elvas en alentejo

 

C’est l’histoire d’un fort, d’un fort et d’une ville. Le Fort de Graça- Forte da Graça , construit sur un promontoire rocheux dominant la ville d’Elvas en Alentejo.

Du haut de la colline où se trouve le Fort, il était aisé de voir arriver les seules troupes ennemies redoutées encore  au 18e siècle lorsqu’il fut construit: les troupes espagnoles, soutenues par les français.

Alors que le puissant royaume voisin de Castille tentait une nouvelle fois de s’emparer du Portugal,  le Marquis de Pombal- celui-là même qui fit reconstruire Lisbonne après le tremblement de terre de 1755-  faisait appel à un grand stratège militaire, Friedrich Wilhelm Ernst Von Shaumburg- Lippe, pour prendre la tête des armées luso-britanniques.  En 1762, le Comte de Lippe  fut  chargé de lancer la construction de la forteresse d’Elvas, considérée aujourd’hui comme l’une des plus abouties du système de défense de ce genre.

Le Fort de Graça n’est pas s’en rappeler les forteresses Vauban : les architectes embauchés par le comte de Lippe étaient tous français, et rompus aux techniques de l’architecture militaire initiée au XVIIe siècle par Sébastien Le Prestre de Vauban.

Étoiles donc, pour les murailles du Fort et de son alter ego sur l’autre colline dominant Elvas, le fort de Santa Luzia. Étoile aussi pour Elvas, ceinte aussi de murailles, et qui résistera aux trois tentatives d’invasion espagnoles. Et résistera ensuite aux invasions napoléoniennes.

Quelle histoire mouvementée que celle du fort de Graça, qui fut  garnison, place forte mais aussi et pendant fort longtemps, prison militaire et prison politique (jusqu’en 1975).

En 2000, le fort abandonné depuis longtemps, est dans un état de quasi ruine. Le ministère de la défense décide alors de le céder à la municipalité d’Elvas qui restaure ce patrimoine hors du commun.

De gigantesques travaux débutent alors pour redonner son apparence originelle au Fort. Un ensemble complexe de défenses installées sur plusieurs niveaux, jouant sur le peu d’espace disponible au sol, et donnant l’illusion d’une forteresse e 3 ou 4 fois plus puissante que son arme de feu.

Le Fort fut une prison militaire, et la rénovation des bâtiments met bien en valeur cette fonction. Quant à la maison du gouverneur qui surmonte le tout, elle ressemble à un petit palais qui détonne dans un univers austère.

Le premier gouverneur a y avoir habité  fut le français Guillaume Louis-Antoine de Valleré, choisit par Lippe pour construire la forteresse en remplacement du premier architecte, Étienne, également français.

L’excellente rénovation de l’espace permet d’apprécier toute la dimension historique du lieu, proposant différents niveaux de lectures aux visiteurs qui pourraient ne trouver qu’un intérêt limité à l’architecture militaire.

Les visites guidées, deux fois par jour, à 10h30 et 15 h sont fortement recommandées : elles sont d’un bon niveau et permettent de comprendre l’importance stratégique du Fort.

Le Fort dispose également d’une application dédiée pour accompagner la visite avec un smartphone.

Ensuite, il ne reste plus qu’à visiter Elvas, que l’on a des siècles durant, appelée la « Clef du royaume de Portugal ». Et qui est aujourd’hui patrimoine mondial de l’Unesco. (voir II Elvas Judaique)

http://www.cm-elvas.pt/pt/turismo

Le Fort de Graça domine la ville d'Elvas

Depuis le Fort la vue s'étend jusqu'en Espagne.

Le Fort jouit d'une position privilégiée pour surveiller l'arrivée des troupes ennemies, espagnoles ou napoléoniennes.

Au sommet de la construction militaire la maison du gouverneur.

L'escalier très étroit qui conduit aux appartements privés  ne devait guère être commode pour les dames en crinoline, épouses ou filles des gouverneurs du Fort

Une maison de gouverneur aux allures de petit Versailles

Les peintures  naives de la caserne

Il s'agit de rappeler aux militaires leurs devoirs:écrire à leurs parents,même s'il n'y a pas de table!

Détail

La coupole du gouverneur

Le soir apporte encore plus de mystère au Forte da Graça 

 

Fundão, capitale de la région centre, est réputée pour ses …cerises. Mais une autre de ses richesses gagne à être connue : les champignons.

Entre les Serras Gardunha et Estrela, les coins à champignons ne manquent pas. Humidité, sous-bois propices composés de châtaigniers, d’hêtres, de noisetiers, de pin et de chênes …et bien sûr de cerisiers favorisent la pousse.

Des dizaines d’espèces de champignons sont recensées dans la région, parfois comestibles, parfois non, voire carrément vénéneuses.

Pas question de ramasser les champignons si on n’y connait rien. Mieux vaut faire appel à un spécialiste, comme José Matos,  qui s’est formé au fil du temps, et sait reconnaitre les espèces.

La région de la Gardunha est célébre pour ses « miscaros », le Tricholome équestre, dit aussi Chevalier. Dans les landes et le pays basque c’est le célébre Bidaou.

Très prisé, il est pourtant désormais rangé en France dans la catégorie des toxiques : il ne faut surtout pas en manger beaucoup et plusieurs fois dans la semaine. Des cas d’intoxication ont été signalés et depuis il est surveillé.

Dans la région de Fundão, on apprécie ce mets fin et délicat. Au point de lui consacrer un festival- et plus largement aux champgions de Gardunha et de Estrela, autour de Fundão. Il se déroule en novembre à Alcaide.

Une promenade avec José Matos mycologue amateur mais réputé est la garantie d’un grand bol d’air et d’une vraie – et prudente- initiation aux champignons régionaux.

Lisbonne-affinités a eu la chance de croiser sur le domaine Quinta Vale dos Encantos de José Matos quelques beaux spécimens. Des bolets (cèpes), des lactaires délicieux, des lépiotes (coulemelles), des chanterelles (girolles), pied de mouton, pied bleu,  des clavaires et même des champignons de Paris ……sauvage.

José Matos organise promenade cueillette éducative et dégustation sur demande.

Contact

sur facebook Quinta Vale D’Encantos

quintavaledencantos@gmail.com

Un terrain idéal pour les champignons.

À la  campagne près de Fundão dans le centre du Portugal.

Une incroyable variété de champignons.

José Matos, un mycologue amateur mais compétent.

L'herbe grasse et humide de la Serra de la Gardunha

Sous-bois à champignons à l'automne.

 A préserver, pour maintenir l'écosystème propoice aux champignons.

Des  champignons de Paris.....sauvages.

Dans la anture on trouve des champignons de Paris, sans leur boîte!
 
 
hôtel raffiné centre portugal

L’air est vivifiant entre les deux “serras” du centre du Portugal: Gardunha et Estrela.  C’est au creux d’une vallée entre ces deux massifs montagneux , dans le petit village de Chãos, que s’est installé l’hôtel Cerca Design House.

Un ancien domaine, doté d’un « Solar » (manoir ou maison noble) en ruines, coup de foudre de Marta , qui a décidé d’y construire une unité hôtelière.

Au total dix chambres dans l’ancienne maison de maitre, rénovée en lui conservant les éléments d’origine : niches en pierre,  piliers en granit, plafond en bois…

Cinq  « villas » viennent compléter l’ensemble. L’hôtel s’est en effet enrichi de 4 appartements, dotés d’une seule chambre et d’un salon comprenant un canapé deux places. L’idéal pour une famille, d’autant plus que la kitchenette dans la pièce principale est bien équipée. Les cinq « villas » ouvrent sur une piscine privée, et sur le paysage typique de la région. Le jardin vient d’être enrichi d’une plantation de cerisiers, le must de la région de Fundão.

L’hôtel dispose d’une autre piscine et d’un jacuzzi lové dans un bassin en granit.

L’aménagement de l’hôtel est sobre mais élégant, la décoration a été confiée à Lina Colaço, qui a su s’inspirer des matériaux typiques de la région comme le « burel », un feutre très particulier, dont elle a parsemé coussins et couvertures. Des abat-jours fait sur mesure, des touches de couleurs, la pierre et les volumes des salles communes donnent une impression de « comme chez soi » très agréable.

Les chambres du manoir sont assez classiques, à l’exception de la plus grande installée dans l’ancienne chapelle du « Solar ». La salamandre et le panier de bois apportent la chaleur nécessaire en hiver dans ces contrées où il neige parfois.

La Serra d’Estrela- et son petit domaine skiable- n’est qu’à 15 km

L’hôtel Cerca Design House propose des formules permettant de connaitre l’artisanat local, comme les paniers d’osier utilisés traditionellement pour le ramassage des cerises, et fabriqués par António Nunes et sa femme. Ou encore les champignons de la région : une variété inouie et entre autres le célèbre « miscaros » ou Tricholome du Chevalier-très recherché malgré sa toxicité relative si consommé en abondance et plusieurs jours durant.

A petite dose c’est un champignon qui fait courir beaucoup de monde en Europe. Prudence et respect de la nature sont fortement recommandés : ne ramassez un champignon que si vous êtes sûrs de vous ! sinon contentez vous de l’admirer. (voir article consacré aux champignons de Gardunha sur www.lisbonne-affinités.com

Quant à l’hôtel Cerca design house, il offre des formules selon les époques et les activités (ne ratez pas la cueillette des cerises : on vous le dit c’est le must de la région).

Comptez entre 80  et 195 € (villas de 4 personnes, saison haute). L’hôtel dispose d’un bar et peut servir des repas légers sur commande. Il faut prendre sa voiture pour dîner. Lisbonne-affinités recommande, à quelques kilomètres, à Souto da Casa, le restaurant « O Pipo » (le tonneau). Carla sert une cuisine régionale- ah le cabri au four !- de belle tenue, à des prix amicaux, dans un restaurant local sans prétention décorative. Mais les papilles y sont reines.Tél (00.351)275 598 362 /portable (00 351)965 895 668

On aime bien

Le côté cosy, chaleureux, avec un design sobre et original. Le jeu des matières. L’accueil, impeccable. La propreté et le confort. Le spa dans le granit. Le village et la campagne. Les petits-déjeuners.

On aime moins

Le nom anglais : un Design House qui n’évoque pas grand-chose. La pelouse synthétique. La  proximité (relative) de la route. Les cerisiers fraichement plantés feront une barrière très agréable dans quelques années. Les prix un petit peu élevés.

Cerca Design House Largo da Praça, nº1, Chãos, 6230-171 DONAS – FUNDÃO

Tel:+351 275759060

Portable: +351964756466
E.: info@cercadesignhouse.com

Le double 9 sert de salle de petit déjeuner à l'Hôte et se transforme en bar à cocktails le soir.ouvert jusqu'à 2h30dsc_0138-copie

Une balade aux champignons voir l’article Fundão champignons

 

Cerca design House: ces chambres raffinées mais sobres.

Les parties communes agrémentées de coussins de couleurs

Détente devant la salamandre du salon du cerca design house

Les "Villas" sont des appartements équipés pour 4 personnes.

Farniente devant l'appartement s'ouvrant sur la camapgne de la Serra de Gardunha

Du mobilier soigné, des créations originales.

Le couple Nunes dos Santos se rend à l'hôtel pour faire découvrir son art.

De magnifiques paniers fait avec des branches de châtaigniers.

Les paniers carrés servent à la cueillette des cerises,l'une des spécialités de la région de Fundão.

 

L’archipel des Açores c’est un curieux mélange: un morceau de Suisse qui aurait épousé la Bretagne, ferait la noce en Auvergne, remonterait le temps jusqu’à la création du monde avec ses volcans encore si « jeunes ». Et qui se nourrirait de l’hospitalité légendaire des Portugais, leur art de vivre et leur bonne humeur.

Ajouter à cela l’insularité qui donne à ce milieu du monde un caractère si spécifique.

Milieu du monde ? presque….l’archipel composé de  neuf îles se trouve à 1500 km à l’ouest de Lisbonne et a 2800 km des côtes canadiennes.

São Miguel dans le groupe le plus oriental est l’île principale et sa capitale, Ponta Delgada, également capitale des Açores.

Pour être la plus accessible, et donc la plus fréquentée, on lui prête un caractère plus facile. Pourtant c’est sur  São Miguel que se développent le plus les activités sportives et de loisirs extrêmes. On peut y pratiquer le canoë, la voile, le surf, la pêche en haute mer, l’escalade, la plongée sous-marine, le VTT…

L’île verte– c’est son surnom- porte par ailleurs bien son nom : les magnifiques « caldeiras » (chaudrons) les anciens cratères des volcans effondrés, occupées par des lacs, ont façonné un paysage magnifique. Il n’a peut être pas la dimension démesurée des « hauts » Réunionnais, mais il incite à une exploration méthodique.

On peut donc y faire de très jolies balades, dont beaucoup sont accesibles aux familles. Bucoliques et champêtres, elles permettent de profiter des « décrochements »   des nuages pour admirer l’île et l’océan tout autour.

Lisbonne-affinités a emprunté la Route des Eaux (Rota das Águas), et suivi le sentier de la « fenêtre de l’enfer »(Janela do Inferno). Aprés avoir laisser sa voiture au lieu dit Remedios, au-dessus de São Miguel – une marche d’approche de plusieurs kilomètres n’est pas du tout recommandée-  on entame  une promenade bucolique, qui passe au travers des collines,  avant d’entrer dans un sous-bois parsemé de fougères arborescentes, jusqu’à une mare provenant d’une chute d’eau tombant d’une ouverture dans la falaise : la fameuse fenêtre de l’enfer. Pour la balade retour, on se découvre l’âme d’un aventurier en passant sur des ponts ou dans des tunnels : il s’agit en fait des conduites d’eau destinées à alimenter l’ancienne usine d’alcool de Lagoa au siècle dernier. Aujourd’hui l’eau est canalisée vers le système de réseau public d’adduction d’eau.

Un des anciens aqueducs fait 50 mètres de long : lampe recommandée. Il est également recommandé de ne pas surprendre et effrayer les animaux que vous rencontrerez : les vaches. Elles paissent  en plein air toute l’année, et bien que fort paisibles, on peut les faire paniquer en hurlant et en courant au milieu d’elles. Admirer plutôt  leur air de contentement à brouter une herbe grasse dans laquelle on marche avec délice, et passer tranquillement.

La fenêtre de l’enfer est une  balade en boucle de 7,5km sans difficultés. C’est l’une des 13 faciles recommandées par l’office du tourisme, qui aménage les sentiers. Des niveaux plus sportifs sont également disponibles.

Attention, même faciles, les balades requièrent de s’informer sur le temps, et ne jamais partir sans prendre de l’eau, de quoi grignoter, de bonnes chaussures et des vêtements chauds. Et même la crème solaire !

On peut se faire accompagner d’un guide recommandé par l’office du tourisme.

Le climat des Açores est tempéré océanique, et très changeant : on y vit les 4 saisons dans une journée !. En contrepartie l’exubérance de la végétation est un régal pour les yeux et pour l’âme.

Toutes les explications pour les randonnées pédestres  sont sur le site du tourisme des Açores…en français

http://www.visitazores.com/fr

Un paysage de collines douces et verdoyantes

Le sentier de la "Fenêtre de l'Enfer", une balade familiale sur l'île de São Miguel, aux Açores

Les ambiances changent au cours des balades: aucune ne se ressemble et beaucoup sont faciles à faire

Les Açores développent le tourisme de nature pour valoriser un environnement privilégié

Un climat tempéré et humide: la végétation est souvent exubérante

Une fougère arborescente pour un voyage garanti.

Jouer les explorateurs.

Certaines balades ont beaucoup de charme, comme celle de la "Fenêtre de l'enfer". Une boucle de 7,5 km pleine de surprises.

Attention: animaux féroces!

Les paisibles vaches des Açores sont la fierté des îles:  elles broutent toute l'année dehors et leur lait est succulent.

Une signalétique impeccable.

Des sentiers balisés et entretenus, des informations claires et précises. Soyez vigilants sur la météo avant de partir vous promenez.

 

villa romaine de são Cucufate

Les ruines romaines de São Cucufate en Alentejo doivent leur nom à un martyr de l’an 304 (en français il s’agit de Saint Cucufa ou Cougat : venu de Carthage il s’était réfugié en Espagne où il fut décapité). Bien oublié aujourd’hui, c’est son culte au moyen-âge qui a sans doute permis  le bon état de conservation des ruines luso-romaines du site. En effet, arcades, murs de soutainement, pavement, dédales et couloirs du monastère érigé au nom du Saint martyr s’arqueboutent sur les ruines de l’immense villa Romaine qui avait été érigée en ce lieu.

Les ruines laissent encore apparaître l’histoire mouvementée de São Cucufate. Construite au 1er siècle de notre ère, la première villa, c’est-à-dire le domaine agricole, a été démolie et reconstruite un siècle plus tard, avant de donner place à un palais rural de belles proportions au IVe siècle.

Après les temps troublés des guerres entre Chrétiens et Maures pour le contrôle de la péninsule Ibérique, la villa sera confiée à partir du XIIIe siècle aux moines d’abord Augustins puis Bénédictins. Ces puissantes  confrèries,  qui ont donné leur nom au village voisin, Vila de Frades ne partiront qu’au  XVIIIe siècle. Ce sera l’oubli pour São Cucufate … jusqu’aux découvertes archéologiques à partir de 1992.

Un plan en U, des arcs voutés  en façade, un premier étage résidentiel protégé par des arcades, une piscine, des thermes inachevés et des jardins en espaliers : la villa n’était que luxe et volupté. L’eau y était amenée par des séries de canaux dont on n’a pas encore découvert toutes les ramifications et l’extension. La ferme produisait surtout de l’huile d’olive et du vin.

Dans la région de Vila de Frades, on a d’ailleurs  conservé la tradition du vin en amphore (talha) exactement comme le faisait les ancêtres romains. Et des passionnés tentent de relancer la coutume pour ne pas laisser périr un patrimoine qui a survécu jusqu’à nos jours.

A São Cucufate, un plan est remis à l’entrée de la visite pour s’y retrouver dans l’enchevêtrement des constructions aux différentes époques. Mais la bonne conservation, l’originalité de l’édifice, le temple à une divinité inconnue qui accueille les visiteurs, les arcades encore debout ainsi que les celliers intégrés à l’église, où les contrepoids encore en place du pressoir confèrent toute sa magie au lieu. Cucufate est considérée comme l’une des plus grandes et majestueuses villas romaines du Portugal.

On aime

La bonne tenue du site, entretenu et surveillé. L’existence d’un parking attenant au bâtiment d’appui, et la fourniture d’explications.

On aime moins

L’absence de zones d’ombre pour se protéger du soleil durant la visite l’été, les températures peuvent grimper jusqu’à 40 degrés. Une signalétique d’accès encore balbutiante, mais heureusement la villa romaine se trouve à proximité du village de Vila de Frades.

Estrada de Vila Alva 7960 Vila de Frades

tél (351) 284441113
s.cucufate@cultura-alentejo.pt

fermé le lundi et le mardi matin

Le double 9 sert de salle de petit déjeuner à l'Hôte et se transforme en bar à cocktails le soir.ouvert jusqu'à 2h30

hébergement hôtel rural alentejo

Quinta das ratoeiras, hôtel rural

L'hôtel rural de la Quinta das Ratoeiras jouxte le site de São Cucufate à Vila de Frades. Six chambres calmes et confortables au milieu des vignes. Climatisation, télévision, wifi. Petit déjeuner campagnard copieux. Visites du domaine sur demande. L'accès aux chambres se fait par digicode, mais Pedro et Patricia, les propriétaires sont souvent sur le domaine pour garantir un accueil très chaleureux.

http://quintadasratoeiras.pt/

talhas, amphores géantes en terre

Les "talhas" à la parade : les amphores à vin des romains.

La Quinta das Ratoeiras remet à la mode le vin des romains. Il est fabriqué directement dans les amphores, une méthode traditionnelle qui a perduré  jusqu'à nos jours. Les propriétaires Pedro et Patricia sont parmi les premiers à relancer l'activité pour sauver le précieux patrimoine.
vin fait avec la méthode de la talha

Les romains faisaient comme ça !

Un peu de patience et beaucoup d'huile de coude pour réaliser un vin original qui dispose désormais de son AOC. À déguster pour que la tradition perdure et que les talhas, les amphores, ne disparaissent pas de la région.
village de Vila de Frades

Le joli village de Vila de Frades

Il n'y a plus de moine dans la région, mais des caves où l'on vinifie encore le vin à l'ancienne. Tous les ans en décembre, Vitifrades, la fête du vin de talha, permet de déguster un petit vin sans prétention mais chargé d'histoire.

Son nom en portugais veut dire bois. Madère était recouverte de forêt quand les navigateurs lusitaniens y ont accéder alors qu’ils partaient chercher la voie pour l’Inde. Une bien belle escale autrefois tout comme aujourd’hui : l’île volcanique est multiple et changeante, entre hauts sommets, falaises vertigineuses, et terres cultivées en étages. Son climat est l’un de ses atouts : semi tropical il est plus doux qu’excessivement chaud, avec une humidité qui varie d’une côté à l’autre.

Cela présente l’ avantage qu’on peut tout y faire pousser, de la banane à la canne à sucre en passant par les fruits de la passion, le manioc et la patate douce. Sans oublier un trésor : la vigne qui comme les autres cultures pousse en terrasse pour donner le célèbre vin de Madère. Bien plus qu’un composant d’une sauce appréciée en France, le Madère est un vin « cuit » d’une grande finesse, dont il existe une grande variété, selon l’âge, le terroir et la manière de le faire. Très apprécié des Américains et des Britanniques, le Madère est remis au goût du jour, et les visites des domaines et des caves s’imposent.

Apprivoisée par les découvreurs Portugais qui s’intéressèrent à l’île située judicieusement sur la route maritime vers l’Afrique, Madère n’a conservé que sa forêt primitive de lauriers sauvages clasée au patrimoine mondial de l’humanité. Funchal la capitale est une coquette qui s’étale à flanc de collines, parfois revêches.

L’une des originalités de l’île est d’être striée de part et d’autre par les « levadas », des canaux destinés à répartir l’eau entre les différents régions de l’île, soumises aux variations climatiques. Et y permettre la culture et le fonctionnement des moulins à eau. Suivre quelques « levadas »- en tout 2000 km zèbrent l’île- est un must pour découvrir des paysages de toute beauté. Un conseil : ne jamais sous-estimer la dangerosité de ces promenades, et il est recommandé de contacter des guides professionnels. D’autres plus accessibles ont un air de chemin de fées agréables à faire en famille. Enfin, pas de plage de sable fin sur Madère la volcanique mais des bassins creusés dans la roche. La station balnéaire de l’île aux fleurs, l’un de ses surnoms,  se trouve sur l’île de Porto Santo, accessible en avion.

On aime…

Le climat si différent du continent, la végétation luxuriante, le charme des domaines agricoles, la côte nord et ses falaises vertigineuses. Funchal la capitale , côte sud, qui développe ses activités culturelles, et son marché exotique.

On aime moins…

Le développement urbain anarchique et l’étalement de la capitale qui rend les déplacements parfois fastidieux. L’aéroport se trouvant à 20 km du centre de Funchal il est recommandé de prévoir son moyen de transfert à l’avance.

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Dans les caves de Funchal on déguste le vieux Madère

Le vin transporté dans des barriques sur les navires vers l’Inde revenait meilleur après avoir supporté les chaleurs tropicales. Ce vin dénommé « torna-viagem », le voyage du retour, a donné naissance au vin « cuit » : les producteurs s’apercevant que le chauffage artificiel du vin accélérait sa maturation. Aujourd’hui les techniques modernes garantissent la qualité d’un vin complexe. Un vieux Madère est une belle expérience. Cave Barros e Sousa , rua dos ferreiros nº109 à Funchal .

 

Le marché de Funchal

Une institution ce marché, situé dans le centre de Funchal, la capitale de l’île. Une débauche de couleurs pour le marché des fleurs et des fruits (et légumes) : bananes et piments, fruits de la passion et ananas. Côté marché au poisson, le thon rouge, impressionnant et rare, un délice.

Un restaurant

Le restaurant de la Quinta du Furão (le furet) avec vue sur les falaises plongeant dans l’atlantique, sur la côte sud de l’île. C’est aussi un hôtel au charme britannique, un vignoble et de belles bouteilles. L’Hôtel organise des soirées thématiques pour mieux connaitre et apprécier le vin de Madère.

Le charme des levadas

2000 km de canaux zèbrent l’île de Madère. Plus ou moins difficiles, ces parcours permettent de connaitre la diversité de l’île. Il est vivement conseillé d’embaucher un guide. De nombreux professionnels sont enregistrés auprés de l’office de tourisme de l’île.

Un hôtel : The Vine hôtel

Un cinq étoiles à Funchal pour une expérience différente associée à la vinothérapie. Très central.
R. dos Aranhas 27 téléphone 291 009 000