Le feu d’artifice de Lisbonne pour le réveillon de la Saint Sylvestre sera tiré sur le Tage,  devant le Terreiro do Paço, ou Place du Commerce (Baixa) à minuit. Il dure vingt minutes environ. Il sera précédé à 22 heures d’un concert du groupe portugais Trovante. La musique reviendra avec Richie Campbell juste après le feu d’artifice.

Un conseil : n’arrivez pas trop tard. La place a beau être l’une des plus grandes places d’Europe, le feu d’artifice est très prisé. Beaucoup de monde donc… prévoyez aussi du temps pour stationner votre véhicule, les petites rues adjacentes au Terreiro do Paço sont vite prises d’assaut

Un peu de patience et de bonne humeur pour entrer du bon pied en 2016 après lemagnifique feu d’artifice.

Sachez aussi que les portugais mangent un grain de raisin sec, dénommé « sultana », pour chaque coup de minuit. Le feu d’artifice n’empêchera pas les lisboètes de plonger la main dans leur réserve de grains pour sacrifier à la tradition : c’est un porte bonheur.

Les Docas -plus à l’ouest- Cais do Sodré, Bairro Alto et avenue 24 de Julho seront les lieux de prédilection pour continuer la fête. Sans oublier le Parc des nations, la Lisbonne contemporaine, à l’est.

Du 1er au 3 janvier,  l’entrée en 2016 se prolongera sur le Terreiro do Paço avec ce programme, mais cette fois sans feu d’artifice.

Le 1 janvier, À  17h30, musique classique avec l’orchestre  Sinfonietta de Lisboa, suivi à 18h15 d’un spectacle avec deux grands noms du fado actuel, Carminho et António Zambujo. Deux talentueux interprètes du fado remis au goût du jour.

Le 2 janvier, à 22 heures retour de l’animation nocturne avec le groupe D.A.M.A., suivi á minuit par un set de Dj’s :  Dj’s RFM (DJ Rich + DJ Mendes).

Les fêtes termineront le 3 janvier avec à 11 heures, l’orchestre Geração, un orchestre de jeunes, suivi par l’excellente Fanfare symphonique de la police, The Movies Music Festival.

Une programmation de la Municipalité de Lisbonne.    

                                        Bonne Année.  Bom ano 2016

http://www.cm-lisboa.pt/

 

La place du Terreiro do Paço le 31 décembre.


Concerts et feu d'artifice pour la fin de l'année

Le sapin et la lune

Le sapin change de couleurs et de lieux tous les ans à Lisbonne

les rues illuminées de Lisbonne en fin d'année.

Une décoration subtile et légère.

Étoile et arche de la Rue Augusta

Un passage obligé vers le Terreiro do Paço par la rue Augusta

 

 

 

La crèche se dit  Presépio en portugais , du latin praesium.  A l’origine les deux mots veulent dire mangeoire, et par extension lieu de naissance de l’enfant Jésus dans la tradition Chrétienne. La crèche est très présente dans le noël portugais, et il n’est pas rare qu’un commerçant préfère reconstituer la nativité dans sa vitrine que d’y placer sapin et père noël.

Mais on sait moins que le presépio fut élevé au rang d’art par les rois, les nobles et les religieux du XVIe au XIXe siècle. Très différent des crèches Italiennes, par leur verticalité et par l’usage quasi exclusif de la terre cuite (argile parfois), ils possèdent des particularités extrêmement intéressantes du point de vue artistique.

A tel point que le musée des beaux-arts de Lisbonne (MNAA-Musée des Arts Anciens) a décidé de consacrer une exposition permanente à sa collection précieuse de crèches, sauvées de la destruction après l’extinction des ordres religieux, à la fin du XVIIIe siècle, début du XIXe.

Les 25 sculptures ou ensemble sculptural exposés dans le palais du musée rue Das Janelas Verdes (quartier Santos), permettent de reconstruire l’évolution des crèches au cours des siècles.

Les crèches des palais, des maisons nobles ou des couvents étaient dissimulées à la vue des curieux  et enfermées dans des armoires ou des coffres, pendant 11 mois de l’année. A l’avent– le mois qui précède la naissance de Jésus- elles étaient ouvertes et provoquaient l’admiration, par la profusion des couleurs, la dimension parfois monumentales– certains presépios contenaient 500 pièces- et le réalisme des sculptures.  Cette manière de placer ces crèches dans ce que l’on appelait des « maquinetas » (systèmes, appareils), a permis la conservation  de ce patrimoine jusqu’à nos jours, et contribué probablement au mystère de la nativité.

Le musée expose des fragments d’un presépio datant du XVIe siècle, le plus ancien trouvé à ce jour.

La crèche portugaise a cette autre particularité d’être en terre, il s’agit d’un travail de sculpture peinte, d’une grande maitrise de l’art figuratif. Les sculpteurs savaient mettre en perspective, jouant sur la monumentalité des « maquinetas », et sur la taille des personnages pour renforcer la profondeur de champ. Ils mettaient un soin particulier á réaliser les détails des vêtements, des outils, des coiffures.

                                  L’exposition permanente du Musée des Beaux-arts permet aussi de comprendre que l’adoration des rois mages n’a pas toujours existée. Dans la plupart des presépios, ils chevauchent en direction de la crèche, en procession élégante, venant d’une contrée mal identifiée, sur leurs magnifiques montures.  Ils mettront un siècle- peut être plus- à arriver sur le devant de la scène. Peut être qu’alors les rois ont voulu symboliquement se valoriser en se représentant en riches adorateurs.

On ignore en effet quand un artiste s’est enhardi à placer les rois mages, Gaspard, Balthasar et Melchior autour de la mangeoire céleste. Les rois mages vont finir par s’imposer dans notre imaginaire, aujourd’hui toujours représentés aux pieds du fils du charpentier.

Le musée possède aussi un magnifique exemplaire d’une crèche rococo, au décor naturaliste, parsemé de fleurs, de fruits et de coquillages, et où les jeux de miroirs permettent de raconter la naissance et l’adolescence de Jésus en préservant et le mystère et la pudeur (on ne peut voir la scène de la circoncision qu’au travers d’un jeu de miroirs). Une sorte de maison de poupées délicate et mystique.

Un merveilleux Balthasar, unique personnage noir de toute la scène de la nativité, jette un regard goguenard sur ces scènes aussi familières qu’étranges.

Dans Lisbonne, on peut voir un presépio de grande dimension dans son armoire d’origine (la « maquineta »), au Musée des azulejos (XVIIIe siècle). A la Basilique d’Estrela (quartier Estrela), on peut voir  le préféré des Lisboètes : le presépio de Maitre Machado de Castro. Le sens admirable du théâtre que possédait ce sculpteur, son talent de coloriste, donnent une autre dimension aux personnages populaires représentés (XVIIIe). Le baroque explose de splendeur, et ces scènes de terre cuite et peinte possèdent toujours leur pouvoir d’enchantement.

 

MUSEU NACIONAL DE ARTE ANTIGA
Rua das Janelas Verdes
1249-017 Lisboa
Portugal
Tel.: +351 213 912 800
Fax: +351 213 973 703
geral@mnaa.dgpc.pt

http://www.museudearteantiga.pt/

 

La place du Terreiro do Paço le 31 décembre.


Concerts et feu d'artifice pour la fin de l'année

Le sapin et la lune

Le sapin change de couleurs et de lieux tous les ans à Lisbonne

les rues illuminées de Lisbonne en fin d'année.

Une décoration subtile et légère.

Étoile et arche de la Rue Augusta

Un passage obligé vers le Terreiro do Paço par la rue Augusta

 

 

 

 

Noël occupe une place particulière dans le cœur des Portugais. La « consoada », le réveillon, est un moment privilégié, qui a encore aujourd’hui gardé un esprit de famille. Il faut dire que le repas de noël est pantagruélique. Il faut notamment s’intéresser aux desserts : c’est une profusion de douceurs, et dans toutes les bonnes maisons qui se respectent, on dresse une table spécifiquement pour les présenter. On retrouve cette tradition dans les magasins, qui montent un étal spécial pour vendre leurs gâteaux.

Le gâteau des rois, Bolo Rei, tel que servi au Portugal est fait selon une recette du bord de la Loire, importée au début du XIXe siècle. Plusieurs pâtissiers revendiquent son importation depuis… Paris. Quoiqu’il en soit, ce gâteau est à la fois semblable et très différent de celui des Français. Et puis pour faire bonne figure, les Portugais ont inventé un Bolo Rainha, un gâteau des reines, où dominent les fruits secs typiques de la saison.

Les « mendiants » (les fruits secs) d’ailleurs sont toujours très en vogue : noix, amandes, figues, figues fourrées, noisettes, pignons de pin…. Sans oublier les raisins secs, qui portent le joli nom de « sultanas », les sultanes. Il vous en faut douze au moins, à avaler un par un aux douze coups de minuit, au réveillon du nouvel an.

Pour que notre tour gourmand soit complet, sachez que le plat d’excellence des réveillons de fin d’année-principalement à noël-est la morue. On la mange d’ailleurs dans son plus simple appareil, bouillie, servie avec des œufs durs, du chou portugais, et des pommes de terre. Cela peut paraitre un peu frugal, mais ainsi va la tradition. Et n’hésitez pas à en parler à un Lisboète : il se pincera aussitôt l’oreille pour indiquer combien ce mets est le fin du fin.

Question animations, la Mairie de Lisbonne propose toute une série d’événements pour les fêtes.

Juste avant noël, on peut voir la projection sur les arcades de l’immense place du Terreiro do Paço (Baixa, Bord du Tage), un spectacle de vidéo mapping.  Il était cette année consacré aux légendes de noël. La patinoire– entrée 5 €- restera ouverte  jusqu’au 31 janvier.  Un marché  de noël avec des animations pour les enfants s’est installé sur la place de la mairie, à 100 mètres (ouvert jusqu’au 24 décembre).

La nuit du 31 décembre, que l’on appelle « passagem », passage, un concert à partir de 22 heures sur le Terreiro do Paço,  suivi d’un feu d’artifice, tiré du Tage à minuit. Les connaisseurs cherchent un point élevé dans Lisbonne, pour pouvoir voir l’ensemble des feux d’artifice tirés en même temps, notamment celui de Cacilhas/Almada, sur la rive sud du Tage, en face du Terreiro do Paço.

Les fêtes se prolongeront le 1er,  le 2 et le 3 janvier avec des concerts en fin d’après-midi.

JOYEUSES FÊTES

La magie de No]el orchestrée par la municipalité de Lisbonne

Une rue du quartier Chiado et les illuminations de noël.

L'étoile dans la Baixa de Lisbonne

Un sapin dans un quartier de Lisbonne

Le tram rouge circule sur la place Terreiro do Paço au moment des fêtes de noël.

village underground quartier du Calvaire

 

                               Village Underground Lisbonne peut de loin faire facilement penser à une casse automobile, ou à un accident provoqué par des géants. Dans la réalité, Village Underground Lisbonne est un lieu de travail partagé et un espace culturel. Situé dans le quartier est de Lisbonne, à prooximité du Tage, sous le pont du 25 avril, le Village Underground que tout le monde appelle « VU » à le look londonien avec ses bus à impériale, ses conteneurs enchevêtrés et ses couleurs vives. Rien que de plus normal puisque Mariana, à l’origine du projet, a ramené l’idée de la capitale Anglaise ou elle a vécu quelques temps.

La jeune femme a bataillé ferme pour obtenir l’emplacement, juste derrière le musée de la Carris (les bus et tram lisboètes), récupérer des vieux bus et des conteneurs et tout mettre en fonctionnement. Depuis l’espace a pris forme, et le Village est désormais un incontournable de la vie culturelle de Lisbonne. Ateliers de créateurs de mode, bureau d’écrivains ou d’avocats, troupe de théâtre, designers y louent des espaces pour montrer leurs créations ou peaufiner leur trouvaille.  Les petites collections de vêtements par exemple y trouvent un espace à leur mesure. Les conteneurs peuvent être partagés en bureaux pour quatre personnes.

La cafeteria de l’endroit s’est installée dans un vieux bus. On y sert des en-cas, des salades, des gâteaux. Le « Vu » sert aussi un brunch copieux, qui s’est taillé une bonne réputation. Il n’est servi que le samedi, mais permet l’incursion dans le quartier du calvaire.  Le Village organise des événements au long de l’année : et entre deux animations place à la fête avec les DJ qui comptent. C’est aussi un lieu agréable pour profiter des belles soirées, en été comme en hiver.

Le Village Underground est voisin de Lx Factory, un autre lieu branché de Lisbonne.

On aime

L’emplacement, la bonne ambiance. L’originalité. Le brunch du samedi est copieux, pour 12,50€.  La location de bureaux « différents ».

On aime moins

L’éloignement du centre ville.

 

Village Underground et ses bus colorés

Un bus à étage très coloré qui sert de bureau au Village Underground Lisbonne.

En attente de rénovation

Un vieux bus sur le point d'être aménagé au Village Underground

Bureau au Village Underground Lisbonne

Un bureau original dans un conteneur restauré

Le voisinage de Lx Factory

Depuis le Village Underground on peut se rendre à LX Factory en 5 minutes

 

 

Magusto, c’est une tradition qui perdure.

On ne sait pas très bien quelle est l’origine du nom, mais manger des châtaignes grillées au moment de la Saint Martin se pratique toujours au Portugal. Dans certaines régions, ont dit que la tradition est d’origine païenne :on plaçait des châtaignes dans un récipient pour nourrir les morts, et on ne pouvait y toucher. De nos jours, on fait passer les châtaignes grillées avec le jeropiga (on ajoute de l’eau-de-vie au mout de raison pour stopper la fermentation) ou l’agua-pé, qui est un mélange de jus de raisin, d’eau et d’eau-de-vie.

D’autres préfèrent le vin nouveau. Tout comme en France, le mois de novembre et les suivants permettent de faire des orgies du fruit du châtaigner. Avec l’Italie le Portugal est l’un des principaux producteurs d’Europe (12 % de la production mondiale dominée par la chine). Il faut aller dans le nord du pays, dans les régions du Minho, de Trás-Os-Montes et des Beiras pour trouver les plantations de châtaigniers. Le pays exporte beaucoup…principalement vers la France pour confectionner une confiserie très appréciée mais qu’on ne trouve pas au Portugal : les marrons glacés.
En revanche, à la saison et pour au moins six mois on trouve des grilleurs de châtaignes sur les places et dans les rues de Lisbonne et des autres grandes villes. La encore une tradition :les marchandes il n’y a pas si longtemps encore criaient pour attirer les chalands « quentes e boas, quentes, quentes » (chaudes et bonnes, chaudes, chaudes), avec un rien de malice pour renforcer le délice. Comptez 2,50€ la douzaine dans la rue…et entre 2,50 et 4 euros le kilo de fruits frais en épicerie.

La devanture d'une épicerie automnale

Typique du Magusto les chataignes, le sherbes aromatiques et le jeropiga

A tous les coins de rue, le vendeur de marrons grillés

L’exposition “Retornar- Traços da memória ” (Retourner- Traces de la mémoire) revient sur un pan de l’histoire récente et mal connue du Portugal. A l’occasion des 40 ans de l’indépendance des anciennes colonies Africaines du Portugal. Cette exposition prend place dans deux endroits différents. D’abord dans des conteneurs identiques à ceux qui transportaient les effets des Portugais rentrés précipitamment au Portugal. Ils sont situés tout près du Monument des Découvertes à Belém.

Ensuite, après 500 mètres de marche en direction de la Tour De Belém, sur la droite en longeant le Centre culturel de Belém, dans l’un des bâtiments colorés l’exposition elle-même comprenant des photographies de portraits, des archives et des objets ramenés d’Angola, du Mozambique ou de São Tomé et Principe. En portugais et en anglais.

Des spectacles, des performances et des débats sont au programme de ce « Retourner. Les traces de la Mémoire » organisé par les services culturels de la mairie de Lisbonne

Jusqu’au 29 février 2015 à la Galeria Av. da India.
En semaine fermée entre 13h et 14h. Samedi et dimanche l’après-midi à 14h.
Gratuit.
www.egeac.pt

Les archives

Quelques objets ramenés à la hâte

Simplicité