Avec leurs  airs de muraille de Chine les Passerelles du Paiva, dans le nord du Portugal, réservent de belles sensations.

Ces passerelles de bois longent ou surplombent la rivière Paiva, qui traverse la Serra de Arouca, sur environ 85 kilomètres. Le Paiva y a des allures de torrent : les rapides qui le jalonnent en font un des musts du rafting et du canoë kayak, et il est classé en catégories IV et V sur une échelle de VI.

Si le Paiva promet de belles émotions aux sportifs, il est, depuis la construction des passerelles, un lieu recherché des promeneurs qui peuvent ainsi admirer sa beauté alors que le torrent est dépourvu de sentiers le long de son cours.

La municipalité d’Arouca a eu l’idée de construire un parcours de 8 kilomètres de long, qui longe une réserve de biodiversité, ce qui permet de la connaitre tout en diminuant l’impact environnemental.

Des cascades impressionnantes, comme celle de la Gorge du Paiva (voir photo) jusqu’à la plage fluviale de Vau, en passant par le pont suspendu pour jouer les Indiana Jones, les passerelles offrent une bien belle balade. Sans difficultés majeures, elles demandent cependant une bonne endurance. Il faut tenir compte des 500 marches recensées sur le parcours, dont plus de  300 concentrées à l’un des départs de la promenade, à  Areinho.

L’autre accès se fait  à Espiunca. Des taxis permettent de revenir à son point de départ si l’on ne veut pas faire les passerelles dans l’autre sens.

On peut également interrompre la promenade à mi parcours et là encore, prendre un taxi pour revenir à Arouca, où à sa voiture.

Une partie du tronçon est gratuite (zone de Areirinho jusqu’à la chute d’eau des Aguieiras) ensuite il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 1 euro.  Pour profiter de l’expérience, il faut s’y prendre à l’avance : le nombre de visiteurs est limité à 3500 par jour (sauf tronçon gratuit). Mais la centrale de réserves fonctionne très bien. Et c’est le prix- bien modeste – à payer pour préserver le milieu sensible classé Réseau Natura 2000.

Une condition pour limiter l’impact environnemental sur le milieu fragile.

L’été, les passerelles sont ouvertes au public de 8h00 à 20h00. On peut donc prendre tout son temps, en pensant à emmenner de quoi se sustenter et à boire. Les passerelles offrent peu d’aires de pique-nique et peu de sanitaires : là encore, il s’agit de minimiser l’impact sur la nature.  Cependant, les aménagements prévus sont suffisants pour le confort des promeneurs, et d’autres sont en cours.

Le long du parcours de nombreux panneaux explicatifs sur la faune,la flore et la géologie. Mais pourquoi ne pas s’offrir le plaisir d’une visite guidée ? Sachez aussi qu’une plateforme en ligne permet d’envoyer les clichés d’animaux et de plantes et des spécialistes aident à l’identification.

Une bonne manière de penser « vert ».

Les passerelles du Paiva ne sont qu’un élément du géoparc d’Arouca, qui réserve de bien belles surprises. Des chemins de randonnées et des parcours expliqués permettent de découvrir l’originalité d’un territoire mal connu.

Les incendies de 2016 ont défiguré par endroit les Serras– les montagnes-de la région. Mais la nature reprend ses droits, et des efforts sont faits pour diversifier les plantations d’arbres.

Lisbonne-affinités vous recommande la prudence, et d’éviter les gestes qui peuvent provoquer les incendies.

Pour plus d’infos, les liens qui s’imposent.

http://www.passadicosdopaiva.pt/

http://aroucageopark.pt/fr/

Arouca se situe à environ 60 km de Porto, à l’est. Accessible par L’A32, l’A1 et la nationale 326

 

L'hôtel rural Quinta de novais/ Arouca.

hôtel rural

L’hôtel rural Quinta de novais/ Arouca.  Un Charmant hôtel rural de 16 chambres doubles, à quelques kilométres d’Arouca, et dans un écrin de verdure ouvrant sur la serra de Freita. http://www.quintadenovais.com/

Les passerelles: 500 marches et 8 kilomètres de long

Il faut un peu d'endurance pour faire le parcours complet des passerelles du Paiva

belles sensations.

Un couloir vert, une biodiversité riche et variée.

Une nature préservée fragile

Les guides du géoparc sont là pour sensibiliser à la protection de la nature.

Quand les passerelles du paiva prennent un air asiatique..

Espiunca, l'un des deux accès aux passerelles du Paiva.

 

 

 

Juin à Lisbonne c’est la fête des Saints populaires, Saints patrons, Saints tutélaires. A commencer par Saint Antoine, patron officieux de la ville, que certains ont fait de Padoue alors qu’il est né près de la Cathédrale (Santa Maria Maior).

Saint Antoine  est adoré et vénéré, et son culte est toujours très vivace.

Mais la dévotion est aussi l’occasion de fêtes et de réjouissances qui transforment Lisbonne de tout au tout.

La ville maintient la tradition populaire , qu’elle enrichit par un programme parallèle et complémentaire plus  contemporain, et diversifié.

Impossible de passer en revue les dizaines et dizaines de spectacles et évènements qui jalonnent le beau mois de juin.

Mais Lisbonne-affinités vous suggèrent quelques incontournables.

La Fête populaire

Les marches  

La nuit du 12 au 13 juin (Jour de la Saint Antoine)  sur l’Avenue de la liberté, les paroissiens- Lisbonne est découpée en paroisses, Freguesias- viennent défiler au nom de leur quartier. Les marches se préparent l’année durant. Elles font l’objet d’un concours très disputé, au cours duquel sont jugés l’originalité de la marche, l’interprétation, la qualité artistique et les costumes.  Directeur artistique et costumières ainsi que fabricants des suspensoirs sont les seules personnes rémunérées par les Juntas de Freguesias, les mairies d’arrondissements (paroisses). La tradition actuelle- vieille de 75 ans– a remis au goût du jour les coutumes médiévales d’allégeance et de cortèges. Les figurants tous amateurs s’arrêtent devant le maire pour danser, et lui remettre des petits cadeaux emblématiques du quartier. Haut en couleurs, kitsch parfois, original et amusant souvent, le défilé est l’un des temps forts des fêtes de juin.

Les arraials

C’est sur la place du village- enfin, au cœur de chaque quartier de Lisbonne- que l’on fête les Saints et la belle saison. Flonflons et bals populaires, sardines grillées et tonneaux de bière….l’important est d’être dehors, de s’empiffrer de sardines au moment où elles sont excellentes, de danser et de chanter. Il y a des arraials pour tous les goûts. Ils sont réglementés et ont fait l’objet d’une autorisation municipale.

Sachez cependant que de nombreux arraials privés voient le jour à cette occasion : des extensions des bars et restaurants qui voient là une excellente manière de quadrupler le chiffre d’affaires. Petit bémol : les files d’attente et les sardines…congelées l’année précédente.

Par ailleurs, Lisbonne ville tolérante organise un arraial Lisboa pride. Pour la 21e année consécutive l’arraial LGBT s’installera sur la Place du commerce (Terreiro do paço) le 24 juin.

Le manjerico, boule verte de basilic

La petite boule de basilic est un porte bonheur. Apprécié des Romains pour son parfum entêtant chasseur de moustique, c’est la version décorative que l’on s’offre au moment des fêtes de la saint Antoine et des Saints Populaires. La tradition veut que l’on se contente de passer la main à quelques centimètres au-dessus de la plante sentir sa main, pour ne pas abimer le basilic. Il ne se mange pas, mais c’est un gage d’amour et de passion.. Tout comme elle, il est  fragile

Les trônes de la Saint Antoine

En 2015, la mairie a remis au goût du jour la  tradition des trônes de Saint Antoine  qui remonte au XIIIe siècle. Il s’agit de confectionner avec ce que l’on a sous la main un trône en hommage au Saint protecteur.  Pas de vainqueur ni de perdant…juste le plaisir de participer.

Les Spectacles

Fado au château

Les 8,9 et 10 juin….le fado s’installe au château, à 22 heures.  Cette année le Fado au château aura une saveur spéciale en présentant trois spectacles uniques ou la musique traditionnelle de Lisbonne sera associée au chorinho , au tango et au flamenco, trois musiques « sœurs » pour voyager en regardant Lisbonne à ses pieds.

Soy Loco por ti, America

Du 16 au 19 juin, la poésie, la littérature et les contes  mais aussi la musique donnent rendez-vous aux spectateurs, au Musée de la Ville, situé au Palais Pimenta. Avec bien sûr pour ligne directrice l’Amérique Latine, pour faire le lien avec Lisbonne capitale Ibéro Américaine de la culture. Le 15 juin, à ne pas manquer, l’immense péruvienne Susana Baca, à 22 heures.

 Festival des chœurs d’été.

Du grand art, celui des chœurs et chorales, durant 4 jours du 23 au 26 juin. Quelques 23 formations de 7 pays cette année: Allemagne, Israël, Espagne, Singapour, Pologne, Estonie et bien sûr Portugal. Les lieux qui accueillent les chœurs sont eux-mêmes emblématiques, le cloitre du monastère des Jeronimos à Belém, ou  le château Sao Jorge encore lui. L’idée est qu’un plus grand nombre de spectateurs puissent en profiter. C’est un concours, avec jury international, comme il se doit.

Un festival de Tango, du Jazz en plein air, du cinéma sur grand écran, des soirées littéraires, des orchestres dans la rue, des musées en fêtes (13 juin musée Vieira da silva ), des felouques du Tage devant le quai des colonnes (Terreiro do Paço) le 17 juin, jour de la marine…..complètent cette programmation riche et variée.

Pour être sûr de ne passer à côté d’aucun de ces beaux moments, consultez le programme ici, en portugais et en anglais

 

http://lisboanarua.com/festasdelisboa/

fêtes de Lisbonne

Le manjerico

Le basilic reconstitué en guirlandes décoratives.

Un arraial à Lisbonne.@josé frade

 L'arraial est une place réservée aux fêtes de juin à Lisbonne: on y danse et on y chante, et on se goinfre de sardines.

Des guirlandes colorées pour délimiter les arraials.

Une Varina, vendeuse traditionnelle de poisson défile sur l'avenue de la liberté.

Les quartiers défilent, les danseurs amateurs se donnent à fond pour défendre leur quartier.

Un défilé qui ne manque pas de sel.

Clin d'oeil, glamour, kitsch et originalité rivalisent le soir de la saint Antoine pour le défilé des marches des quartiers.

Festival de Tango

Fado au château

Le Fado rencontre le Tango, le Flamenco, le Chorinho. Avec vue magnifique sur Lisbonne

Guirlandes et flonflons

Dans les jardins du palais Pimenta

Invitation au voyage aux Amériques, une belle programamtion littérature et concerts.
ascension au portugal

Des épis de blé, des marguerites , des coqueliquots et des rameaux  d’olivier composent le joli bouquet de « l’espiga ».  On y trouve aussi un brin de romarin et une branche de vigne.

Come le veut la tradition, l’espiga  se cueille le jour du jeudi de l’ascension au Portugal.  Pain, amour, paix,  joie et santé sont les symboles associés à chacune des plantes champêtres.

L’espiga était placée derrière la porte et ne pouvait être retirée qu’avec le nouveau bouquet l’année suivante.

La tradition correspond  au printemps, à l’arrivée  de la belle saison et ses promesses d’abondantes récoltes. Des chants, des danses et des promenades dans la campagne- pour cueillir les fleurs étaient autrefois les rites qui marquaient cette journée particulière.

Les origines païennes de la tradition portugaise sont réelles. Dès le IV siècle l’église a instauré un jour férié à l’occasion de l’ascension,  dénommé le « jour de l’heure » (dia da hora) car durant une heure à midi, tout devait s’arrêter. Depuis, ce jour férié a été supprimé.

Reste la tradition, l’offrande d’un joli bouquet en  gage d’espérance et d’abondance.

Des marchands improvisés en propose dans les rues de Lisbonne.

Carte postale, ce petit souvenir qu’on aime rapporter de son voyage, ou bien envoyer à son entourage resté au pays.  Aux Éditions 19deabril la passion des cartes postales a débuté en 1991.

Quelques cartes postales en noir et blanc, mettant en valeur les photographes Portugais ou non : João martins et son bateau de Nazaré ; Amalia dans le film « fado corrido » ; Domingos Alvão et sa vision de Porto ; Orlando Baptista et son « dormeur de Lisboa »…

Neuf cartes postales  pour commencer, des centaines aujourd’hui où le Portugal s’épanouit dans la variété de ses couleurs du nord au sud.

La passion « preto no branco », noir sur blanc, jamais démentie de  Jean-françois David, Lisboète de cœur, qui l’a peu à peu conduit à développer les objets souvenirs, originaux et de qualité, qui évoquent la merveilleuse capitale Portugaise, mais aussi beaucoup de villes et de régions, au nord et en Algarve.

Magnets, marques-pages ornés, carnets de notes, crayons, albums à colorier, bijoux et savonnettes…. sont venus compléter la gamme des objets souvenirs. Toujours sous le signe des volutes, dessins, motifs et couleurs de Lisbonne, ou d’ailleurs.

Et si, bien sûr, les « electricos » font un tabac, tout comme les azulejos et le fado, on aime aussi les ruelles étroites, les chats aux fenêtres, le linge aux balcons

Les cartes postales évoluent…sans vraiment changer. Tout comme pour le disque vinyle, leur mort fut annoncée un peu prématurément, dans la réalité elles ont toujours autant de succès.

A l’ère du virtuel, les cartes postales ont de l’avenir, et entre format panoramique et format polaroid, chez 19deabril on innove sans arrêt.

La société d’éditions 19deabril c’est aujourd’hui neuf personnes à temps complet.

Avec, toujours chevillée au corps et à l’âme, la passion photo.

produits, points de vente et informations complémentaires sur le site

https://edicoes19deabril.com

photo de une: une édition spéciale pour soutenir les boutiques historiques de Lisbonne (voir boutiques historiques). crédit photo: nuno perestrelo et artur lourenço

Pour prendre joliment des notes

Carnets lisboètes des Ed 19deabril crédit photo nuno perestrelo

Albums à colorier des Editions 19deabril

crédit photo: nuno perestrelo

Des puzzles aux couleurs de Lisbonne pour amuser petits et grands

 L'innovation et la qualité au centre des préoccupations de l'éditeur 19deabril . crédit photo:susana Aboim

Des savonnettes à base d'huile d'olive: des cadeaux originaux à ramener dans ses bagages.

Les motifs des azulejos ornent les boîtes de ces doux savons. crédit photo: josé vicente

Les parfums délicats de la marque Claus Porto flottent dans l’air de la jolie boutique de la rua da Misericordia, au Chiado, à Lisbonne. Mais c’est d’abord un plaisir des yeux qui s’impose lorsqu’on franchit la porte : un magnifique plafond de stuc, qui donne sa préciosité à l’endroit. Les murs sont recouverts d’étagères en bois et verre, provenant tout comme le plafond de l’ancienne pharmacie qui occupait les lieux.

En 1887, les  hommes d’affaires, Ferdinand Claus et Georges Schweder ont créé la première usine de savons et parfums du Portugal. Et après 130 ans, c’est toujours Porto qui fabrique savonnettes, eaux de toilette, crème pour les mains dont la renommée n’est plus à faire.

Les matières première de qualité, la finition soignée et le fait main, y compris pour les emballages, sont la signature de Claus porto.  Ah les emballages des savons ! Un plaisir de collectionneur ! C’est une invitation au  voyage à l’époque de  l’art déco et de l’art nouveau : des motifs de tapisseries aux azulejos du début du XXe siècle,  le plaisir des yeux renforce le plaisir olfactif.

La marque se distingue par ses fragrances évocatrices du Portugal : l’eucalyptus, la brise marine, le coquelicot, les citrines et les tubéreuses. Une déclinaison de parfums  en bougies parfumées .

Autre must : les eaux de Cologne, six fragrances de collection dans des flacons Atlantis aux lignes élégantes.

C’est aussi une ligne masculine, Musgo Real, au packaging chic et sobre, qui décline l’eau de Cologne, le savon, la crème à raser, pré et after shaves. Un parfum viril et délicat à la fois, une sensation urbaine chic.

Au sous-sol, la boutique a reconstitué l’officine d’ un barbier traditionnel. Les acheteurs de la gamme Musgo Real pourront bénéficier d’un traitement spécialisé dans ce salon, en gage de fidélisation.

Les lignes de produits de soins  Claus Porto se situent dans le semi luxe. Les prix se justifient par le nom prestigieux, la qualité des produits et leur finition.

Idéal pour des cadeaux souvenirs originaux…et aux parfums subtils.

Boutique 135, rua da Misericordia, Lisbonne

http://www.clausporto.com

Des savons d'hôtes comme des bonbons

L'élégance des savons de la marque Claus Porto depuis 130 ans

Gamme Musgo Real, masculine et chic

Ne pas se fier à la sobirété apparente: le contenu comme le contenant, réalisés par des artisans, sont raffinés.

Design au sous-sol de la boutique claus Porto au Chiado

Un salon de barbier pour les vrais aficionados du Musgo Real. 

Réservé aux clients habituels, un service de barbier est réguliérement proposé au sous-sol de la boutique de la rue de la Miséricorde, nº 135.


Elvas qui possède 20 églises et six couvents cache aussi des trésors liés aux autres religions.

Avec ses ruelles étroites, ses places harmonieuses bordées de maisons chaulées rehaussées de jaune, ses palais à colonnades, ses murailles, ses inscriptions arabes et ses lignes de défense, Elvas est une ville très agréable à parcourir. La ville Alentejane, située près de la frontière espagnole dans le sud du Portugal, est classée au patrimoine historique de l’humanité par l’Unesco depuis 2012.

Un titre bien mérité.

S’y promener c’est remonter le temps jusqu’à l’époque islamiste, début de sa splendeur. La cité qui s’appelait alors Yalbash était partie intégrante du Royaume Arabe de Al-Andalus  (714-1230).

A cette époque Yalbash abritait une importante communauté Juive. La ville prospèrait et les juifs firent construire une premiére puis une seconde synagogue, dans les deux quartiers où ils demeurent, les Judiarias. Lorsque le roi Portugais leur ordonne de partir ou de se convertir, beaucoup d ejuifs opteront pour rester, et deviendront des « nouveaux-chrétiens ». Les archives de la ville  montrent qu’au XVIe et au XVIIe siècles la population juive s’élevait à 1600/2000 personnes. Presque un quart de la population.

Parmi les gens les plus importants figurent les descendants du grand Rabbin de Castille, Abraham Senior, l’homme qui fut le plus riche de la péninsule ibérique. Il finançat au moins une expédition de Christophe Colomb.

Elvas redécouvre son passé juif, et l’assume. Des fouilles ont permis de mettre au jour la première synagogue, celle de la Judiaria velha (la vielle juiverie).

On soupçonnait qu’elle se trouvait dans l’ancien abattoir– construit là dit-on en une dernière humiliation faite aux juifs. Mais ni les archéologues ni les techniciens  de la municipalité ne s’attendaient à trouver une telle merveille si bien conservée. Dissimulés derrière les enduits de briques et de chaux, les piliers en pierre de la synagogue sont intacts, et révèlent leurs sculptures.  Les murs conservent des traces de peinture originale. Le plan est strictement celui d’une synagogue, peut être la plus grande du Portugal. Malheureusement les bains qui jouxtaient l’édifice religieux  n’ont pas été retrouvés.

Le minutieux travail de restauration en cours devrait prendre fin à la mi 2017, et la synagogue sera transformée en musée.

Elvas fait partie du réseau des cités judaïques du Portugal.

Pour visiter la ville, l’Office du Tourisme se trouve Praça da República, et dispose de Kiosques d’informations notamment près du vieil aqueduc, autre merveille d’Elvas.

http://www.redejudiariasportugal.com/

http://www.cm-elvas.pt/pt/turismo/posto-de-turismo

 

La Cathédrale d'Elvas sur la place de la République

L'un des 30 monuments catholiques d'Elvas et de sa région

Le riche plafond décoré de la Cathédrale d'Elvas

Une dentelle de peinture originale et quasi unique

Fabuleuse découverte: la première synagogue officielle d'Elvas

Elle a été récemment redécouverte et va devenir un musée pour mieux faire comprendre le riche  passé juif, musulman et chrétien de la cité d'Elvas

Des piliers sculptés miraculeusement intacts.

Les fouilles archéologiques laissent penser que l'on pourrait avoir redécouvert l'une des synagogues médiévales les plus importantes du Portugal

L'abattoir- l'açougue- dissimulait l'ancienne synagogue médiévale.

Les juifs furent longtemps intégrés avant d'être expulsés puis prersécutés par l'inquisition.

Fenêtres médiévales richement sculptées

Elles jouxtent l'ancienne synagogue et appartenaient peut être à l'édifice des bains  qui ont disparu.

Une promenade dans les ruelles médiévales

Simplicité et embellissement

Mosaique.

Le pavement en damiers de la place de la République à Elvas

Vestige de muraille Arabe

Deux murailles de l'époque arabe entouraient Elvas, qui s'appelait alors Yalbash, et qui était une ville commerçante importante de Al-Andalus.

Le Château d'Elvas

Une vue panoramique sur les forts de défense d'Elvas . Voir (I) Elvas , la clef du royaume

Le Sarronca, instrument de musique traditionnel

Un pot, une menbrane, un bâton qui permet de faire entrer de l'air...et le son particulier du Sarronca- ou Zabomba- envahit les rues étroites de la belle ville d'Elvas.
elvas en alentejo

 

C’est l’histoire d’un fort, d’un fort et d’une ville. Le Fort de Graça- Forte da Graça , construit sur un promontoire rocheux dominant la ville d’Elvas en Alentejo.

Du haut de la colline où se trouve le Fort, il était aisé de voir arriver les seules troupes ennemies redoutées encore  au 18e siècle lorsqu’il fut construit: les troupes espagnoles, soutenues par les français.

Alors que le puissant royaume voisin de Castille tentait une nouvelle fois de s’emparer du Portugal,  le Marquis de Pombal- celui-là même qui fit reconstruire Lisbonne après le tremblement de terre de 1755-  faisait appel à un grand stratège militaire, Friedrich Wilhelm Ernst Von Shaumburg- Lippe, pour prendre la tête des armées luso-britanniques.  En 1762, le Comte de Lippe  fut  chargé de lancer la construction de la forteresse d’Elvas, considérée aujourd’hui comme l’une des plus abouties du système de défense de ce genre.

Le Fort de Graça n’est pas s’en rappeler les forteresses Vauban : les architectes embauchés par le comte de Lippe étaient tous français, et rompus aux techniques de l’architecture militaire initiée au XVIIe siècle par Sébastien Le Prestre de Vauban.

Étoiles donc, pour les murailles du Fort et de son alter ego sur l’autre colline dominant Elvas, le fort de Santa Luzia. Étoile aussi pour Elvas, ceinte aussi de murailles, et qui résistera aux trois tentatives d’invasion espagnoles. Et résistera ensuite aux invasions napoléoniennes.

Quelle histoire mouvementée que celle du fort de Graça, qui fut  garnison, place forte mais aussi et pendant fort longtemps, prison militaire et prison politique (jusqu’en 1975).

En 2000, le fort abandonné depuis longtemps, est dans un état de quasi ruine. Le ministère de la défense décide alors de le céder à la municipalité d’Elvas qui restaure ce patrimoine hors du commun.

De gigantesques travaux débutent alors pour redonner son apparence originelle au Fort. Un ensemble complexe de défenses installées sur plusieurs niveaux, jouant sur le peu d’espace disponible au sol, et donnant l’illusion d’une forteresse e 3 ou 4 fois plus puissante que son arme de feu.

Le Fort fut une prison militaire, et la rénovation des bâtiments met bien en valeur cette fonction. Quant à la maison du gouverneur qui surmonte le tout, elle ressemble à un petit palais qui détonne dans un univers austère.

Le premier gouverneur a y avoir habité  fut le français Guillaume Louis-Antoine de Valleré, choisit par Lippe pour construire la forteresse en remplacement du premier architecte, Étienne, également français.

L’excellente rénovation de l’espace permet d’apprécier toute la dimension historique du lieu, proposant différents niveaux de lectures aux visiteurs qui pourraient ne trouver qu’un intérêt limité à l’architecture militaire.

Les visites guidées, deux fois par jour, à 10h30 et 15 h sont fortement recommandées : elles sont d’un bon niveau et permettent de comprendre l’importance stratégique du Fort.

Le Fort dispose également d’une application dédiée pour accompagner la visite avec un smartphone.

Ensuite, il ne reste plus qu’à visiter Elvas, que l’on a des siècles durant, appelée la « Clef du royaume de Portugal ». Et qui est aujourd’hui patrimoine mondial de l’Unesco. (voir II Elvas Judaique)

http://www.cm-elvas.pt/pt/turismo

Le Fort de Graça domine la ville d'Elvas

Depuis le Fort la vue s'étend jusqu'en Espagne.

Le Fort jouit d'une position privilégiée pour surveiller l'arrivée des troupes ennemies, espagnoles ou napoléoniennes.

Au sommet de la construction militaire la maison du gouverneur.

L'escalier très étroit qui conduit aux appartements privés  ne devait guère être commode pour les dames en crinoline, épouses ou filles des gouverneurs du Fort

Une maison de gouverneur aux allures de petit Versailles

Les peintures  naives de la caserne

Il s'agit de rappeler aux militaires leurs devoirs:écrire à leurs parents,même s'il n'y a pas de table!

Détail

La coupole du gouverneur

Le soir apporte encore plus de mystère au Forte da Graça 

 

Froidure, froidure …. Même si le climat de Lisbonne est plutôt clément, les soirées d’hiver peuvent parfois être fraiches. Et l’humidité océane vous faire frissonner.

Pour éviter le petit coup de froid, Lisbonne-affinités vous invite à faire un détour par la boutique Chicoração, qui propose des plaids, inspirés des « mantas » traditionnelles. Remises au goût du jour avec la meilleure laine du Portugal.

Les moutons sont en Alentejo,  et Otilia Santos, propriétaire de Chicoração, se fournit directement chez les producteurs. La Laine est ensuite triée, lavée, cardée et filée dans le centre du Portugal, avant de rejoindre Mira d’Aire (Serra d’Aire) où Otilia a rouvert une usine désaffectée.

Seules les teintures se font ailleurs, car il s’agit  d’un autre savoir faire.

Otilia a l’idée du dessin, et elle le fait mettre en forme par un technicien textile. Le tissage se fait à Mira d’Aire, sur des métiers mécaniques et bientôt sur des métiers manuels qu’Otilia veut restaurer.

On retrouve la géométrie typique de ce genre de tissu 100 % laine, à base de chevrons, de pied de poule, où plus modernes, en vagues.

Chicoração propose deux modèles de plaids : 1,80 sur 2,20 et 1,30 sur 1,80. Mais outre ces délicieuses et chaudes couvertures d’appoint, la boutique propose aussi des vestes, des capes, des chapeaux, des coussins, des petits sacs, des accessoires.

L’autre point fort de Chicoração c’est le « burrel », un feutre de laine particulier, fabriqué dans le centre du Portugal, notamment à Manteigas.

Et dans l’une des trois boutiques de la marque Chicoração, un plus bienvenu :la possibilité de faire faire sur mesure sa cape, sa veste, sa robe en laine, où en burrel, et l’été en coton ou en lin.

Il faut se rendre dans la boutique Rua do Barão, au nº 18 B, tout prés de la Sé, la Cathédrale. Non loin de l’autre Boutique sise Rua Augusto Rosa, nº 22-24. Une troisième boutique a vu le jour dans la Rua da Prata, nº 274 (Baixa)

De très jolies suggestions pour les cadeaux de noël.

Chicoração

Rua da Prata, 274

Rua Augusto Rosa, 22-24

Rua do Barão, 18 B      Tél: 96 930 70 96
chicoracao@hotmail.com

http://www.chicoracao.pt/

 

Les Boutiques Chicoração entre tradition et modernité

 Plaids, vêtements et acessoires 100 % laine,100 % made in Portugal

Les plaids Chicoração 100 % laine du Portugal

L'authenticité de la matière, l'élégance des motifs: une tradition sauvée de l'oubli.

La géométrie des motifs classiques ou contemporains pour des plaids 100 % laine

L'idéal pour voyager quand le temps se rafraichit.

Des plaids de qualité, entiérement faits au Portugal, de la conception au produit fini.

L'univers moelleux et chaleureux des boutiques Chicoração.

Le sur mesure: une idée de Chicoração pour proposer des vêtements adaptés

Dans la boutique un designer réalise et coud votre modèle en 24 ou 48 h.

Les moutons d'Otilia: tout un symbole

On peut acquérir ces adorables moutons dans les boutiques Chicoração. Une idée originale d'Otilia Santos propriétaire des boutiques.

Fundão, capitale de la région centre, est réputée pour ses …cerises. Mais une autre de ses richesses gagne à être connue : les champignons.

Entre les Serras Gardunha et Estrela, les coins à champignons ne manquent pas. Humidité, sous-bois propices composés de châtaigniers, d’hêtres, de noisetiers, de pin et de chênes …et bien sûr de cerisiers favorisent la pousse.

Des dizaines d’espèces de champignons sont recensées dans la région, parfois comestibles, parfois non, voire carrément vénéneuses.

Pas question de ramasser les champignons si on n’y connait rien. Mieux vaut faire appel à un spécialiste, comme José Matos,  qui s’est formé au fil du temps, et sait reconnaitre les espèces.

La région de la Gardunha est célébre pour ses « miscaros », le Tricholome équestre, dit aussi Chevalier. Dans les landes et le pays basque c’est le célébre Bidaou.

Très prisé, il est pourtant désormais rangé en France dans la catégorie des toxiques : il ne faut surtout pas en manger beaucoup et plusieurs fois dans la semaine. Des cas d’intoxication ont été signalés et depuis il est surveillé.

Dans la région de Fundão, on apprécie ce mets fin et délicat. Au point de lui consacrer un festival- et plus largement aux champgions de Gardunha et de Estrela, autour de Fundão. Il se déroule en novembre à Alcaide.

Une promenade avec José Matos mycologue amateur mais réputé est la garantie d’un grand bol d’air et d’une vraie – et prudente- initiation aux champignons régionaux.

Lisbonne-affinités a eu la chance de croiser sur le domaine Quinta Vale dos Encantos de José Matos quelques beaux spécimens. Des bolets (cèpes), des lactaires délicieux, des lépiotes (coulemelles), des chanterelles (girolles), pied de mouton, pied bleu,  des clavaires et même des champignons de Paris ……sauvage.

José Matos organise promenade cueillette éducative et dégustation sur demande.

Contact

sur facebook Quinta Vale D’Encantos

quintavaledencantos@gmail.com

Un terrain idéal pour les champignons.

À la  campagne près de Fundão dans le centre du Portugal.

Une incroyable variété de champignons.

José Matos, un mycologue amateur mais compétent.

L'herbe grasse et humide de la Serra de la Gardunha

Sous-bois à champignons à l'automne.

 A préserver, pour maintenir l'écosystème propoice aux champignons.

Des  champignons de Paris.....sauvages.

Dans la anture on trouve des champignons de Paris, sans leur boîte!
 
 
hôtel raffiné centre portugal

L’air est vivifiant entre les deux “serras” du centre du Portugal: Gardunha et Estrela.  C’est au creux d’une vallée entre ces deux massifs montagneux , dans le petit village de Chãos, que s’est installé l’hôtel Cerca Design House.

Un ancien domaine, doté d’un « Solar » (manoir ou maison noble) en ruines, coup de foudre de Marta , qui a décidé d’y construire une unité hôtelière.

Au total dix chambres dans l’ancienne maison de maitre, rénovée en lui conservant les éléments d’origine : niches en pierre,  piliers en granit, plafond en bois…

Cinq  « villas » viennent compléter l’ensemble. L’hôtel s’est en effet enrichi de 4 appartements, dotés d’une seule chambre et d’un salon comprenant un canapé deux places. L’idéal pour une famille, d’autant plus que la kitchenette dans la pièce principale est bien équipée. Les cinq « villas » ouvrent sur une piscine privée, et sur le paysage typique de la région. Le jardin vient d’être enrichi d’une plantation de cerisiers, le must de la région de Fundão.

L’hôtel dispose d’une autre piscine et d’un jacuzzi lové dans un bassin en granit.

L’aménagement de l’hôtel est sobre mais élégant, la décoration a été confiée à Lina Colaço, qui a su s’inspirer des matériaux typiques de la région comme le « burel », un feutre très particulier, dont elle a parsemé coussins et couvertures. Des abat-jours fait sur mesure, des touches de couleurs, la pierre et les volumes des salles communes donnent une impression de « comme chez soi » très agréable.

Les chambres du manoir sont assez classiques, à l’exception de la plus grande installée dans l’ancienne chapelle du « Solar ». La salamandre et le panier de bois apportent la chaleur nécessaire en hiver dans ces contrées où il neige parfois.

La Serra d’Estrela- et son petit domaine skiable- n’est qu’à 15 km

L’hôtel Cerca Design House propose des formules permettant de connaitre l’artisanat local, comme les paniers d’osier utilisés traditionellement pour le ramassage des cerises, et fabriqués par António Nunes et sa femme. Ou encore les champignons de la région : une variété inouie et entre autres le célèbre « miscaros » ou Tricholome du Chevalier-très recherché malgré sa toxicité relative si consommé en abondance et plusieurs jours durant.

A petite dose c’est un champignon qui fait courir beaucoup de monde en Europe. Prudence et respect de la nature sont fortement recommandés : ne ramassez un champignon que si vous êtes sûrs de vous ! sinon contentez vous de l’admirer. (voir article consacré aux champignons de Gardunha sur www.lisbonne-affinités.com

Quant à l’hôtel Cerca design house, il offre des formules selon les époques et les activités (ne ratez pas la cueillette des cerises : on vous le dit c’est le must de la région).

Comptez entre 80  et 195 € (villas de 4 personnes, saison haute). L’hôtel dispose d’un bar et peut servir des repas légers sur commande. Il faut prendre sa voiture pour dîner. Lisbonne-affinités recommande, à quelques kilomètres, à Souto da Casa, le restaurant « O Pipo » (le tonneau). Carla sert une cuisine régionale- ah le cabri au four !- de belle tenue, à des prix amicaux, dans un restaurant local sans prétention décorative. Mais les papilles y sont reines.Tél (00.351)275 598 362 /portable (00 351)965 895 668

On aime bien

Le côté cosy, chaleureux, avec un design sobre et original. Le jeu des matières. L’accueil, impeccable. La propreté et le confort. Le spa dans le granit. Le village et la campagne. Les petits-déjeuners.

On aime moins

Le nom anglais : un Design House qui n’évoque pas grand-chose. La pelouse synthétique. La  proximité (relative) de la route. Les cerisiers fraichement plantés feront une barrière très agréable dans quelques années. Les prix un petit peu élevés.

Cerca Design House Largo da Praça, nº1, Chãos, 6230-171 DONAS – FUNDÃO

Tel:+351 275759060

Portable: +351964756466
E.: info@cercadesignhouse.com

Le double 9 sert de salle de petit déjeuner à l'Hôte et se transforme en bar à cocktails le soir.ouvert jusqu'à 2h30dsc_0138-copie

Une balade aux champignons voir l’article Fundão champignons

 

Cerca design House: ces chambres raffinées mais sobres.

Les parties communes agrémentées de coussins de couleurs

Détente devant la salamandre du salon du cerca design house

Les "Villas" sont des appartements équipés pour 4 personnes.

Farniente devant l'appartement s'ouvrant sur la camapgne de la Serra de Gardunha

Du mobilier soigné, des créations originales.

Le couple Nunes dos Santos se rend à l'hôtel pour faire découvrir son art.

De magnifiques paniers fait avec des branches de châtaigniers.

Les paniers carrés servent à la cueillette des cerises,l'une des spécialités de la région de Fundão.