sculptures inspirées des pavés de Lisbonne

Pavements ou calçadas portugais.  Des pavés noirs et blancs qui dessinent des arabesques sur le sol des villes portugaises.

Un art si particulier que les pavements ont  traversé les océans, vers le Brésil ou l’Afrique.

Mais les volutes gracieuses des rues de Lisbonne et d’ailleurs ont inspiré autrement Sabine Champredonde. L’artiste expose ses « meninas nas calçadas », des sculptures de bustes de demoiselles que l’on imagine bien chalouper sur les pavements de Lisbonne. Gris, noir, blanc…et rouge pour des lèvres sensuelles. De la récupération pour ces sculptures originales qui invitent à regarder ou on met les pieds, ou au contraire droit devant.

expo sculpture Lisbonne

meninas nas calçadas, demoiselles du pavement lisboète

Et la mosaique, bien sûr. Comme celle que l’on utilise à une autre échelle pour les pavements des rues.

Sabine Champredonde est également la créatrice d’une « causeuse », elle aussi inspirée de la calçada, le pavement. Un objet en mosaique, en courbes et en épaisseur..

As Meninas nas Calçadas, les demoiselles du pavement,  pas forcemment celles que vous croyez…

C’est à voir à la galerie « La Canopée » (près de la place Marques Pombal)

Rua Bernardim Ribeiro, nº 43

Jusqu’au 30 avril.

sculpture inspirée des pavés de Lisbonne

artiste sabine champredonde

Amandes offertes à Pâques

Amandes en quantité, dans les rayons des boutiques et des supermarchés.  De quoi surprendre ceux qui sont habitués au chocolat de Pâques- poissons, cloches ou lapins-  ou aux œufs remplis de liqueur.

On trouve sur les étals des boutiques et des supermarchés au Portugal, des dizaines et des dizaines d’emballages contenant les amandes : au sucre,  au chocolat, à la praline, blanches, colorées.

Une orgie d’amandes dans la plus pure tradition de Pâques qui n’a pas pris une ride.

L’amande est, tout comme l’œuf,  le symbole de la fertilité, de l’abondance, celle que promet le printemps qui arrive, porteur de renouveau, et de belles moissons futures.

C’est un gage de bonheur. Les Romains offraient des amandes roulées dans le miel à leurs invités. A l’époque médiévale, elles avaient aussi une grande valeur.

Grâce aux Portugais, la canne à sucre a été implantée au Brésil (et aux Antilles). Le sucre  devient alors abondant en Europe, et les amandes en profitent, les couches de sucre qui les recouvrent adoucissant l’aspect un peu rugueux de l’amande, et sa pointe d’amertume.

Amandes au sucre

Les Amandes au sucre de Moncorvo.

Au Portugal, une ancienne tradition vient d’être reconnue comme IGP, origine géographique protégée, par la commission de Bruxelles. Les amandes au sucre sont fabriquées artisanalement à  Torre de Moncorvo, dans la région de Bragance. Les amandes après avoir été pelées sont torréfiées, puis recouvertes de couches successives de sucre. Les amandes ainsi préparées sont hérissées de petits picots : les filaments de sucre restent accrochés par les dés à coudre dont les ouvrières- les recouvreuses- munissent leurs doigts pour se protéger. Le fruit déguisé a alors l’aspect d’un oursin blanc (il existe des variétés marron et noires, au chocolat).

Un travail long et fastidieux, devenu rare, et  qui vaut bien une bonne protection. Et qui vaut aussi un voyage en gourmandise.

Les dragées françaises, procédé inventé à Verdun au XIIIe siècle, sont connues et appréciées également des Portugais. Mais alors qu’en France on associe les dragées aux mariages et baptêmes (fertilité), au Portugal, même si cette pratique existe aussi, c’est surtout à Pâques  que se concentre la consommation.

Bien que très appréciée l’amande portugaise ne représente que 0,17 % du marché mondial, dominé par les USA : 80 % de la production.  Le Portugal doit donc importer les amandes.

La légende de la princesse nostalgique

Lorsque l’Algarve était connu sous le nom de Al-Garb régnait à Xelb  (Silves) un jeune roi maure. Il s’éprit d’une princesse blonde du nord. Ils furent heureux, mais bientôt Gilda dépérit. « Elle se languit des neiges de son Nord natal » expliqua alors un conseiller du roi. Pour guérir sa belle, le jeune roi fit alors planter des amandiers sur son royaume afin que les pétales blancs viennent en tombant au printemps rappelle la neige de son épouse.  Ainsi, ils vécurent heureux et longtemps, attendant chaque année le retour du printemps et les flocons des fleurs  d’amandiers.

Joli non ?

Amandes au sucre

Spécialité portugaise à Pâques.

festa da Francofonia fête d ela francophonie Lisbonne 2018

Francophonie, le français en partage, la langue et la culture. Et une fête de la francophonie  célébrée au Portugal en mars.

Les jours de la francophonie vont marquer le tempo, les 23 et 24 mars. Avec une programmation d’excellence, et des lieux remarquables pour l’accueillir.

 Vendredi 23 mars

Lancement des Jours de la Francophonie à 18h45 au réservoir de Mãe d’Água où l’on pourra voir une exposition consacrée à la Liberté d’expression organisée par l’ambassade du Canada (du mardi au dimanche de 10h à 17h30).

Ensuite un solo de danse, Eolo, de Borjaz Fernández Vilaplana, créé spécialement pour les FF2018. Proposé par l’ambassade d’Andorre.

A 19h, l’appel de l’estomac invitera à  la dégustation de spécialités gastronomiques offertes par différents pays francophones.

Puis, déplacement au musée Arpad Szenes/Vieira da Silva tout proche pour un spectacle de musique. Une originalité proposant une fusion entre l’instrument Cristal Baschet- une rareté- joué par Karin Helbert accompagné des percussions et par la voix du chanteur soufiste Ahmed Abdellhak El Kaâbe. Un spectacle différent intitulé Dounia (proposition conjointe ambassades de France et du Maroc).

La Belgique proposera ensuite du Théâtre, « L’appel du large » de et par Étienne Van der Belen, sur des textes de Fernando Pessoa.

La journée se clôturera par du Rock alternatif, proposé par la dynamique ambassade de Roumanie et son service culturel. Le groupe Futuri Pe Asfalt.

musique fête de la francophonie

DOUNIA
Karinn Helbert, Nasser Mouzaia, Abdelhak Ahmed el Kaab.

Samedi  24 Mars

Retour à la fondation Arpad Szenes- Vieira da Silva, à midi pour entendre « Jacques Brel, 40 ans après », interprété par David Ferreira. Suivi à 17h par un atelier d’art « Dessiner à fleur de peau » proposé par Cathy Douzil avec un modèle dansant.

Parallèlement le jardin des Amoreiras, devant le délicieux musée Arpad Szenes- Vieira da Silva recevra  de 14h á 19 h le Village Francophone : divers stands proposés par dix pays (Andorre, Belgique, Côte d’Ivoire, Egypte, France, Géorgie, Roumanie, Sénégal, Suisse et Tunisie.

Des jeux, des surprises et des gourmandises. Le village francophone sera l’occasion d’un tirage au sort réservé aux participants.

film

film HHhH

A Noter

Toujours dans le cadre du mois de la Francophonie, à ne manquer sous aucun prétexte, la projection du film HHhH d’après le roman éponyme de Laurent Binet. La projection aura lieu ce 21 mars, mercredi,  à la médiathèque de l’IFP à 19h.L’auteur, Laurent Binet,  sera à Lisbonne le 28 mars, pour une rencontre avec les lecteurs à 19h, également à la médiathèque de l’Institut Franco portugais. Avec bien sûr au centre de la rencontre « HHhH » prix Goncourt du roman 2010, et la « Septième fonction du langage » réédité en 2017.

Le 22 mars, la conférence « Et le monde parlera français » par l’écrivaine Marie-Laure Poletti ( conférence –débat à la médiathèque de l’IFP).

Et dans un genre différent, mais surfant aussi sur la beauté de la langue française, le concert de Christophe Maé qui se déroulera le 29 mars à 20h30 au Tivoli-BBVA.

Enfin, mercredi 21 mars, n’oubliez pas Goût de France , la gastronomie de la Nouvelle Aquitaine à l’honneur dans les restaurants Portugais. A lire sur lisbonne-affinités.com

http://fetedelafrancophonie.com/2018/

 

 

danse à la fête de la Francophonie

solo de danse Eolo

 

 

 

restaurant

Restaurant. Ou plutôt restaurantS : quelques 3300 dans 150 pays associés à l’évènement « Goût de France » 2018.

Le 21 mars on va savourer à nouveau l’excellence de la cuisine et de la gastronomie française, pour la 4e année consécutive, dans ces restaurants qui s’associent volontairement à l’événement. Un cocorico mérité pour un évènement qui semble trouver sa voie, en sortant d’un certain élitisme du début pour s’adresser au plus grand nombre, en permettant à la cuisine de bistrot, si savoureuse et si chère au cœur – et à l’estomac- des français, d’être représentée, à des prix acessibles.

L’idée est de conserver l’esprit et les valeurs attachés à la gastronomie et la cuisine française, en les faisant partager dans les restaurants qui ont bien voulu jouer le jeu. Les chefs sont libres d’interpréter à leur manière. Chaque restaurant proposera donc un menu respectant les consignes et surtout les produits indiqués.

Avec une bonne nouvelle dans la bonne nouvelle ! C’est la Nouvelle Aquitaine, la région ouest délimitée par la Charente maritime au nord, le pays Basque et les Pyrénées au sud et la Dordogne à l’ouest.

Parmi les mets en vedette, la lamproie à la Bordelaise– la lamproie étant un met très apprécié des portugais également, le foie gras, les huitres…servis avec les fameux vins de la région Aquitaine– bordeaux bien sûr mais pas seulement.

le 21 mars 2018 goût de France á Lisbonne

le 21 mars 2018 goût de France à Lisbonne

Au Portugal, 33 restaurants ont décidé de jouer le jeu, dont une bonne moitié à Lisbonne. Des restaurants français et quelques chefs français associés aux restaurants portugais vont aussi mettre leur tablier « Goût de France » ce 21 mars.

Trois écoles hôtelières vont participer également à un concours, avec un menu imposé à réaliser, et des prix offerts par les sponsors (Auchan, Pernod-Ricard, Air France).

Goût de France est né à la suite de l’inscription de la gastronomie française au patrimoine mondial de l’UNESCO, à l’instigation d’Alain Ducasse.

Cette année l’événement est marqué par la disparition récente de l’un des meilleurs chefs français, Paul Bocuse. Et Goût de France sera une occasion de lui rendre hommage.

Les restaurateurs se sont engagés, comme les années précédentes, à reverser 5 % des recettes à une cause sociale ou humanitaire.

La liste des restaurants portugais participants se trouve ici. Les réservations sont chaudement recommandées.

https://pt.ambafrance.org/Gout-de-France-Good-France-2018-4a-edicao

 

restaurants à Lisbonne

Les restaurants portugais participent à Goût de France 2018

Musée de l'eau ou des Barbadinhos

L’eau. La station élévatoire des Barbadinhos (Museu da água) est l’une des inventions géniales qui permit à Lisbonne de ne pas mourir de soif. Alors que la ville s’agrandit sous la pression industrielle au début du XXe siècle, il faut aller chercher l’eau à 114 km au nord de la capitale. L’aqueduc d’Alviela est alors construit.

Problème : les dénivelés si célèbres de Lisbonne obligent la Cie des eaux à construire un élévateur, une pompe géante pour que le précieux liquide puisse  être élevé, avant d’être redistribué  dans le réseau urbain.

En 1870, les chaudrons géants destinés à créer de la vapeur pour faire marcher l’élévateur sont inaugurés. Ces chaudrons ainsi que l’immense cheminée d’évacuation de la vapeur d’eau furent démolis dans les années 50.

Dommage. Mais le musée de l’eau des Barbadinhos est passionnant à visiter.I l raconte l’incroyable travail nécessaire à l’approvisionnement en eau potable d’une ville difficile à aménager.

La station ingénieuse n’a en réalité fonctionné que peu de temps, entre 1880 et 1928. Une fée venait de faire son apparition, Dame Électricité, et elle allait supplanter les systèmes à vapeur, qui nécessitaient du charbon et de la main d’œuvre.

Heureusement les pompes et les machines ont été conservées. Et l’ensemble muséologique est classé comme patrimoine industriel de premier plan.  À l’extérieur on peut apercevoir les réservoirs d’eau toujours en usage. On continue de la faire venir d’Alviela, mais le traitement et la distribution ont bien changé.

Le musée de l’eau se situe en contrebas du quartier de Graça (paroisse de São Vicente) proche du Panthéon de Santa Engrácia et de la gare Santa Apolonia, dans un ensemble presque péri urbain, avec ses jardins et ses ruelles étroites.

Barbadinhos vient du nom de l’ancien couvent des frères Italiens qui s’étaient installés dans le quartier en 1738. Le lieu reste imprégné de l’influence de ces Barbadinhos , avec notamment, tout près du musée de l’eau,  la délicieuse église Notre Dame de Porciúncula, communément appelée église  paroissiale de Santa Engrâcia. Elle est dotée d’un clocher à Campanile, et d’un narthex en Galilée (portique doté de trois arches).  Quant au nom de l’église….il vient de Porziuncula petite commune près d’Assis, Italie.

La station élévatoire des Barbadinhos propose une exposition didactique sur l’eau.

Un bel endroit qui laisse place à l’imagination et aide à comprendre que derrière le  simple fait d’ouvrir un robinet d’eau se cache une ingéniosité et un acharnement humain pour maitriser le précieux liquide.

A méditer avant de faire le geste

http://www.epal.pt/EPAL/menu/museu-da-%C3%A1gua/

Musée d el'eau un musée industriel à Lisbonne

L'entrée du Musée de l'eau. Station élévatoire des Barbadinhos.

Museu da àgua station d el'élévateur á vapeur des Barbadinhos

Le symbole  de la Cie des eaux á l'époque de la  Station élévatoire des Barbadinhos

Musée de l'eau à Lisbonne

Roue à vapeur. 

Le musée a conservé les machines du XIXe siècle.
musée des barbadinhos/ Musee de l'eau de Lisbonne

Une énorme machinerie qui a nécessité l'aide d'ingénieurs compétents.

eau

Eau. Exposition didactique au Musée de la station élévatoire des Barbadinhos.

station élévatoire des barbadinhos Musée de l'eau

Patrimoine industriel bien mis en valeur.Musée de l'eau à Lisbonne

quartier Graça á Lisbonne

L'église Paroissiale de Santa Engrácia ancienne église du couvent des Barbadinhos

 

 

 

200 oeuvres d el'artiste Hollandais Maurits escher á Lisbonne

Escher, de son prénom Maurits, est un merveilleux illusionniste capable de donner le vertige à la plus paresseuse des imaginations.

Le musée d’Art Populaire à Belém propose un voyage au centre de l’univers à la fois magique et malicieux du maitre incontestable de la perspective contemporaine.

D’Esher on connait surtout les escaliers infinis, les chutes d’eau perpétuelle, un agencement de la perspective qui bouscule notre vision. Dans tous les sens du terme.

Dessinateur et graveur, passionné d’Italie, architecte et fou de mathématiques, Escher nous a laissé des lithographies et des gravures sur bois (xylogravures dans l’expo) remarquables.

Des constructions impossibles, des paysages à l’infini, des métamorphoses à la fois sublimes et dérangeantes…. Quelques 200 œuvres du Hollandais génial sont montrés dans cette exposition internationale.

Particulièrement didactique, elle permet de mieux comprendre les abstractions visuelles et les mises en abîme du génial artiste.

Le voyage est amusant, et le spectateur est très souvent partie intégrante du jeu de l’illusion voulu par Escher.

Ce qui explique sans doute l’intérêt des écoles pour l’expo d’Escher. En tout cas, les adolescents croisés lors de notre visite ont semblé assez concentrés.

Quelques mots sur le musée d’Art populaire.

L’aspect du bâtiment est assez austère. Il faut dire qu’il a été construit  comme un pavillon de l’exposition  du monde portugais en 1940, exposition tout à la gloire du régime de l’État nouveau. Ce n’est qu’en 1948  qu’il ouvrira comme musée ethnographique, et ses collections sont consacrées à l’artisanat, aux instruments de musique aux costumes, mais aussi a la peinture et à la sculpture.

Abandonné, mal aimé, le musée a finalement rouvert ses portes en 2012, après avoir été restauré en 2010. Son « oubli » durant des décades lui confère un avantage indéniable : les 12 000 pièces de ses collections sont intactes, soigneusement conservées dans les archives du musée.

A noter que le musée organise des workhops d’apprentissage de l’artisanat.

La relation Escher-Art populaire n’est peut être pas évidente. Mais l’exposition  a le mérite de mettre le musée sur le chemin des lieux à voir à Lisbonne.

Escher jusqu’au 27 mai 2018

Museu de  Arte popular,

Avenida de Brasilia, (près du monastère des Jéronimos et du pavillon des découvertes).

http://www.patrimoniocultural.gov.pt/pt/agenda/exhibitions/escher/

expo escher à Lisbonne
 
Escher à Lisbonne
 
Escher le maitre de l'illusion
 
Expositon Escher à Lisbonne
 

 

 

FESTIN

 

Festin c’est la fête du  cinéma en langue Portugaise. Depuis 9 ans, le Festival réunit autour du cinéma São Jorge à Lisbonne le meilleur de la production du cinéma venu du Brésil, d’Angola, du Mozambique, Cap-Vert, São tomé, Mozambique…

    Et bien sûr du Portugal.

Le festival commence mardi 27 février, et se termine le 6 mars.

L’ouverture le 27 février se fera avec le fim brésilien « Como nossos pais », comme nos parents, de Laís Bodanzky, montré au festival de Berlin. Un film qui a eu beaucoup de succès au Brésil.

Beaucoup, beaucoup de films et de documentaires à voir au long de la semaine au Cinéma São Jorge, Avenue de la Liberté.

C’est un festival, avec donc des prix et une belle programmation de longs métrages.

Cette année, FESTIN s’enrichit d’une nouvelle sélection, « Latin- langue en mouvement » pour célébrer les racines linguistiques communes  à des pays comme Cuba, Espagne, France, Roumanie et Vatican.

sélection du festival FESTIN à Lisbonne

sélection latin, langue en mouvement de FESTIN Lisbonne

Avec notamment, Paris la Blanche (Paris A branca) de Lidia Terki, qui sera projeté le 5 Mars. L’histoire de Rekia qui sans nouvelles de son ami va le chercher en France pour le ramener en Algérie. Mais l’homme qui l’accompagne est devenu un étranger…

A noter dans cette catégorie, la présence du Vatican, avec le film « la plus petite armée du monde » de Gianfranco Pannone, qui retrace la vie d’un groupe de gardes Suisses, les gardiens du Vatican. Le film sera projeté le 2 mars en présence de Monseigneur Dario Edoardo Viganò chargé par le Pape François de la communication du Vatican.

FESTIN festival cinéma d elangue portugaise à Lisbonne

L’armée la plus pettie du monde film italien au FESTIN

Un Festin grand cru avec des moments inattendus, des surprises, de l’émotion et une ambiance particulière qui est l’une des marques de fabrique de ce festival inventif et courageux.

la programmation est dense, Lisbonne-affinités vous invite à consulter le site

 

Histoire du fado au musée de Lisbonne

Fado. Son histoire est auréolée de mystère. Où est-il né exactement ? et sous quelles influences  est-il devenu le chant de référence de toute une nation.

Il n’y a pas un mais des fados…l’évolution du genre, ses allées et retours entre l’élitisme et le populaire ajoutent à sa complexité. Né en europe il a voyagé jusqu’au Brésil, où il était une danse chantée lascive qui puisait ses racines dans la culture africaine. Puis il quitte la rue et monte dans les salons, et voyage jusuqu?au Portugal ou la guitarre anglaise un temps le rendra tré spopulaire chez les dames bourgeoises. Puis finalement il retournera dans al rue, ou plutôt, dans les tavernes, s’associera á l’univers des bas-fonds, des coquins et des coquines.

Il a gardé ce côté canaille et surtout ce lien avec la vie des petites gens. Aujourd’hui il retourne aussi vers un certain élitisme, celui qu’offre les grandes scènes musicales . Le genre n’est pas mort. Il a deux cents d’existence , 2 siècles dans l’hsistoire d’une nation qui en a 9.

Le fado fascine. Surtout il est étonnant de constater qu’il a perduré jusqu’à nos jours, même si trop souvent il est dévoyé dans des restaurants peu attentifs au maintien de la tradition ou même à la qualité d’interprétation.

Le musée du fado, dans Alfama , situé largo do Chafariz de dentro, propose une série de conférences consacrées à l’histoire du fado. Elles sont proférées par le professeur Rui Viera Nery, musicologue, historien du fado, à qui on doit en grande partie l’inscription du fado au patrimoine de l’humanité de l’Unesco.

Le samedi de 17h30 à 19h. Au total 4 interventions jusqu’au 3 mars, sur inscription et pour la modique somme de 5 € par conférence.

Conférence en portugais

http://www.museudofado.pt/

 

 

lemiroir dans l'art, exposition au musée Gulbenkian de Lisbonne

De l’autre côté du miroir  (Do Outro Lado do espelho) est l’exposition que l’on peut voir au Musée Gulbenkian . Et plus que quelques jours pour découvrir les 69 œuvres d’art qui toutes ont en commun cet objet aussi quotidien que mythique.

Cinq salles permettent de découvrir les différents thèmes : le miroir identitaire, le miroir allégorique, la femme et son miroir :projection du désir, miroirs révélateurs et miroirs menteurs, et enfin le miroir masculin.

Contemporaines ou non, les oeuvres (peinture, sculptures, dessins, photos, vidéos et interventions) révèlent ainsi mises en perspectives toutes les ambigüités que nous entretenons avec notre propre regard, sur nous mêmes et tel que nous le reflétons.

De la beauté à la méchanceté, de la destinée á l’insondable mise en abîme de la vanité…une réflexion se mène dans cette exposition de dimension réduite.

L’exposition vaut avant tout par le thème choisit, le miroir, et la manière étonnante de sa réappropriation par les artistes, pour qui à l’évidence, ce thème est cher.

A noter la présence d’œuvres d’artistes portugais contemporains, certains à découvrir, d’autres connus comme Paula Rego.

Miroir, mon beau miroir…ou « De l’autre côté du miroir » voyage dans l’onirisme et la vanité.

Jusqu’au 5 février. Entrée gratuite le dimanche.

https://gulbenkian.pt/museu/

 

 

 

plage de nazaré

S’enfoncer un peu au cœur du Portugal, quitter les grands axes, flâner entre les collines,  visiter des villages, découvrir des paysages et des communautés : le centre du Portugal est une invitation.

Il regorge de trésors, certains connus d’autres moins. Pour les découvrir, il convient de musarder, et de faire confiance à des grognements familiers, ceux de votre estomac, pour s’accorder des haltes aussi gourmandes et chaleureuses que l’on peut souhaiter.

Ici à Lisbonne-affinités on vous recommande des moments  culinaires et gastronomiques  qui sont gage de qualité et d’originalité.

Nous proposons un voyage en trois étapes, organisé par l’agence de voyage Simply B qui adapte le circuit en fonction des besoins.

http://www.simplyb.pt/

https://www.facebook.com/simplyb.pt/

Première étape : région littorale, Óbidos et Nazaré.

Voyage au centre (I) démarre…à Lisbonne. Tout simplement parce que partir à la découverte du centre littoral depuis la capitale est très facile : une centaine de kilomètres par l’autoroute pour se retrouver dépaysés.

Tout d’abord Óbidos, et ses remparts crénelés, ses quelques ruelles et ses maisons blanches. La ville médiévale figure en bonne place dans tous les guides, et il est difficile d’échapper aux flots de touristes.  Cependant, on peut aborder la cité de manière originale : s’intéresser aux livres. En effet, la jolie ville médiévale se spécialise dans la culture . Elle est même élevée au rang de cité littéraire par l’Unesco. Avec comme événement principal son festival littéraire, simplement nommé FOLIO (Annuel en octobre)

A Óbidos le feuilletage de livres est fortement recommandé.  Tout d’abord, dans l’église Santiago, reconvertie en librairie. Simple à trouver : elle se trouve au bout de la rue Direita (droite), la rue principale, qui traverse comme son nom l’indique, Óbidos de part en part.  La libraire a  gardé son décor original, autel compris, y ajoutant des éléments de confort. Qu’on se rassure, les livres ne sont pas exclusivement religieux.  Au premier étage de la librairie Santiago, à ne pas manquer, l’association des artisans locaux, et le remarquable travail de dentelles.

En sortant de cette église transformée et en revenant sur ses pas, il faut se rendre dans l’ancien marché de la ville- lui aussi situé rue Direita- transformé également en librairie. Les caisses des légumes et fruits d’autrefois servent d’étagères et la librairie a beaucoup d’allure.

Et s’il y a quelque chose qui va bien avec un bon livre, c’est un verre de liqueur de ginja. Spécialité d’Óbidos. Dans la réalité, il est vrai que si la ginja, la petite cerise acide, est bien cultivée dans la région, elle l’est surtout pour servir Lisbonne où la boisson était et est toujours très appréciée, à l’origine pour ses vertus thérapeutiques. La cité médiévale s’est mise à en proposer, c’est de bonne guerre.

On peut déguster la liqueur dans une coupelle de chocolat. Cependant cette manière de faire est une pure invention marketing récente et qui a ses adeptes. Les puristes boive la ginja telle quelle, avec ou sans « elles », c’est à dire avec ou sans cerises.

bougainvilliers dans ruelles d'Óbidos

La ville médiévale d'Óbidos et ses ruelles fleuries.

Santiago église librairie de Óbidos

L'église Santiago d'Óbidos transformée en librairie acueillante

églsie à Óbidos

Le patrimoine riche et varié d'Óbidos, et une histoire passionnante.

l'art de la dentelle églsie librairie Santiago d'Óbidos

Au premeir étage d el'église librairie Santiago, des dentelles traditionnelles.

Ne manquez pas d'aller admirer les dentelles délicates .
spécialité de ginja à Óbidos

Spécialité de ginja d'Óbidos.

la liqueur se déguste dans des coupelles en chocolat ou plus traditionnellement dans un petit verre.
librairie marché d'Óbidos

Livres au marché d'Óbidos. 

La cité médiévale est classée comme ville littéraire par l'Unesco

Non loin d’Óbidos, la ville côtière de Nazaré.

Autrefois célèbre pour sa pêche artisanale, ses pêcheurs au bonnet tombant et ses femmes aux sept jupons, Nazaré est aujourd’hui un spot très couru par les surfeurs amateurs de vagues géantes. On y vient en effet du monde entier pour chevaucher les tubes créer par ce que l’on appelle le Canyon de Nazaré, une faille de plus de 5  kilomètres de profondeur sur 170 kilomètres de large. Lorsque certaines conditions sont réunies, notamment lors de grandes marées, il s’y forme des vagues géantes pouvant atteindre 15 ou 20 mètres. Une bonne expérience que d’embarquer à bord d’un dinghy pour une sortie au niveau du phare, sur le rocher du Fort de Saint Michel Archange, qui domine la plage nord, là où les rouleaux viennent s’écraser. On peut obtenir des détails sur le canyon et sur les vagues géantes en écoutant les guides de la Cie Waterfun (port de Nazaré). Ils sont associés au dispositif d’accomapgnement des surfeurs , et de leur sauvetage en cas de chute. De vrais experts qui ne vous emmèneront au pied du phare que par temps calme.

facebook: https://www.facebook.com/nazarewaterfun/

 

Après un petit frisson- simplement en imaginant les monstrueuses vagues-  une halte  gastronomique s’impose. A la Taberna d’Adélia où les poissons servis à table sont pêchés dans l’océan qui gronde non loin du restaurant typique. Il faut goûter impérativement aux « Carapaus Enjoados », ce qui veut dire « chinchards nauséeux », des poissons séchés et fumés légèrement. Une tradition ancienne qui se maintient, et l’on peut voir encore quelques séchoirs à l’air libre sur le front de mer. Autre spécialité, le « arroz de Tamboril », riz à la lotte, absolument délicieux chez Adélia, où les morceaux de poissons sont copieux.

www.tabernadadelia.pt

tel + 351 262 552 134

Après avoir admiré les barques typiques des pêcheurs de Nazaré sur le sable, il faut se rendre au « Sitio de Nazaré »  qui surplombe la ville. De la falaise la vue porte sur totu le croissant de la plage de Nazaré en contrebas. Dans le sanctuaire de Notre-Dame de Nazaré, on raconte  l’histoire du miracle qui a permis á l’alacaide- le maire- d’échapper á la mort en étant précipité dans le vide en 1182. Il fut dit-on sauvé par l’intervention de la Vierge Marie qu’il invoquât. A noter dans l’église du sanctuaire une vierge noire nourrissant l’enfant jésus, sculpture sur bois ramenée de Mérida en 711.

Quant aux sept jupons des femmes de Nazaré, eux ne sont pas une légende.(photo)

le fort de nazaré pour admirer les surfeurs

Depuis l'océan, le phare de St Michel Archange à Nazaré

A bord d'un bateau de la cie Waterfun on découvre le fort et la ville de Nazaré. C'est depuis ce phare que l'on peut admirer les vagues géantes provoquées per le célèbre "Canyon de Nazaré".
promenade du front de mer à Nazaré.

La promenade du front de mer à Nazaré.

Bien aménagée, elle borde la longue plage où les embarcations typiques des pêcheurs attendent sagement.
embarcation de pêche à Nazaré

Barque typique des pêcheurs de nazaré.

On y pratiquait la pêche traditionnelle, les hommes ramant contre les vagues pour jeter les filets, qui une fois pleins, étaient tirés par les boeufs. Aujourd'hui cette pêche dite  "xávega"  se fait avec des tracteurs.
Taille réduite pouu les bateaux traditionnels de nazaré

Maquettes de barques typiques de Nazaré.

le poisson séché spécialité de nazaré

"Carapaus enjoados": des chinchards de Nazaré, séchés et fumés.

L'une des spécialités servies au restaurant "Taberna d'Adélia" à Nazaré.
jolie ville de Nazaré la nuit

La ville de Nazaré brille depuis le point de vue "Sitio de Nazaré"

Les légendes et une étonnante vierge noire confèrent beaucoup de magie à ce lieu qui surplombe Nazaré.
A Nazaré les femmes de p~echeurs portent sept jupons

Les femmes de Nazaré. Elles sont connues pour leur caractère bien trempé, leur langue acérée, et surtout  leur connaissance de la mer et leur courage.

Leurs sept jupons ne sont pas une légende.

 

Suggestion pour une halte dans la région.

Hôtel Dolce Campo Real

Rua do Campo

Torres Vedras, Portugal 2565-770  tél + (351) 261 960 900

https://www.dolcecamporeal.com/
L’Hôtel est situé dans un resort /terrain de golf. Chambres de bonne tenue.

Restaurant : Grande Escolha, chef Rui Fernandes. Une carte adaptée, basée sur la qualité des produits régionaux. Bonne référence aussi pour les repas d’entreprises.( Torres Vedras est situé à 50 km de Lisbonne par l’autoroute A8)

Menu du restaurant Grande escolha restaurant du Dolce Campo Real à Torres Vedras

Le restaurant Grande Escolha de l'hôtel Dolce Campo Real privilégie les produits régionaux.

produits régionaux au restaurant Grande Escolha

Un fromage de chèvre rôti servi avec des poires au vin: une combinaison savoureuse.

Grande Escolha restaurant du Dolce Campo Real (hôtel golf/Torres Vedras)