfana, un mijoté de chèvre au vin rouge accompagné de pommes de terre, un mets populaire très apprécié, revigorant et gouteux. Au Fontinha on propose en dessert la tijelada, une sorte de crème brûlée…très crémeuse. A se damner.

Tijelada crème brulée

Une crème brulée spécifique du centre du portugal au Fontinha

Le restaurant est le seul du village, il est fortement recommandé de réserver à la belle saison.

https://www.facebook.com/restauranteofontinha

tel 235 731 151 Lire la suite

plage de nazaré

S’enfoncer un peu au cœur du Portugal, quitter les grands axes, flâner entre les collines,  visiter des villages, découvrir des paysages et des communautés : le centre du Portugal est une invitation.

Il regorge de trésors, certains connus d’autres moins. Pour les découvrir, il convient de musarder, et de faire confiance à des grognements familiers, ceux de votre estomac, pour s’accorder des haltes aussi gourmandes et chaleureuses que l’on peut souhaiter.

Ici à Lisbonne-affinités on vous recommande des moments  culinaires et gastronomiques  qui sont gage de qualité et d’originalité.

Nous proposons un voyage en trois étapes, organisé par l’agence de voyage Simply B qui adapte le circuit en fonction des besoins.

http://www.simplyb.pt/

https://www.facebook.com/simplyb.pt/

Première étape : région littorale, Óbidos et Nazaré.

Voyage au centre (I) démarre…à Lisbonne. Tout simplement parce que partir à la découverte du centre littoral depuis la capitale est très facile : une centaine de kilomètres par l’autoroute pour se retrouver dépaysés.

Tout d’abord Óbidos, et ses remparts crénelés, ses quelques ruelles et ses maisons blanches. La ville médiévale figure en bonne place dans tous les guides, et il est difficile d’échapper aux flots de touristes.  Cependant, on peut aborder la cité de manière originale : s’intéresser aux livres. En effet, la jolie ville médiévale se spécialise dans la culture . Elle est même élevée au rang de cité littéraire par l’Unesco. Avec comme événement principal son festival littéraire, simplement nommé FOLIO (Annuel en octobre)

A Óbidos le feuilletage de livres est fortement recommandé.  Tout d’abord, dans l’église Santiago, reconvertie en librairie. Simple à trouver : elle se trouve au bout de la rue Direita (droite), la rue principale, qui traverse comme son nom l’indique, Óbidos de part en part.  La libraire a  gardé son décor original, autel compris, y ajoutant des éléments de confort. Qu’on se rassure, les livres ne sont pas exclusivement religieux.  Au premier étage de la librairie Santiago, à ne pas manquer, l’association des artisans locaux, et le remarquable travail de dentelles.

En sortant de cette église transformée et en revenant sur ses pas, il faut se rendre dans l’ancien marché de la ville- lui aussi situé rue Direita- transformé également en librairie. Les caisses des légumes et fruits d’autrefois servent d’étagères et la librairie a beaucoup d’allure.

Et s’il y a quelque chose qui va bien avec un bon livre, c’est un verre de liqueur de ginja. Spécialité d’Óbidos. Dans la réalité, il est vrai que si la ginja, la petite cerise acide, est bien cultivée dans la région, elle l’est surtout pour servir Lisbonne où la boisson était et est toujours très appréciée, à l’origine pour ses vertus thérapeutiques. La cité médiévale s’est mise à en proposer, c’est de bonne guerre.

On peut déguster la liqueur dans une coupelle de chocolat. Cependant cette manière de faire est une pure invention marketing récente et qui a ses adeptes. Les puristes boive la ginja telle quelle, avec ou sans « elles », c’est à dire avec ou sans cerises.

bougainvilliers dans ruelles d'Óbidos

La ville médiévale d'Óbidos et ses ruelles fleuries.

Santiago église librairie de Óbidos

L'église Santiago d'Óbidos transformée en librairie acueillante

églsie à Óbidos

Le patrimoine riche et varié d'Óbidos, et une histoire passionnante.

l'art de la dentelle églsie librairie Santiago d'Óbidos

Au premeir étage d el'église librairie Santiago, des dentelles traditionnelles.

Ne manquez pas d'aller admirer les dentelles délicates .
spécialité de ginja à Óbidos

Spécialité de ginja d'Óbidos.

la liqueur se déguste dans des coupelles en chocolat ou plus traditionnellement dans un petit verre.
librairie marché d'Óbidos

Livres au marché d'Óbidos. 

La cité médiévale est classée comme ville littéraire par l'Unesco

Non loin d’Óbidos, la ville côtière de Nazaré.

Autrefois célèbre pour sa pêche artisanale, ses pêcheurs au bonnet tombant et ses femmes aux sept jupons, Nazaré est aujourd’hui un spot très couru par les surfeurs amateurs de vagues géantes. On y vient en effet du monde entier pour chevaucher les tubes créer par ce que l’on appelle le Canyon de Nazaré, une faille de plus de 5  kilomètres de profondeur sur 170 kilomètres de large. Lorsque certaines conditions sont réunies, notamment lors de grandes marées, il s’y forme des vagues géantes pouvant atteindre 15 ou 20 mètres. Une bonne expérience que d’embarquer à bord d’un dinghy pour une sortie au niveau du phare, sur le rocher du Fort de Saint Michel Archange, qui domine la plage nord, là où les rouleaux viennent s’écraser. On peut obtenir des détails sur le canyon et sur les vagues géantes en écoutant les guides de la Cie Waterfun (port de Nazaré). Ils sont associés au dispositif d’accomapgnement des surfeurs , et de leur sauvetage en cas de chute. De vrais experts qui ne vous emmèneront au pied du phare que par temps calme.

facebook: https://www.facebook.com/nazarewaterfun/

 

Après un petit frisson- simplement en imaginant les monstrueuses vagues-  une halte  gastronomique s’impose. A la Taberna d’Adélia où les poissons servis à table sont pêchés dans l’océan qui gronde non loin du restaurant typique. Il faut goûter impérativement aux « Carapaus Enjoados », ce qui veut dire « chinchards nauséeux », des poissons séchés et fumés légèrement. Une tradition ancienne qui se maintient, et l’on peut voir encore quelques séchoirs à l’air libre sur le front de mer. Autre spécialité, le « arroz de Tamboril », riz à la lotte, absolument délicieux chez Adélia, où les morceaux de poissons sont copieux.

www.tabernadadelia.pt

tel + 351 262 552 134

Après avoir admiré les barques typiques des pêcheurs de Nazaré sur le sable, il faut se rendre au « Sitio de Nazaré »  qui surplombe la ville. De la falaise la vue porte sur totu le croissant de la plage de Nazaré en contrebas. Dans le sanctuaire de Notre-Dame de Nazaré, on raconte  l’histoire du miracle qui a permis á l’alacaide- le maire- d’échapper á la mort en étant précipité dans le vide en 1182. Il fut dit-on sauvé par l’intervention de la Vierge Marie qu’il invoquât. A noter dans l’église du sanctuaire une vierge noire nourrissant l’enfant jésus, sculpture sur bois ramenée de Mérida en 711.

Quant aux sept jupons des femmes de Nazaré, eux ne sont pas une légende.(photo)

le fort de nazaré pour admirer les surfeurs

Depuis l'océan, le phare de St Michel Archange à Nazaré

A bord d'un bateau de la cie Waterfun on découvre le fort et la ville de Nazaré. C'est depuis ce phare que l'on peut admirer les vagues géantes provoquées per le célèbre "Canyon de Nazaré".
promenade du front de mer à Nazaré.

La promenade du front de mer à Nazaré.

Bien aménagée, elle borde la longue plage où les embarcations typiques des pêcheurs attendent sagement.
embarcation de pêche à Nazaré

Barque typique des pêcheurs de nazaré.

On y pratiquait la pêche traditionnelle, les hommes ramant contre les vagues pour jeter les filets, qui une fois pleins, étaient tirés par les boeufs. Aujourd'hui cette pêche dite  "xávega"  se fait avec des tracteurs.
Taille réduite pouu les bateaux traditionnels de nazaré

Maquettes de barques typiques de Nazaré.

le poisson séché spécialité de nazaré

"Carapaus enjoados": des chinchards de Nazaré, séchés et fumés.

L'une des spécialités servies au restaurant "Taberna d'Adélia" à Nazaré.
jolie ville de Nazaré la nuit

La ville de Nazaré brille depuis le point de vue "Sitio de Nazaré"

Les légendes et une étonnante vierge noire confèrent beaucoup de magie à ce lieu qui surplombe Nazaré.
A Nazaré les femmes de p~echeurs portent sept jupons

Les femmes de Nazaré. Elles sont connues pour leur caractère bien trempé, leur langue acérée, et surtout  leur connaissance de la mer et leur courage.

Leurs sept jupons ne sont pas une légende.

 

Suggestion pour une halte dans la région.

Hôtel Dolce Campo Real

Rua do Campo

Torres Vedras, Portugal 2565-770  tél + (351) 261 960 900

https://www.dolcecamporeal.com/
L’Hôtel est situé dans un resort /terrain de golf. Chambres de bonne tenue.

Restaurant : Grande Escolha, chef Rui Fernandes. Une carte adaptée, basée sur la qualité des produits régionaux. Bonne référence aussi pour les repas d’entreprises.( Torres Vedras est situé à 50 km de Lisbonne par l’autoroute A8)

Menu du restaurant Grande escolha restaurant du Dolce Campo Real à Torres Vedras

Le restaurant Grande Escolha de l'hôtel Dolce Campo Real privilégie les produits régionaux.

produits régionaux au restaurant Grande Escolha

Un fromage de chèvre rôti servi avec des poires au vin: une combinaison savoureuse.

Grande Escolha restaurant du Dolce Campo Real (hôtel golf/Torres Vedras)
croquer 100 plats á lisbonne e-book en anglais.

Croquer à pleine dents 100 plats à Lisbonne….c’est ce que propose le e-livre de Zara Quiroga, « Lisbon in 100 bites ». Plutôt que de  soumettre au lecteur une énième liste de restaurants à connaitre absolument dans la capitale, Zara a opté pour présenter les plats typiques que l’on peut déguster, et où on peut les rencontrer.

La rubrique « petiscos », c’est à dire le grignotage, les petits encas, le dépannage… cite 30 références, rien que ça. C’est un des vrais plus de « Lisbon in 100 bites », « croquer à pleine dents »

Le e-livre présente les « petiscos » comme des tapas, mais  dans la réalité, ni les plats ni la manière de les déguster ressemblent aux grignotages du pays voisin.  A Lisbonne comme dans le reste du Portugal, on préfère et de beaucoup, s’asseoir à table et commander un plat copieux et parfumé, que l’on déguste de préférence en compagnie, quitte à prolonger le déjeuner et le dîner.

Toutefois et surtout en ville, le « snack », le « sur-le-pouce », l’encas et la (anti) petite faim se développent. L’occasion de découvrir des spécialités portugaises : les palourdes à la bolhão pato, le chouriço grillé, les gésiers de volaille….

Lisbon in 100 bites ou croquer à pleine dents 100 fois à Lisbonne vous invite de belle manière à connaitre les petits et grands plats de Lisbonne- et d’une grande partie du Portugal.

Zara Quiroga l’auteure du e-livre a crée avec son mari un blog de voyages et de cuisine, Backpackme, qui se taille un franc succès. La curiosité du couple,  leur gourmandise, alliées à un vrai sens de la communication rendent les choses appétissantes.

Un livre uniquement en anglais- hélas, mais  joliment illustré.

« Croquer à pleine dents 100 plats à Lisbonne » ou Lisbon in 100 bites  est disponible on line pour 9,99 euros. Format PDF.

http://www.lisbonfoodguide.com/

https://gum.co/lisbon100

https://bkpk.me/

 

 

 

un gãteau des rois parfumé

Avec ses fruits cristallisés, orange, citron, cerise, figue …le gâteau des rois portugais, le bolo rei, est un joyeux qui pare toutes les tables.

Au Portugal, comme dans de nombreux pays européens, on fête les rois le 6 janvier.

Mais le gâteau qui symbolise l’abondance et le cadeau royal offert à l’enfant Jésus, se déguste souvent dès la veillée de noël, et même parfois avant. Il trône, comme le veut la tradition, parmi la bonne douzaine de douceurs, desserts et entremets qu’il convient de proposer le soir de la « consoada » (nuit de Noel)

Il parade aussi en vitrine des pâtisseries et sur les tables dressées tout exprès à l’entrée des supermarchés. On notera au passage que les magasins reproduisent ainsi la table familiale, sur laquelle on expose toutes sortes de douceurs.

Le repas presque frugal- la délicieuse morue « com todos »– ne peut prendre fin sans ce revirement de situation, pour célébrer la naissance de Jésus par les catholiques. Le gâteau des rois clôture par un péché de gourmand la tradition de « Natal »

La brioche– c’en est une- est inspirée du gâteau des rois, en vogue à la cour de Louis XVI. C’est, semble t-il, la Confeteira Nacional  à Lisbonne (Baixa), qui en adapta la version portugaise vers 1870. Ici comme en France, le gâteau des Rois dut s’adapter pour résister  à l’instauration de la République et à la Révolution française. Et à la dispariton de la brioche décidemment trop connotée à l’ancien régime.

Heureusement pour les papilles, le gâteau des rois fut réhabilité.

La brioche côté portugais est plus compacte que côté français . On introduit dans la pâte quelques fruits secs, pour respecter la tradition des « mendiants », chaque fruit sec symbolisant un ordre religieux.

Pour faire bonne figure, il existe aussi un gâteau des Reines, uniquement farci et décoré de fruits secs. Moins tape à l’œil, mais délicieux !.

gateau des reines ana luzia

crédit photo Ana Luzia.

Les meilleurs gâteaux des rois et des reines sont régulièrement signalés dans ces pâtisseries :

Garret, estoril Avenida de Nice, 54 | 1765-259 Estoril | Tel.: 214680365

Ribeiro à Parede  Av. da República, 1317 D | Parede | Tel.: 214 571 100

Confeitaria Nacional, Lisboa Praça da Figueira, 18B | Lisboa | Tel.: 213 424 470

Versailles Av. da República 15-A 1050-185 Lisboa Portugal, 1050-185 Lisboa

Quant aux files d’attentes le soir de noël devant ces pâtisseries ou d’autres, elles font,elles aussi,  partie de la tradition.

Joyeux Noël.

 

 

 

restaurant exotique de qualité á Lisbonne

Comida de santo

Il y a des valeurs sûres, en restauration, comme en tout. Comida de Santo en fait partie. Ce « manger des Saints » est un restaurant brésilien, l’un des plus anciens à Lisbonne puisque créé en 1981.

Comida de Santo fut précurseur a une époque où le Brésil n’avait pas encore découvert le Portugal ( il y avait peu de Brésiliens au Portugal, alors qu’aujourd’hui ils composent la première communauté étrangère du pays).

La cuisine de Bahia, du Nordeste, de Rio et même de Minais Gerais était exotique. Et curieusement elle l’est encore, par son authenticité et les mélanges étonnants, pour un palais du vieux continent, que « Comida de Santo » continue à offrir. La mode des « rodizios », restaurant de grillades à volonté, qui s’ils sont bien d’inspiration brésilienne, ne permettent pas le plus souvent d’apprécier la tradition culinaire et gastronomique du Brésil. C’est pourquoi Comida de Santo valorise la vraie gastronomie carioca.

Flor et António Pinto Coelho initiateurs de ce manger spirituel  sont toujours aux commandes. Ce n’est pas le moindre charme de ce petit restaurant, un peu en retrait de la place Principe Real, désormais quartier branché et bobo q.b. (qb : quanto basta, tant qu’on veut ou tellement).

L’espace de Comida de Santo est relativement petit, 30 couverts, mais  offre l’avantage des endroits intimistes.

Dans l’assiette des saveurs et des couleurs qui mettent l’eau à la bouche.  Le principe – un peu comme dans la cuisine asiatique- consiste à goûter plusieurs plats, et partager entre les convives.

Si la feijoada (servie le samedi, comme le veut la tradition brésilienne) et la picanha par exemple ont des noms aux consonnances un peu plus familières, les spécialités comme la Casquinha de Siri (sauce crabe) Vatapá (sorte de purée de mandioc, avec des crevettes sèches, des cacahouettes et des noix de cajou), le  Xim Xim de galinha (prononcez chim-chim. Viande de poulet sauce arachide et cajou, crevettes sèches et riz blanc) ou la Vaca atolada(viande de bœuf à l’étouffé + manioc) sont de savoureuses découvertes.

Vous n’avez plus faim ? quel dommage ! il faut goûter au « escondinho de crevettes » ou au très original « escondinho de viande du soleil », à base de viande séchée et salée puis dessalée.

Puis les desserts souvent à base de fruits tropicaux.

La caipirinha règne en maitresse à Comida de Santo: 6€ le verre, mais la qualité de la caxaça, le rhum brésilien, est de première. Une qualité que l’on doit au réseau de fournisseurs patiemment établi par Comida de santo : l‘avantage de la maturité.

On savoure

Le restaurant est un classique lisboète, mais il  n’hésite pas à innover. L’ambiance et la qualité sont des références. Un coup de cœur de lisbonne-affinités: un restaurant central mais discret, une cuisine originale et exotique, un service impeccable et des prix accessibles (25 euros environ un repas)

On grignote

Le prix un peu poussé de la caipirinha. Et pourquoi ne pas raconter la vraie histoire des fitas baianas, ou ruban du Notre Seigneur de Bonfim?

 

Les réservations sont conseillées. Le restaurant propose des plats à emporter, sur  commande, pour déguster chez soi en toute tranquillité, joliment appelé en version originale  « Me leva prá casa »

Comida de Santo

Ouvert tlj sauf mardi, 12h30- 15h30 et 19h30-minuit.

Calçada Engenheiro Miguel País, 39 (près de rua Escola Politécnica)

http://www.comidadesanto.pt

brésil à lisbonne restaurant

La salle principale du Comida de Santo à Principe Real

resto brésilien comida de santo

Une jolie table pour des entrées originales que l'on peut accompagner d'une caipirinha

Brésil à Lisbonne

Citrouille farcie, une spécialité brésilienne.

resto brésilien Comida de Santo lisbonne

Vatapá, un plat qui à lui seul est un voyage vers le Brésil

un resto chaleuruex et intimiste le comida de santo

Exotique sans vulgarité, soigné, et intime: un brésilien historique

resto brésilien comida de santo

Le quindim, pour finir sur une note sucrée